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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 08:53

AVIS AUX LECTEURS

 

Ce travail a été réalisé par des "amateurs" dans un seul but : COMPRENDRE ... Nous n'avons pas la prétention de nous substituer aux scientifiques de l'archéologie, car la recherche dans ce domaine, n'est pas du tout notre métier ... Bref, on essaye d'expliquer à tout un chacun les vestiges du temps passé... Sans se prendre la tête pour autant ...

Pour ce faire, on compulse les archives, on va voir sur le terrain, on écoute les gens, on observe et on déduit que ...

Suivant les dates de l'époque romaine, la ville d'Arles a été reliée à la voie Domitienne par deux routes que nous aimons bien appeler "la Via Arelatensis" ("Le chemin d'Arles") ou via Tolosana ("chemin de Toulouse") qui a été  la partie du chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qu'empruntaient les pèlerins du Sud de France et/ou en provenance d'Italie pour rejoindre Toulouse....

 

CARTES IGN 1/25 000 :

2942 ET : BEAUCAIRE

2943 ET : ARLES, PNR de CAMARGUE

 

NB : Cet article fait suite aux articles intitulés :

- ARLES - BEAUCAIRE - BELLEGARDE ...

- COSTIERES DU GARD, LES AQUEDUCS D'ARLES

 

 

LA ROUTE DES ORIGINES

 

Pour plus de commodités, nous l'avons traitée en deux parties :

-  D'UGERNUM à l'entrée du territoire d'ARLES

-  De l'entrée du territoire d'Arles à ARLES.

 

 

D'UGERNUM au Pomérium d'ARELATE

 

Globalement, il a été dit que la voie d'Arles venant de Nîmes quittait la voie Domitienne à partir du 4 ème milliaire. Mais aucun vestige de cette voie n'a jamais été trouvé … La voie d'Arles ne partait donc certainement pas du 4 ème milliaire de la voie Domitienne !

La Via Arelatensis des origines (que nous datons des environs de l'an 41) fut la route qui conduisait de l'ouest de Beaucaire à Arles (8 milles romains soit environ 12 km) et dont le parcours (altitude moyenne 3-4 mètres) a été le suivant :

La route antique que nous suspectons, était construite dans la plaine du Rhône, à une époque où le fleuve était beaucoup plus bas (peut - être à - 6 métres NGF de son niveau actuel, peut être vers l'actuel canal du Viguerat. (cf : Image 5).

Suivant notre logique de raisonnement, la route en question passait par les sites suivants :

- Son point de départ : le quartier de Genestet au milliaire XV(actuel chemin romain)  à l'ouest de Beaucaire.

- Le quartier du mas Montplaisir.

- Le quartier de la Tour Saint Pierre.

- Le quartier du Fer à cheval.

- Le mas des Lecques :

- Le mas Neuf de Saujan : qui fut de toute évidence, le Pomérium d'Arles (l'entrée nord du territoire urbain de la cité).

 

DU POMERIUM A ARLES

Le chemin antique continuait ainsi :

- Le lieu dit "Clos de Bastony", commune de Fourques,

- Le quartier de Villevieille à Fourques, à un mille de Bastony.

- L'entrée du pont romain côté Fourques, sur le Petit Rhône (à un mille du quartier Villevieille).

 

LES DESCRIPTIONS DU PARCOURS

 

LE QUARTIER DU GENESTET

 

  • Le milliaire n°XV, il serait situé de nos jours dans un quartier à l'ouest de Beaucaire : le Genestet. Ses dimensions  : hauteur 2,46 mètres et diamètre 0,64. Il date de Claude en 41 de notre ère. Découvert en 1734 lors de la démolition de Notre Dame des Pommiers. Déposé au carrefour des cinq Coins vers 1819. On note le commentaire suivant sur : http://www.nemausensis.com/Nimes/ViaDomitia/VoieDomitienne01.html

