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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 08:10

Notre méthode de travail :

1/ Situer l'espace historio - géographique :

LE SAINT  EMPIRE ROMAIN GERMANIQUE

C'est sous la dynastie des Ottoniens, au Xème siècle, que l'Empire se forme à partir de l'ancienne Francie orientale carolingienne. La désignation Sacrum Imperium est attestée pour la première fois en 1157 et le titreSacrum Romanum Imperium apparaît vers 1184 pour être utilisé de manière définitive à partir de 1254.

Le complément Deutscher Nation (en latin Nationis Teutonicae, en français "de [la] Nation teutonique") a été ajouté au XVème siècle. L'étendue et les frontières du Saint-Empire ont été considérablement modifiées au cours des siècles. Au temps de sa plus grande extension, l'Empire comprend presque tout le territoire de l'actuelleEurope centrale, des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg, de la Suisse ainsi que des parties de la France et de l'Italie. Son histoire et sa civilisation sont donc un héritage partagé par de nombreux États européens actuels.

Lors de sa fondation, le territoire impérial compte environ 470 000 kilomètres carrés. Selon des estimations grossières, on compte environ dix habitants par kilomètre carré, 275 sous Charlemagne. La partie occidentale qui avait appartenu à l'Empire romain est plus peuplée que la partie orientale.

Au milieu du XI éme siècle, l'Empire compte 800 000 à 900 000 kilomètres carrés et il regroupe environ huit à dix millions d'habitants. Pendant tout le haut Moyen Âge, la population augmente pour atteindre 12 à 14 millions à la fin du xiiie siècle. Toutefois, les vagues de peste et la fuite de nombreux Juifs en Pologne au xive siècle signent un recul significatif.

À partir de 1032, l'Empire se compose du Regnum Francorum (Francie orientale), appelé plus tard Regnum Teutonicorum, du Regnum Langobardorum ou Regnum Italicum correspondant à l'actuelle Italie du Nord et du centre, et du royaume de Bourgogne.

LE « DAUPHINÉ DU VIENNOIS »

Le Dauphiné de Viennois est un État féodal du , qui a existé de 1142 à1349. Il s'est trouvé, au fil des siècles, dans les zones d'influence du duché de Savoie, du royaume de France et du Saint-Empire romain germanique.

Son territoire, qui recouvre celui de l'ancien Comté d'Albon-Viennois, correspond de nos jours à une grande partie des départements de l'Isère, des Hautes-Alpes, ainsi que la partie nord de la Drôme.

LE « COMTÉ D'ALBON – VIENNOIS »

La région que nous étudions à savoir l'ancien Royaume de Bourgogne avait rejoint l'Empire Romain Germanique en 1032 sous Conrad II.

LE ROYAUME D'ARLES

 

Conrad Il fut élu roi d'Arles à Payerne, le 2 février 1033, par une assemblée laïque et ecclésiastique, qui lui conféra le titre de roi en lui mettant entre les mains la lance de saint Maurice. Il se fit ensuite couronner à Genève, dans une assemblée d'évéques et de seigneurs allemands, bourguignons et italiens (août 1034).

Il eut encore à lutter contre l'opposition des autres prétendants au royaume d'Arles. En France , Eudes de Champagne attaqua l'Empire par la Lorraine , mais fut tué dans une expédition contre le duc Gozzelo (1037). En Allemagne, Conrad II eut à combattre le célèbre duc Ernest de Souabe , devenu plus tard un personnage légendaire sous le nom de Herzog Ernst, et qui était proche parent de Rodolfe Ill. Le duc Ernest et sn companon Werner de Kiburg tinrent longtemps en échec les forces de l'empereur.

Conrad II s'efforça de rétablir l'ordre dans le royaume d'Arles et y favorisa le développement de l'institution de la trêve de Dieu.

Le royaume d'Arles, tombé sous la dépendance des empereurs d'Allemagne, fut, de tous les Etats de l'Empire germanique, celui où les contestations féodales sur la suzeraineté furent le plus fréquentes. Il fut considéré, tantôt comme réuni définitivement à l'empire germanique; tantôt comme un royaume possédé seulement à titre particulier et héréditaire dans la maison de Franconie, à laquelle appartenait Conrad II, qui en avait hérité.

