Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 07:05

Aprés le phénomène des abeilles de la Crau qui sont mortes dans 80% des cas entre 2014 et 2015,  il se trouve que c'est l'ensemble de la nature locale qui est touchée ... Y compris la mer ...

Cette fois - ci, ce sont les jardiniers Arlésiens dépendants de l'association des arrosants du Petit Plan du Bourg, qui lancent un cri d'alarme !

 

"Cette année, les légumes ne poussent plus"... QUID ? 

 

Les premiers résultats des cultures de cette année sont en effet pour le moins inquiétants : trés peu ou pas de Pommes de Terre, tomates malingres, trés peu d'haricots verts et en règle générale des légumes chétifs ne donnant pas ce qu'ils auraient dû donner ...

C'est pas mieux pour les fruits des rares vergers ....Attendons les résultats des récoltes de riz et de blé de 2015 ...

 

RECHERCHES SUR LES CAUSES DU MAL ...

 

Bourdons et pollinisation ?

 

 

Les bourdons peinent à s'adapter au réchauffement climatique et meurent tout simplement au lieu de migrer vers le nord pour y trouver des températures plus clémentes, selon une étude jeudi qui fait naître de nouvelles inquiétudes concernant ces importants pollinisateurs.

Ces travaux publiés dans le magazine Science sont les premiers à mettre en lumière le rôle du réchauffement climatique dans le déclin des populations d'abeilles et de bourdons au niveau mondial. Jusqu'à présent l'usage de pesticides, les maladies ou les parasites étaient mis en avant pour expliquer ce déclin.

 

 

Un autre point commun à tous les plaignants : l'eau d'arrosage !

 

Il faut savoir que l'eau d'arrosage de l'association des arrosants est pompée dans le canal d'Arles à Fos ...

 

Le canal d’Arles à Fos (ou à Bouc) Creusé en 1827 à des fins de navigation, le canal sert désormais au transport d’eau douce pour la zone industrielle de Fos. Son alimentation se fait initialement par le Rhône mais il récupère les eaux de la vallée des Baux, des marais de Meyranne et du réseau pluvial d’Arles.

A son exutoire il est équipé d’un barrage anti-sel pour protéger la prise d’eau du PAM (Tonkin) des remontées salines et géré par le PAM. Recevant les eaux polluées par toutes sortes de produits toxiques  d'un tel secteur géographique... Le canal d'Arles à Bouc est donc un récéptacle d'eaux hautement polluées. 

 

Les bassins versants alimentant le Plan du Bourg

 

La Vigueirie de Tarascon : entre Montagnette et nord Alpilles. Le canal du Vigueirat a été construit entre 1619 et 1647 avec l’objectif d’évacuer les eaux de cette plaine vers la mer. Le bassin versant drainé se situe au nord de Saint Gabriel et représente une superficie de 19 000 ha. Le débit moyen annuel à saint Gabriel est de 3.6 m3/s, a titre indicatif lors de la crue de décembre 2003, il a atteint 45 m3/s.

La Vallée des Baux : La Vallée des Baux est un ancien marais alimenté par des eaux provenant du massif des Alpilles et d’émergences de la nappe de Crau. Le réseau d’assainissement est complexe puisque souvent surélevé. Il est alimenté en hiver par la collecte des eaux pluviales du massif et en été par les surplus d’irrigation. La Vallée des Baux est une dépression dont le niveau est parfois proche de celui de la mer.

Le bassin versant de la plaine de la Crau : La Crau est irriguée à partir des eaux de la Durance via les canaux de Craponne, de la Vallée des Baux et leurs diverses branches. Ces eaux alimentent par submersion les prairies de foin de Crau, la nappe  phréatique et le réseau d’assainissement. Ce réseau est constitué par trois canaux principaux :  

Le canal de Centre Crau qui draine la plaine depuis Eyguières jusqu’à l’étang du Landre. Un de ces affluents (le canal de Poulagère) reçoit une partie des eaux de la décharge d’Entressen et véhicule un grand nombre de déchets plastiques.

Le canal du colmatage qui s’écoule vers le Vigueirat par le canal de Centre Crau et enfin le canal de Vergière qui est parallèle à Centre Crau.

Le bassin versant des marais de Meyranne . Ce bassin de 12 500 ha est drainé par trois canaux principaux : le canal du Viage au nord, le canal de Chalavert qui assainit Moulès et Raphèle et la Chapelette qui draine Saint Martin de Crau.

Ces canaux se jettent dans le canal d’Arles à Fos en passant en siphon sous le Vigueirat. 

