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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 08:26

GUERRE DE 39 -45

 

Connaissant de nos jours l'extrême précision des implantations militaires allemandes en Camargue, un point vraiment très particulier nous interpelle : la région de Mas Thibert – Boisviel - Sambuc , en général ! Et... Le secteur du domaine de Boisviel en particulier …

 

A ce jour, nous n'avons aucune preuve sur l'utilisation par l'armée allemande de ce domaine durant la guerre. Mais son équipement et sa position géo-stratégique en ont fait pourtant un lieu incontournable pour des militaires. De fait il serait pour le moins étonnant que l'occupant (vu la qualité de ses renseignements locaux en sa possession) n'ai pas mis à contribution le site ! A cette époque là, le domaine est en pleine production viticole, parfaitement industrialisée, voire mécanisée, ne serait – ce que par la voie ferrée type Décauville du domaine !

Détruite de nos jours, elle était parfaitement opérationnelle à l'époque de la Seconde Guerre voire bien après. De partout en France où le système Décauville fut installé, ce mode de transport fut utilisé en période de conflits ...

Ce qu'on en sait : perché sur les digues de séparations des différentes propriétés du domaine, le train du domaine de Boisviel fut édifié sur un réseau de voies ferrées de type « Décauville » à voies étroites (60cm), sur lequel circulait du matériel de transport du même nom.

Desservant les 5 mas, situés sur un immense domaine de prés de 1100 hectares (les caves de Boisviel, mas Saint Pierre, Le Cassaïre, la Commanderie, l'Ilon du Roy) la voie ferrée avait 50 km de long, plus 15 km de voies que l'on pouvait déplacer en fonction des besoins... Sans parler de la cave, réputée comme étant la plus grande de France, voire d'Europe ! Bref un endroit idéal pour stocker ou transborder du matériel et/ou des munitions...

Ajoutons à celà, l'aménagement périphérique très particulier du domaine de Boisviel :

  • Des quais sur le Rhône avec un bac à traille qui reliait le mas de la Commanderie (en rive droite du fleuve au hameau du Sambuc) et le mas de l'île Saint Pierre (rive gauche) ;

  • Un embranchement avec la voie ferrée Arles – Port Saint Louis du Rhône. Ligne sur laquelle aurait circulé un train blindé camouflé équipé pour la chasse anti aérienne (témoignage oral).

  • Des liaison routières directes vers la Crau (aérodromes des Chanoines, de saint Martin de Crau, d'Istres), la côte (Port Saint Louis, mais aussi la Camargue depuis le Sambuc)...

Mais surtout, ce qui nous interpelle, c'est l'extrême discrétion visuelle du lieu, caractérisé surtout par l'absence flagrante de bunkers, alors même que les constructions allemandes furent tant prolifiques dans cette région... De toute évidence, même la Résistance arlésienne locale incarnée alors par les frères Pouly et le lieutenant Mison (voisins immédiats du site) ne semble pas avoir été au courant …

Erreur de nos analyses, oubli grossier des stratèges allemands ? Nous en resterons de fait à de simples supputations...

 

 

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    Published by EOLE, vizir, J de Molay - dans HISTOIRE DE LA CAMARGUE
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