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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 08:55

AVIS AUX LECTEURS

 

Ce travail de recherches a été réalisé par des "amateurs" dans un seul but : COMPRENDRE ... Nous n'avons pas la prétention de nous substituer aux scientifiques de l'archéologie, car la recherche dans ce domaine, n'est pas du tout notre métier ... Bref, on essaye d'expliquer à tout un chacun les vestiges du temps passé... Sans pour autant se prendre la tête...

Pour ce faire, on compulse les archives, on va voir sur le terrain, on écoute les gens, on observe et on déduit que ...

NB : Pour suivre notre raisonnement le lecteur aura besoin dans l'avenir et entre autres des cartes de randonnées ci - dessous :

 

CARTES IGN 1/25 000 :

2942 ET : NÎMES - BEAUCAIRE

2943 ET : ARLES, PNR de CAMARGUE

 

http://www.ign.fr

 

Et de quelques documents cités au fil du texte ...

 

Dont cette étude scientifique de Planrhône.fr

 

On s'en doutait quelque peu, au cours des 4 premiers siècles de notre ère, le côté languedocien (rive droite du Rhône) du territoire d'ARLES a joué un rôle pour le moins prépondérant dans l'évolution de la ville.

Seule voie terrestre d'accés direct à la cité, la rive droite du fleuve, a été parfaitement utilisée par les ingénieurs romains des deux premiers siècles. En ce sens, dés les années 40, ils eurent deux missions principales :

  • Créer une voie d'accés entre la voie Domitienne et ARLES.
  • Alimenter la ville d'Arles en eau de source depuis les Costières du Gard.

Mais il se trouve que de tous temps, les aménagements en question vont être  sujets aux caprices du fleuve ...

Avant même de nous lancer dans les études sur les aqueducs romains et des routes antiques d'Arles du côté languedocien, nous sommes obligés de nous interesser à l'évolution du parcours du fleuve en général, mais aussi et peut - être surtout à la plaine située entre Beaucaire et Arles (image 1). 

 

 

COMPRENDRE LA GEOPHYSIQUE DU TERRITOIRE

 

Située en fin de parcours du fleuve, la région d'Arles - Beaucaire a été victime du cumul des sédiments du fleuve qui en ont  réhaussé les  lits d'abord, puis les rivages, avant même de provoquer un phénomène de surverse, innondant les failles géologiques proximales. Ce phénomène est particulièrement observable  au sud de Beaucaire, avec la faille dite de Nîmes,  le long de la dépression des Costières du Gard ...

Aussi, il nous apparait évident de dire que les parcours du fleuve romain n'ont strictement rien à voir avec le fleuve que nous connaissons aujourd'hui...  Les documents archéologiques trouvés sur le terrain (essentiellement des traces de nécropoles) ont tendance à bousculer un grand nombre de nos idées reçues... 

 

Du coup, on est emmené à se poser des questions du type : Les éperons rocheux de Beaucaire et de Tarascons étaient - ils reliés entre eux et la via Domitia continuait - elle vers l'Est (Ernaginum, Glanum) ? Quel était au juste le réseau hydrologique entre Beaucaire, Tarascon et les Alpilles ? Quand s'est constituée la "Mer d'Arles" (marais de Montmajour, Cordes) ... Etc. 

Autant de questions auxquelles il nous est trés difficiles de répondre, à cause surtout de la trés importantes épaisseur de sédiments déposée localement sur la plaine alluviale sur prés de 2000 ans.

 

De fait, au cours des deux premiers siècles de notre ère, voire même durant toute la romanité, le Bas - Rhône  et ses rivages, ont été considérablement modifiés par les crues (crises hydrologiques) vectrices de ces trés importants apports sédimentaires. C'est vrai pour ce qui est du Delta de Camargue (cf Bulletin archéologique de Provence, supplément 2, 2004, ISBN 2-9519704-1-2) tout comme c'est d'autant plus vrai tout au long du parcours du fleuve (image 2) particulièrement entre Avignon et la région d'Arles, à cause essentiellement d'une quasi absence de pente et du trés important apport de sédiments ...

 

Les aménageurs romains du premier siècle ayant privilégié d'abord l'option de construire prés du fleuve et non en lignes de crête, ont été obligés au cours du second siècle, d'adapter leur cadastre originel, et par voie de conséquences leurs routes, leurs habitats et leurs aqueducs, etc ...

Avant les grandes crues de notre ére, la logique de raisonnement, voudrait que le Rhône a été détourné bien avant le défilé de Beaucaire - Tarascon.

De fait, le Rhône de Bellegarde (ou de Saint Roman), mais aussi le Petit Rhône, n'existaient pas... A une nuance prés toutefois : nous démontrerons que le Rhône de Bellegarde était une rivière indépendante, dont la source se situait à proximité de l'actuelle "Ecluse de Nourriguier".

De fait, il nous semble évident de préciser que le Rhône du début de notre ère a coulé dans les points les plus bas de la plaine (Beaucaire - Saint Gabriel - Arles) qui elle même n'avait pas encore reçu les alluvions des crues.

Les Durançoles et le Viguérat sont certainement des paléo - chenaux du rhône, qui se sont jetés d'abord dans le défilé de Pont - de - Crau, puis au sud d'Arles dans l'étang de Stomalime, qui était lui - même quasiment à la hauteur de la mer (trés forte concentration de sel) ...

Voir à ce sujet nos articles sur le site de Saint Gabriel , son port d'expédition de pierres, et notre étude sur la Camargue au temps de Marius (soit un siècle avant notre ère).

C'est en tous cas ce qui ressort de notre étude du terrain comprise dans la zone située entre Beaucaire, Bellegarde, l'ouest des Alpilles et Arles.

 

A SUIVRE

 

LES AQUEDUCS ARLESIENS DES COSTIERES DU GARD

 

LANGUEDOC ORIENTAL : Les routes antiques d'Arles

 

NB : Nous recherchons un dessinateur susceptible de mettre en scène nos idées ...

 

Image 1: d'Avignon à la mer... Les sites de fouilles.

Image 1: d'Avignon à la mer... Les sites de fouilles.

Image 2 : Evolution de la dynamique alluviale du Rhône du Léman à la mer.

Image 2 : Evolution de la dynamique alluviale du Rhône du Léman à la mer.

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Published by EOLE, vizir, J de Molay - dans HISTOIRE D'ARLES
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