 

LA "QUALITE" DES EAUX

 

Le Rhône L’eau du Rhône qui arrive en Camargue intègre toutes les perturbations et les pollutions d’un bassin de 95500 km2. Une station de mesure du Réseau National de Bassin (RNB n°06131550) qui se situe sur le Grand Rhône au pont de Trinquetaille, mesure la qualité de l’eau depuis 1987. L’ensemble des paramètres (physicochimique, nutriment, polluant organiques, métaux, bactériologie) est analysé selon la méthodologie SEQ Eau. Cette méthode permet de déterminer la qualité et l’aptitude de l’eau aux principaux usages (eau potable, loisir, irrigation, abreuvage, aquaculture). Il existe par type d’altération (paramètre ou famille de paramètre) un code couleur déterminant un état qualitatif allant du très bon (bleu) au mauvais (rouge). Les données sont disponibles sur le site du Réseau National de Données sur l’Eau (http://www.rhonemediterranee.eaufrance.fr/).

Nutriments Pour les paramètres concernant la matière organique, l’azote et le phosphore, l’eau du Rhône est considérée comme bonne. A titre d’exemple les concentrations maximales en nitrates sont de l’ordre de 10mg /l. Il n’y a peu d’évolution notable de ce paramètre depuis la mise en place de la station. Par rapport à l’aptitude aux usages, on ne constate pas de modification significative depuis 2002.

Bactériologie Depuis 2002, on remarque une nette amélioration de la qualité des eaux du Rhône en ce qui concerne la présence de microorganismes. La qualité globale passe de médiocre à moyenne tandis que pour les usages l’amélioration est plus significative encore : médiocre à moyenne pour l’alimentation en eau potable et mauvaise à bonne pour les loisirs. Avant cette date, les données indiquaient une eau de très mauvaise qualité vis à vis de la teneur en micro-organismes. Les seuils de 2000 U/100 ml pour les coliformes thermotolérants et 400U/100 ml pour les streptocoques fécaux étaient dépassés, parfois de manière très forte.

Avec de telles concentrations, l’eau du Rhône étaient considérée alors comme impropre à la baignade.

Métaux : Le cuivre et le zinc sont les éléments les plus abondants, mais à des concentrations modérées. Lors de la période 1998-2002, les eaux du Rhône ont présenté une grande variété de micropolluants minéraux mais dans des concentrations très faibles (0 à 4 µg/L). A partir de 2002, on constate quelques pics de Zinc et Cuivre, mais aussi un pic de Plomb en 2004 (23µg/L) qui fait passer l’aptitude à l’alimentation en eau potable de très bonne à moyenne.

Pesticides : Les teneurs en pesticides sont le reflet de l’activité agricole ou de ses composantes industrielles sur l’ensemble du bassin du Rhône. Les mesures révèlent la présence nette de ces composés entraînant une qualité d’eau qualifiée de « passable ». En 2000 des valeurs très fortes ont été enregistrées amenant un déclassement en qualité « très mauvaise ».

Ceci est dû à un seul composé le Diuron. Cet herbicide est très largement utilisé seul ou en mélange pour tout type de culture légumineuse, vigne, cultures maraîchères, arbres fruitiers, typiques de la moyenne et basse vallée du Rhône. Le Diuron est également très utilisé par les services Espaces Verts des mairies. Les apports de Diuron sont extérieurs au delta. La Camargue subit ces pollutions provenant de l'amont du delta. Les pollutions constatées dans le Grand Rhône sont constituées par des pics qui ont atteint un maximum de 6,8 µg/L en 2000.

Depuis l’observation de ces pics de telles concentrations n’ont plus été détectées. D’après les investigations de la Diren de Bassin, la source de pollution était probablement une activité non agricole située en bordure du fleuve au niveau de son cours moyen.

Deux autres herbicides courant l’atrazine (très utilisé pour le maïs) et la simazine (arbres fruitiers) sont détectés, mais de manière temporaire et à des concentrations relativement modestes : maxi 0.1 µg/L pour l’atrazine et 0.04 µg/L pour la simazine....

La qualité de l’eau du Rhône reste « bonne » vis- à-vis de ces composés (sic).