L'existence de ce XVe milliaire, en avant de Beaucaire, est d'autant plus certaine que la voie Domitienne ne se terminait pas à Beaucaire, mais se prolongeait, au contraire, jusqu'à Arles, en laissant à sa gauche la ville de Beaucaire, où elle ne pénétrait pas, ainsi que cela résulte des considérations exposées aux pages 25 et suivantes de mon mémoire relatif à la Concordance des vases apollinaires. Quoique la vérité de cette assertion ne soit plus contestable aujourd'hui, il semble cependant assez difficile de comprendre l'absence complète de tous les milliaires de la portion de route comprise entre Beaucaire et Arles (*), quand il en reste encore un si grand nombre provenant des deux autres parties de la voie Dornitienne. Mais cette anomalie, quelque étrange qu'elle puisse paraitre au premier abord, est pourtant bien naturelle au fond, et bien facile à expliquer, quand on sait que la section de Beaucaire à Arles était autrefois établie sur la rive même du Rhône, qui n'était pas alors protégée par des digues, ce qui permettait aux inondations de ce fleuve de modifier profondément le sol sur lequel la voie romaine reposait, soit en l'emportant en totalité sur certains points, soit, au contraire, en déposant, sur les parties qu'elles n'attaquaient pas, des quantités considérables de limon ; et il est résulté de la que les milliaires qui auraient pu être conservés jusqu'à nous, sur cette partie de route, ont été recouverts peu à peu, depuis l'époque romaine, d'une forte couche d'alluvions et demeurent ainsi enfouis, au moment actuel, à plus de deux mètres de profondeur au-dessous de la surface du sol.

Le quartier du mas Montplaisir

 

Le quartier du mas des Tourettes

A l'époque qui nous intéresse, ce quartier fut trés certainement le centre de production local de poteries.

 

Le quartier de la Tour Saint Pierre

 

Il s'agit en fait du mas Saint Pierre de Campublic (villa campo publico). On y trouva autrefois une dédicace à Minerve et une stèle funéraire... De nos jours on y trouve plus que quelques rares tessons antiques. Vers le IXème siècle, un texte mentionne l'existence dans la villa Campo Publico, d'un quartier dit Campo Lapideo, nommé ainsi en raison de ruines encore apparentes (cf échange entre Noton, archevêque d'Arles et le comte Leibulfe, Missus Impérial, an 824 - Cartulaire de Saint Victor de Marseille, n°195 -).

 

Le quartier du Fer à cheval

 

En 1840, il fut observé en ce lieu, les assises d'un bâtiment de 48.60 mètres sur plus de 60.00 mètres (coupé de nos jours par le canal dit de Remoulins à Fourques).

Toujours dans ce quartier, il a été retrouvé des statues, sur lesquelles nous n'avons aucune indications.

 

Le mas des Lecques 

 

Le nom de ce mas renvoie à l'occitan léca (rocher, pierres plates).

On trouve dans les archives une Villa licas (cartulaire de Notre-Dame de Nîmes, chapitre 184) en 909.

 

Le mas Neuf de Saujan

 

Ce lieu a très certainement marqué l'entrée de la cité d'Arelate. Deux bornes bien spécifiques y ont été trouvées: (Témoignage sur le site de la ville de Fourques) : « En 1954, M. Gallon fermier au mas de Garrigues, quartier de Saujean, découvre en défonçant un terrain situé au bord de la route Fourques – Beaucaire (au mas Neuf de Saujan, NDLR), deux colonnes en pierres froides, légèrement coniques, d'un diamètre d'environ 0m60 à la base et d'une longueur de 3m50. Ces colonnes finement ornées veillaient le long de la voie Julienne (sic)».

Ces deux bornes ne peuvent pas être des milliaires. Il s'agit certainement de bornes marquant la limite nord du Pomérium d'Arelate. Dans la Rome antique , le pomerium (ou pomœrium) est la limite sacrée qui sépare la ville (urbs) de son territoire (ager) et plus spécialement celle de la cité romaine. La notion de pomerium ne s’applique qu’à Rome, aux villes anciennes du Latium et aux colonies romaines fondées rituellement.

Il forme une frontière à la fois juridique et religieuse : limite de l'autorité des tribuns de la plèbe et du pouvoir militaire (imperium militiae) ; interdiction pour l'armée de le franchir ; tenue des comices centuriates à l'extérieur du pomerium ; exclusion des sépultures et de certains lieux de culte de l’intérieur du pomerium.

 

DU POMERIUM A ARLES

Nous sommes  dans la zone urbaine d'Arles

 

 

LE CLOS DE BASTONY

Territoire situé à  un mille du mas Neuf de Saujan et en bordure du canal de Beaucaire, où il a été trouvé à l'emplacement de la station de pompage, une corniche en calcaire et le bas d'une statue drapée, égalmement en calcaire.

 

LE QUARTIER DE VILLEVIEILLE A FOURQUES

 

Ce lieu est considéré comme ayant été le quartier romain du FOURQUES actuel.

