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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 05:31

LES ANCIENNES MINES DU CHASSEZAC

concessions de Thines, les Malons et

Sainte Marguerite-Lafigère

 

 

 

 

La concession de plomb, argent, cuivre et zinc de Chassezac a été créée par décret du 23 février 1887 sur 7.750 ha au profit de la compagnie des mines de Génolhac par fusion des anciennes concessions de Thines (Ardèche) et des Malons (Gard) et englobant une zone qui n’avait pas été encore concédée dite « concession de Sainte Marguerite-Lafigère».

La concession de Thines avait été instituée sur 5.446 ha par décret du 18 octobre 1874 au profit de MM. François Roussel

et Emile Rédarès. Elle est acquise par la compagnie des mines de Génolhac par acte notarié du 1er février 1885.

La concession des Malons a eté instituée par décret du 2 juillet 1872 ; elle est située dans le département du Gard.

En 1893 la compagnie des mines de Génolhac, devenue société des mines de Génolhac et de Chassezac, est mise en liquidation et l’exploitation est reprise par la société de Ste Marguerite. La concession est vendue en 1895 sur adjudication à M. Lacroix. en 1899 elle devient la propriété de la société des mines de Ste Marguerite et Combières qui est dissoute et mise en liquidation en 1906. Elle est vendue en 1907 à la société minières et métallurgique des Cévennes qui l’exploita jusqu’à fin 1908.

La société minière et métallurgique des Cévennes est une société anonyme fondée le 8 janvier 1895 ; à l’origine son capital est de 600.000 francs en 1.200 actions de 500 francs ; il est porté successivement à 1.000.000 de francs en 1896 puis à 1.500.000 francs par création de 5.000 actions nouvelles de 100 francs puis à 2.500.000 de francs en 1907 en 25.000 actions de 100 francs ; de plus, la société a émis en 1899, 5.000 obligations de 500 francs. Outre Chassezac, elle deviendra également propriétaire des concessions de Chaliac, de Génolhac et d’Allenc (réunis par décret du 15 octobre 1908). En 1919, la société est présidée par M. de Créqui-Monfort de Courtivron et les administrateurs sont : MM. J. Bernard, E. Demenge, F. Lebreton, M. Paisant et F. Urruty.

 

Sainte Marguerite - Lafigère

 

Carte générale de la zone

 

Sur la base d'anciennes recherches gallo-romaines, les travaux dans le district minier du Chassezac pour le plomb, le zinc, le cuivre et l'argent débutent au 18ème siècle.

A cette époque, le minerai est exploité de façon artisanale et diffuse, ne procurant qu'un revenu secondaire aux agriculteurs locaux.
Après une intensification de l'activité au cours du 19ème siècle, c'est en 1877 que l'exploitation s'industrialise et se recentre sur La Rouvière et Les Issarts.
La concession dite du Chassezac fut créée par décret du 23 Février 1887, au profit de la compagnie des mines de Génolhac par fusion des anciennes concessions de Thines (Ardèche) et des Malons (Gard) auxquelles s'ajoute une zone d'environ 7 km2, non concédée jusque là, coincée entre les deux concessions précédentes et qui sera nommée "concession de Ste Marguerite-Lafigère".

De la faible rentabilité du gisement découlera une exploitation sporadique en trois courtes périodes (1877-1891, 1900-1908 et 1929-1931), où seront extraites quelques 42 500 tonnes de minerai brut, avec un rendement de 15 à 25% de Plomb et zinc, et 800 à 1 500 grammes d'argent à la tonne.
Puis, en 1931, la crise financière mondiale aura raison de la mine, entraînant l'arrêt définitif des travaux.

 

Carte géologique du site

 

La mine des Issarts

 

Avant d'entamer la montée de l'autre versant (mine des Issarts,) une photo générale avec l'emplacement des galeries. Il faut dire que ces mines s'étagent sur 417 mètres de dénivelé, avec 6 niveaux de galeries et plus de 3 kilomètres de longueur.

Vue d'ensemble des galeries de la rive nord (Mine des Issarts)

 

 

La concession du Chassezac

La concession du Chassezac

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Published by EOLE, vizir, J de Molay - dans actualité
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