Les PCB : Le 7 août 2007, le Préfet des Bouches-du-Rhône a pris un arrêté interdisant la pêche dans le Rhône à des fins de consommation ou de commercialisation. Cet arrêté complète ceux déjà pris par l’ensemble des Préfets des départements riverains du fleuve depuis le Département de l’Ain jusqu’à celui du Vaucluse. Cette interdiction est due à la constatation de taux de contamination en dioxines et polychlorobiphényls, de type dioxines, supérieurs aux normes. Les normes sont exprimées en pico grammes de produit par gramme de matière fraîche (chair de poisson). Concernant le Rhône aval et le territoire du Parc de Camargue, les Services Vétérinaires ont effectué pendant le mois de juillet 2007 des prélèvements de poissons pour analyse sur les sites suivants : Grand Rhône, Petit Rhône, étangs de Vaccarès et des Impériaux, étang de Consécanière, domaine de la Palissade. Sur la base de ces analyses, les Services de l’Etat ont décidé d’interdire la consommation et la commercialisation du poisson pêché uniquement sur le Grand Rhône. Cette interdiction est maintenue tant que des analyses complémentaires ne viendront pas prouver la disparition du risque pour la santé ...

L'interdiction a été levée mais on attend toujours les résultats des analyses !... On peut donc se baigner à Fos, Port Saint Louis, Salins de Giraud, les Saintes Marie s de la Mer ...

 

QUI UTILISE CETTE EAU ? ...

 

Les pêcheurs : Contrairement à l’Ile de Camargue, la pêche de loisir est représentée par plusieurs associations locales qui se partagent le territoire de pêche. Elle se pratique essentiellement sur des portions de canaux d’assainissement des étangs et des marais classés en 2ème catégorie. L’association des Pêcheurs d’Arles et de Saint Martin de Crau comptait environ 2000 adhérents en 2002. La société communale de pêche de Port Saint Louis du Rhône se compose d’environ 70 adhérents. A ces associations, il faut ajouter les pêcheurs amateurs du PAM qui compte presque 250 membres. 

La pêche professionnelle (écrevisses) en eau douce est exercée par deux pêcheurs sur le canal d'Arles à Fos et sur l'étang du Landre. 

Les chasseursLa chasse pour l’ensemble de la zone d’étude est une activité traditionnelle forte qui est devenue aussi une activité économique prédominante avec l’agriculture et l’élevage. La chasse au gibier d’eau a des conséquences importantes sur la gestion hydraulique du delta. En effet, dès juillet, les marais de chasse sont inondés pour favoriser le développement du potamot, plante dont se nourrissent les canards. Puis la hauteur d’eau est ajustée afin d’offrir des conditions optimales pour leur alimentation. Les chasseurs souhaitent l’eau la plus douce possible ou faiblement saumâtre pour alimenter les marais de chasse. Cette eau est pompée directement au Rhône ou provient des eaux de drainage agricole. Pour maintenir le niveau d’eau, des vidanges ont généralement lieu l’hiver, par le réseau de drainage vers le Rhône. A l’échelle du delta, les conséquences pour les zones de marais sont multiples :  Une tendance à l’endiguement car il permet de gérer les niveaux sans contrainte.  Un adoucissement des marais par entrée exclusive d‘eau douce  Une mise en eau estivale alors que les marais sont plutôt naturellement secs  Une recherche de stabilité des niveaux et de la qualité du milieu pendant toute la saison de chasse. Les gestionnaires de chasses bénéficient d’une certaine autonomie sur leurs marais. Ils recherchent des conditions stables de niveau d’eau et de salinité (eau douce), qui va à l’encontre de la variabilité naturelle de ces milieux. La gestion de l’eau pour la chasse entraîne donc une baisse de la biodiversité par opposition à la variabilité naturelle des paramètres hydriques. 

Au Plan du Bourg, Il existe des accords entre sociétés Cynégétiques Arlésiens, de Port Saint Louis du Rhône, du Port Autonome de Marseille, et de Mas Thibert pour partager certains territoires. Les chasses privées sont aussi majoritaires en nombre et en surface sur le plan du Bourg. La plupart des grandes propriétés privées valorisent leurs terrains en louant leur droit de chasse. 

 

MAIS PAS QU'EUX ...

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by EOLE, vizir, J de Molay - dans actualité
commenter cet article

commentaires

nano towels coupon 03/11/2016 04:22

Thank you for the post. I really like the idea. Salmon is also a good food for our Dog Breeds because salmon contain many good nutrients.

shogun method 31/10/2016 15:44

This is an extraordinary article much obliged for sharing this enlightening data. I will visit your website consistently for some most recent post.

survival life products 09/04/2016 09:26

The web site loading speed is amazing. It seems that you are doing any unique trick. Moreover, The contents are masterwork.

greensmartliving 09/07/2015 10:50

Such intelligent work on the subject and ideal way of writing here. I am really impressed! This post is a helpful overview of the particular topic and very actionable.

Interesting approach!