 

 

 

LA SECONDE ROUTE D'ARLES  

OU

LA VOIE D'ANTONIN LE PIEUX

 

Suivant notre étude on peut définir son parcours depuis REDESSAN jusqu'au Pomérium d'Arles (mas Neuf de Saujan):

- Du milliaire VII .

- Le mas du Pin ?

Le vallon de Valescure.

- La draille des Arcs.

- Le site des mas Saint Joseph, Plantades, Millord.

- Les Cabanes.

- Mas Neuf de Saujan

C'est probablement une crise hydrologique du fleuve qui a motivé la construction de la seconde route.

Nous avons montré que la route des origines circulait trés prés du Rhône actuel : une montée des eaux du fleuve a provoqué d'abord  la destruction des bourrelets d'alluvions du sud Beaucairois  puis l'inondation de la faille de Nîmes coupant ainsi la route du territoire agricole d'Arles et de la région des Costières...

Les apports sédimentaires du fleuve et les ravinements ont transformé le paysage en marécages (d'où la création des marais de Bellegarde et de Fourques).

 

 

REDESSAN


 

Le village primitif de Redessan doit son nom à un groupe de baraques qui s'était formé autour du VIII milliaire de la voie Domitienne. Ce quartier portait le nom de Tavernolles, puis de nos jours celui de Cureboussot.

On retrouve le village sous le nom de Villa Nova et Villa Rediciano.

Un milliaire a marqué le départ de la route d'Arles. Ce milliaire était posé sur la voie Domitienne (?) et a été retrouvé sous le dallage de l'ancienne église de MANDUEL en 1861... Il porte le n° VII et il est daté de 145 ap JC.

De nos jours, il se trouve à MANDUEL, sur la place de la mairie, à côté de l'église.


Borne milliaire VII de Manduel - Redessan
 

On notera la forme cylindrique du fût et la base carrée, indices qui signent les milliaires de la voie d'Antonin le Pieux.

L'inscription en est la suivante :

IMP.CAESAR
DIVI.HADRIAN F T.AELIVS.HADRIAN
ANTONIN.AVG.PIUS PONT.MAX.TRIB.POTES
VIII.IMP.II. COS IIII
P.P. RESTITVIT

VII

Elle est interprétée ainsi :

IMPERATOR CAESAR
DIVI HADRIANI FILIUS
TITUS AELIUS HADRIANUS
ANTONINUS AUGUSTUS PIUS
PONTIFEX MAXIMUS
TRIBUNICIA POTESTATE VIII
IMPERATOR II CONSUL IIII
PATER PATRIAE RESTITUIT

VII

D'où la traduction qui semble confirmer les modifications de la route :

L'empereur César,
Titus Aelius Hadrien Antonin,
fils du divin Hadrien,
auguste, pieux,
grand pontife,
dans sa 8° puissance tribunicienne,
2 fois imperator, 4 fois consul,
père de la patrie, a fait réparer
(la route)
7


 

VALESCURE


 

Le vallon de Valescure fut en effet la seule faille géologique descendant en pente douce vers le Rhône de Saint Roman … La route antique passait par l'actuel chemin de Valescure.


 

 LA DRAILLE DES ARCS

«  PONS ARCARIUS » 


 

En 1755, suivant l'architecte J. ROLLIN dans un Dictionnaire topographique on trouve la mention Pont des Arcs).

Ce fut un pont destiné à franchir le bras du Rhône de Bellegarde (très exactement le Rhône dit de Saint Roman qui circulait alors dans la faille de Nîmes) et à joindre l'actuel mas de Saint Joseph (carrefour viaduc – aqueduc) et les abords de l'actuel mas de Valescure, mas posé sur la costière du « Pendant du Contrac », site à opposer à la mention du mazet du Contrac, situé à l'autre extrémité de la Draille des Arcs.

Restitution de la Draille des Arcs

Le pont de la Draille des Arcs a été construit en deux parties coudées :

  • Du mazet du Contrac, au carrefour de l'actuel mas Clos Finot. Le dénivelé actuel du terrain est très faible (moins de 0,50m). Longueur estimée du viaduc :

La route se trouvait à une hauteur par rapport au sol variant de 0 mètre à 15 mètres.

  • Du carrefour de l'actuel mas Clos Finot, à l'embranchement de la route de Valescure. La route se trouvait toujours à une altitude NGF de 3,00 mètres. Mais la hauteur par rapport au sol, variait.