Quoi qu'il en soit, les empereurs d'Allemagne se considérèrent longtemps comme les suzerains légitimes du royaume d'Arles.

Les principaux fiefs du royaume d'Arles furent les suivants :

  • Le comté de Provence fondé par Boson, neveu du roi de Provence du même nom, en 926 ;

  • Le comté de Forcalquier (1054-1209) ;

  • le comté d'Orange , dont l'origine remonte au célèbre Guillaume au Court Nez , fondé au Xe siècle;

  • le comté et Dauphiné de Viennois, au milieu du XIe siècle ;

  • le comté du Valentinois et du Diois, fondé vers le milieu du Xème siècle par une maison qui s'éteignit en 1116, époque à laquelle les comtes de Toulouse réunirent à leurs domaines le comté, qui porta le nom de marquisat de Provence;

  • le comté de Lyonnais et de Forez , fondé vers 890;

  • la sirerie ou baronnie du Beaujolais , fondée au commencement du Xe siècle;

  • la seigneurie de Bresse vers 1023

  • le comté de Mâcon ; fondé vers 920, réuni temporairement par les comtes de Bourgogne ;

  • Le comté de Bourgogne (Bourgogne supérieure, Haute-Bourgogne, Franche-Comté ), qui prit aussi le nom de Palatinat de Bourgogne, et où les rois de Bourgogne transjurane établirent quatre comtes, soumis à un archicomte (915);

  • Le comté de Chalon-sur-Saône (968);

  • La cirerie de Salins (920);

  • Le comté de Neuchâtel (vers 1034);

  • le comté de Montbéliard (Mômpelgard), fondé en 1034;

  • le comté de Ferrette (Pfirt), qui fut rattaché plus tard au duché d'Alsace (vers 1104).

 

2/ Remonter très rapidement aux origines des personnages qui nous intéressent : 

SAINT JEAN L'AUMONIER (Fête le 23 janvier en Occident, Le 11 novembre en Orient). On rattache à la forme de son apostolat l'origine de "l'Ordre Religieux et Militaire des Hospitaliers de Saint Jean", appelés par la suite les « Chevaliers de Malte ».
Originaire de l'île de Chypre, cet ancien fonctionnaire impérial n'était plus très jeune quand il devint patriarche d'Alexandrie. Dès son arrivée, il recensa les pauvres et les sans domicile fixe. Et c'est ainsi que 7.500 pauvres chaque jour furent secourus par l'Eglise d'Alexandrie. Un jour qu'il voyait ses fidèles quitter l'office avant qu'il soit terminé, il partit les rejoindre, avec ses ornements liturgiques, en leur disant avec humour: "Je dois partir à la recherche des brebis égarées."  Chassé par l'invasion perse de 619, il se réfugia dans son île natale (Chypre) et y mourut quelques mois plus tard.

GERARD  DE MARTIGUES, alias Gérard Tenque (ancien lieu de péage à l'embouchure du Rhône appelé aussi  la Tour de la Roque sur le territoire de Martigues) ou Frère Gérard (né vers 1047 dans une famille de la région d'Amalfi (Italie) – décédé le 3 septembre 1120) est le fondateur de la congrégation de l'Hôpital qui deviendra par la suite l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

C'est comme oblat (Le chapitre 59 de la Règle traite des enfants offerts par leurs parents aux cloîtres; et, en effet, pendant des siècles, les Bénédictins ont élevé des petits oblats dans leurs maisons) des moines bénédictins de Sainte-Marie-Latine qu'il soignait les malades de Jérusalem que des marchands d'Amalfi avaient construit entre 1070 et 1080 et dédié au bienheureux Jean l'Aumônier.

3 / Etudier les Ordres religieux : 

A/ L’Ordre de Chalais (1100-1303) 

Le site de Chalais a été témoin d’une histoire comparable à celle de Cîteaux, puisqu’il fut le berceau d’un ordre monastique véritable, qui eut son ère de prospérité.

Au début du XII° siècle, peu après l’arrivée de saint Bruno à la Chartreuse, saint Hugues de Châteauneuf, évêque de Grenoble, établit quelques moines dans le domaine de Chalais, au-dessus de Voreppe, à quelques heures de marche de la Grande Chartreuse, face au Vercors. On les appelait « les ermites de Chalais ». Leur église devint abbatiale en 1125, et peu à peu la renommée et la prospérité de Chalais les amenèrent à fonder des filiales, si bien que Chalais se trouva abbaye-mère d’un véritable ordre monastique : l’ordre de Chalais.

