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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 07:20

Les TEMPLIERS DU VELAY - VIVARAIS

 

Dans la hiérarchie de l'Ordre, le Temple de Saint-Barthélemy du Puy occupait un rang supérieur aux simples commanderies. C'était un prieuré avec son maître ou précepteur, son chapelain, ses frères chevaliers, ses frères servants ou donats et ses domestiques. Toutes les commanderies du Velay relevaient de ce prieuré, et, à son tour, il dépendait du grand prieuré de Provence qui siégeait à Montpellier...

LA MAISON DE CHATEAUNEUF – EN - BOUTIERES

dite aussi de

ROCHEBONNE – EN – VIVARAIS

C'était une famille des plus considérables du Vivarais par son ancienneté, ses possessions, ses services et ses alliances, appartenant à une illustre famille dont Guillaume de Châteauneuf (décédé en 1258 à Saint Jean d’Acre). Guillaume fut compagnon de Saint-Louis et Grand Maître de l'Ordre de Jérusalem (Hospitaliers de Saint Jean) ...

On compte aussi dans ses rangs, un Archevêque de Lyon Comte de Noyon et Pair de France. Elle fut liée à la seigneurie de Rochebonne et à celle de la Varenne qui régnaient sur Saint-Martin de Valamas.

Cette vieille forteresse habitée dès l'an 1050 par les seigneurs de Châteauneuf-en-Boutières, eut un rôle important pendant les guerres de religion.

Éteints en 1845, en la personne de Éléonore de Châteauneuf de Rochebonne, épouse de Claude Grellet de la Deyte. Un cadet de cette maison, Bertrand de Châteauneuf - Rochebonne fut substitué par alliance en 1508, aux nom et armes des anciens seigneurs de Flaghac et fit branche en Auvergne.

Vers 1870, lors de la reconstruction de l'église paroissiale de Saint-Julien-Boutières, eut lieu la destruction partielle des murailles de Châteauneuf dont les pierres servirent aussi à construire plusieurs maisons de village. Châteauneuf – en - Boutières était un château bâti sur un promontoire élevé dominant l'actuel village de Saint – Julien – Boutières.

La statue de Notre - Dame de Saint Julien des Boutières fut érigée au dessus des ruines du château de la maison de Châteauneuf, en août 1945 (le village de Saint Julien Boutières a été épargné lors des bombardements de 1944). Cette statue surplombe aujourd'hui superbement la route en lacets qui relie Saint - Agrève à Saint-Martin de Valamas.

 

Origine du mot  « Boutières »

 

La route des Boutières  c'est le chemin muletier de Fay – sur – Lignon au Rhône. C'est de toute évidence l'ancienne voie romaine … Circulant en fond de vallée le sentier muletier devait répondre à plusieurs critères dont surtout celui d'avoir une pente la plus faible possible tant à la montée qu’à la descente (risques de glissades).

Le chemin des "Boutes" 

Véritable "route commerciale" reliant le plateau du Mézenc à la vallée du Rhône, c'était principalement  le chemin du transport des outres de vins et d’huiles. La route joignait Fay – sur - Lignon via les péages des  châteaux de Rochebonne et de l'ancien château de  Saint Julien de Boutières.

Une ancienne mesure : "la Boute"

La charge d’une mule s’élevait à 8 setiers soit 168 litres de vin (1 setier étant égal à 21 litres). Le vin était transporté dans des boutes (outres) confectionnées en peaux de bœuf ou de vache et quelquefois en peau de chèvre. Les boutes étaient préférées aux tonneaux car plus faciles à arrimer, elles se pliaient sous un autre chargement au retour. Lorsqu’elles étaient sèches, on les faisait tremper pour leur redonner leur souplesse. Lorsqu’elles étaient définitivement hors d’usage, elles étaient revendus aux savetiers ambulants et finissaient comme semelles de chaussures.

Les muletiers piquaient la boute pour faire couler le vin et le faire goûter au futur acheteur ; pour ce faire, ils piquaient avec un trocart entre les coutures qui se resserraient après l’opération, la boute redevenant alors étanche. Les charges étaient recouvertes d’une bâche de laine à grands carreaux noirs et gris : la cuberte. Les mulets conservaient la charge jusqu’au lieu de coucher.

On utilisera également la boute pour le transport à dos d’homme, sur de courtes distances sur la base d’une boute = 21 litres = 21 kg, grâce au saccol (coussin rembourré de paille qui tient sur la tête par un capuchon) .

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Published by EOLE, vizir, J de Molay - dans FRANC - MACONNERIE ET TEMPLIERS
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