ARCHITECTURE : Le viaduc aérien était constitué d'au moins 250 piles dont 180 ont été repérées à ce jour. De forme carrée, la base de certaines des piles est constituée d’énormes blocs de calcaire provenant des carrières de Beaucaire dont le poids est estimé à environ 4 tonnes (image 4).

Le viaduc de la route d'Arles a très bien put ressembler au pont d'Ambroix, construit à la même époque, prés de Lunel :

Entre le Gard et l'Hérault, la Via Domitia empruntait le Pont d'Ambroix pour franchir le Vidourle. Ce pont romain construit au Ier siècle, fait partie du site archéologique et touristique d'Ambrussum.

 Le pont est construit en pierres de grand appareil (blocs de 1,40 m x 0,70 m x 0,50 m) assemblées sans mortier avec renforts d'agrafes en bronze scellées au plomb. Long de 180 mètres, il avait à l'origine onze arches, dont il ne reste que la cinquième au milieu de la rivière, d'une portée de 10 mètres. Les arches sont voûtées en plein cintre. Aux reins de la voûte, on note la présence de corbeaux de pierre servant d'appui aux cintres. Les ouvertures de crues sont modestes, ce qui explique que la poussée des eaux est la cause de l'effondrement du pont malgré la présence d'avant-becs.

 

Il a existé en ce lieu un « castrum », (image 3) il était situé très certainement à l'extrémité Sud du viaduc d'Arles.

Dans un mémoire de l'Académie Royale du Gard daté de 1873, on trouve le texte suivant : « C'est à l'une des extrémités de ce viaduc que devait se trouver la station indiquée par l'Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem sous le nom de Pons Arcarius ».

Les Itinéraires indiquent le lieu non par civitas, mais simplement comme un relais « mutatio ». Tout porte donc à croire qu'il s'agissait d'un camp romain « castrum » comme va l'appeler au VI ème siècle, Grégoire de Tours : Ugernum Arelatense Castrum.

Nous savons comment étaient organisés les castrums du début du second siècle …. Il est donc fort possible que l' Ugernum Arelatense Castrum, ressemblait à cette configuration :

Il serait probablement vain d'y rechercher de nos jours des traces de structures maçonnées, vu que les soldats romains "dressaient dans ces camps pour leur logements ordinaires, des tentes et des pavillons de cuir" (Tacite).

Militarisé ou pas, le mas de Saint Joseph fut dés l'an 45, le lieu de convergence de l'aqueduc puis du viaduc d'Arles (image 2, tronçon de colonne).

  • Le mas de Meilland (altitude 5,00 NGF) . A proximité en bordure du marais de Fourques se trouve le mas de Peirette, qui en fut probablement le lieu de sépultures.

Le site du mas Saint Joseph, que nous pensons avoir été un carrefour important de la route d'Arles vers l'an 165. Nous constatons entre autres que ce lieu fut une villa agricole d'importance en ce sens qu'un dolium (poterie – cuve) y a été trouvé.

Depuis l'ensemble des mas de Saint Joseph - les Plantades-Millord, l'itinéraire de la SECONDE ROUTE va suivre le tracé de l'aqueduc des origines sur 2 milles jusqu'à l'actuel mas des Cabanes.

En ce lieu, la nouvelle route rejoindra l'ancienne voie (sur 1 mille) et l'entrée du territoire d'Arles, au mas Neuf de Saujan.

C'est sur ce dernier parcours que l'on situe la « villa du Château » ou la villa Salganius ou Salatianus (ainsi mentionné sur un acte de 824) qui a donné son nom à l'actuel hameau de Saujean.

 

LE TRONC COMMUN  des deux routes 

"DU MAS NEUF DE SAUJAN 

A FOURQUES"

 

 

Nous approchons de la ville d'Arles . Nos éléments de réflexions sont les suivants :

- Nous avons un témoignage de Pierre Veran, de l' An XI de la République , qui est alors Secrétaire Général de la Préfecture des BDR (Essais Historiques, manuscrit de la ville d'Arles) et qui nous renseigne sur la voie et l'aqueduc de la ville d'Arles :

« … Mais comme il y avait aux environs d'Arles, plusieurs branches (du fleuve NDLR) à traverser, sur la première qui était dans l'endroit de ce que nous appelons aujourd'hui le Pont de Crau, il avait été construit un aqueduc et pont ; sur la seconde, il y avait un pont de tables. Il fallut pour traverser la troisième qui est celle que nous appelons maintenant le Petit – Rhône, un autre pont. »