 

En 1205, celui-ci est à son apogée avec dix abbayes et trois prieurés. Les ramifications de l’ordre manifestent sa vocation montagnarde, forestière et pastorale. L’ordre eut vite sa propre règle, la « Charte de Charité de Chalais ».

La fin du XIII° siècle voit le déclin de l’ordre : Trop peu de ressources, développement plus rapide de Cîteaux et de la Grande Chartreuse, essais de fusion avec des ordres plus prospères.

Finalement le 24 décembre 1303, l’évêque de Grenoble remet Chalais à la Grande Chartreuse.

 La Doctrine

L'Ordre de Chalais se place dans la lignée spirituelle des Bénédictins, dont le courant se diffuse fin XIème siècle: c'est le renouveau monastique. Ils appliquent la loi de Saint Benoit. La loi de Saint Benoit possède un cadre strict encadré par une constitution écrite.

Le détenteur de l'autorité et élu par élection citoyenne.

Ils vivent en communauté, à l'écart des voies de communication, dans une grande pauvreté. L'isolement prime comme condition de la vie spirituelle contrairement à d'autres ordres comme les Prémontrès (qui valorisent l'accueil et l'empressement pastoral) ou les Bénédictins (qui comptent sur des reliques pour qu'on vienne les visiter de loin).

La charité et le détachement des biens matériels commandent les rapports de l'abbé avec les moines.

Les moines sont vétus de blanc. Leurs journées sont rythmées par la prière et la méditation. Cependant ce ne sont pas des moines fainéants! Ils mènent une vie de labeur, celles des paysans des régions de montagnes: ils cultivent et élèvent du bétails. Ils vivent en complète autarcie, ne mangeant que les produits des potagers et des vergers et des poissons de la rivière située en contrebas.

La signature de l'Architecte

(manifestation du soleil alias le Christ)

Au solstice d'été (La saint Jean – Baptiste), le saint est nommé « le Précurseur », c'est celui qui va désigner le Christ aux hommes : l’Agneau de Dieu.

 

Jean le Baptiste témoigne :

 

« J'ai vu le Souffle divin descendre du ciel comme une colombe

et se poser sur lui »

Je ne le connaissais pas !

Mais celui qui m'envoie baptiser par l'eau m'a dit :

 

"l'homme sur qui tu verras le Souffle descendre et se poser,

c'est lui qui baptise par le Souffle Saint".

J'ai vu, je suis témoin, il est le fils de Dieu".

NOS OBSERVATIONS A CHALAIS AU SOLSTICE D'ETE

 

10 heures 59 : L’ellipse est complètement formée, mais encore à droite de l’axe de la nef. La tache lumineuse de la verrière se projette toute entière et elle se plie sur les deux marches du seuil du chœur ; Le Soleil ne touche presque pas la pierre de l’autel

 

A 11 heures 01 du matin

Jean le Précurseur annonce l'arrivée du Christ

A 11 heures 03

La tache de lumière de la fenêtre recouvre la totalité de l’autel

Le Christ est là

11 heures 04 : La fin du phénomène lumineux

On voit que, déjà, le bord Ouest de l’ellipse commence à être rogné, parce que le Soleil, en montant et en partant vers l’Est vrai, quitte l’axe de la nef et ses rayons tombent légèrement sur le bord inférieur du cône mural dans lequel est forée l’ouverture. A ce propos, il faut savoir que la hauteur de ce Soleil solsticial est actuellement plus faible d’environ 1°4 que celle de 1101. Il s’ensuit que l’ellipse de lumière est poussée trop loin vers le porche, de quelque 0,17 mètres. (Centre du vitrail estimé à 7 mètres de hauteur). Cela a aussi pour conséquence qu’en 1101, la première apparition de la tache de lumière se situait un peu plus au sud de l’axe de la nef que de nos jours ; on disposait d’un temps plus long pour la voir arriver exactement sur l’axe médian.

 

 

NB : Ce phénomène lumineux est observable avec plus ou moins de précisions 15 jours avant et après le solstice d'été.

A SUIVRE

 

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Published by EOLE, vizir, J de Molay - dans HISTOIRE D'ARLES
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