Nous déduisons de ce rapport, que les antiquités romaines à Fourques sont les suivantes :

Un pont : Le village de Fourques doit son existence à la construction, au IIè siècle de notre ère, d'un pont sur le Petit – Rhône, dont nous avons plusieurs témoignages :

  • En 1639, suite à l'abaissement des eaux du Rhône, on pu voir « les vestiges de 9 piles en pierre qui firent connaître que c'était précisément à l'endroit où les eaux se séparent pour former la branche du Petit – Rhône et celle d'Arles, que ce pont fut construit ». «  Je trouve dans les annales manuscrites de la ville, que chaque pile avait environ 1 toise en tous sens et 4 toises de l'une à l'autre.

  • En l'An XI, L'arlésien Charles Tassy, assure à Pierre Véran d'en avoir vu quelques unes en 1750... « Il dit qu'elles avaient environ 2 toises en tous sens et 5 toises de l'une à l'autre » …

Un plan de 1814, nous apprend qu'à cette date, que le début du Petit Rhône était coupé par un gué, ou un banc de sable; c'est là que la jonction entre l'île des Canards (sur le Rhône, en face de Fourques) et la pointe de Trinquetaille va se faire (à la hauteur de l'espace compris entre la station de pompage de Fourques et l'actuel mas des canards sur l'actuelle presqu' île des Sables). Si dans la romanité, un pont a été construit entre Fourques et Trinquetaille, celà n'a pu se faire que là, soit à environ 250 mètres en aval du pont actuel (construit en 1830), face à l'actuelle station d'épuration de Fourques.

- Présence d'une pile (Borne milliaire, NDLR) constatée par H. REVOIL vers 1863 (Mémoire de l'Académie du Gard de 1863, n°4, pages 156 - 159) qui a permis, par la voie Julienne (sic), actuellement rue de la République, de rejoindre la voie Domitienne. Son point peut être situé exactement à la hauteur du delta du Rhône (la Cine). Sur le compoix de 1810 ce quartier ne pouvait s'appeler Villevieille sans raison.
Les agriculteurs, en labourant la terre y trouvaient des pièces romaines. 

 

Un sarcophage : Vers 1860, sous Napoléon III, lors du creusement du canal d'irrigation Fourques-Beaucaire il a été trouvé un sarcophage de pierre avec séparation en son milieu, en tout point semblable à ceux de la nécropole des Alyscamps d'Arles.

Depuis cette date, il restera sur la berge du canal. En 1954, Le Maire de Fourques fait dégager arbustes et broussailles qui l'entourent et signale la découverte à Monsieur Soilin, conservateur à Montpellier.

Le Sarcophage se trouve actuellement à Fourques, place de l'église, et une réplique se trouve sur le rond point de la Cine à quelques mètres du lieu de sa découverte (NB : ce commentaire de l'époque actuelle n'est pas recevable en ce sens que la limite du Pomérium d'Arles fixée au mas Neuf de Saujan, interdisait les sépultures à l'intérieur du territoire de la ville : ce tombeau a donc été trouvé en dehors du territoire urbain vers Saujan, soit au minimum à 2,500 km du rond point actuel).


 

Deux bornes : A cette même date, en 1954, M. Gallon fermier au mas de Garrigues, quartier de Saujean, découvre en défonçant un terrain situé au bord de la route Fourques - Beaucaire, deux colonnes en pierres froides, légèrement coniques, d'un diamètre d'environ 0m60 à la base et d'une longueur de 3m50. Ces colonnes finement ornées veillaient le long de la voie Julienne (Voir Pomerium d'Arles). (cf image 1)

 

 

 

 

Image 1 : Colonne type "Pomérium". (mas Neuf de Saujan). Image 2 : colonne cannelée  (Quartier du mas Saint Joseph)
Image 1 : Colonne type "Pomérium". (mas Neuf de Saujan). Image 2 : colonne cannelée  (Quartier du mas Saint Joseph)

Image 1 : Colonne type "Pomérium". (mas Neuf de Saujan). Image 2 : colonne cannelée (Quartier du mas Saint Joseph)

.image 3, plan type du castrum romain du II siècle

.image 3, plan type du castrum romain du II siècle

Image 4 : fondations draille des arcs

Image 4 : fondations draille des arcs

Image 5 : Route antique d'Arles

Image 5 : Route antique d'Arles

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Published by EOLE, vizir, J de Molay - dans HISTOIRE D'ARLES
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