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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 06:55
IL Y A 10 ANS !...
 
 
 
 
 
 
Au début du mois de décembre 2003, des pluies importantes ont frappé le sud de la France provoquant des inondations dans de nombreux sites. La rupture des digues du Rhône situées en amont de la commune d’Arles a libéré plusieurs millions de mètres cubes d’eau qui ont envahi une zone étendue et notamment les quartiers du nord de la ville.
La réaction des Pompiers: "Nous avons alerté immédiatement la SNCF et le 4 décembre dès la levée du jour, les hélicoptères Puma de l'armée ont lâché des sacs, les « big bags » pour essayer de boucher les brèches. Mais l'opération n'a pas été déterminante. L'eau s'écoulait à 120 m3/seconde par les brèches, soit l'équivalent de deux Vigueirat. C'est ce qui a inondé en quelques heures les quartiers du Trébon et de Monplaisir".

De très nombreuses personnes ont été ainsi sinistrées et plus de 7 000 personnes ont été évacuées.



Vue sattelite du 7 décembre 2003

L'analyse de la situation au PC des pompiers:
" Il faut comprendre que nous avons subi une conjonction de facteurs. Le Rhône est entré en crue alors que de fortes pluies tombaient aussi sur les versants des Alpilles. Ce qui a grossi le Vigueirat et le canal de la Vallée des Baux qui arrivent à Arles. Nous avions déjà commencé à prendre en charge les secteurs de Graveson, Maillane, Saint-Etienne-du-Grès, Fontvieille. Puis c'est la zone de Boulbon, de Mézoargues, Vallabrègues qui a été inondée par l'action du déversoir du Rhône. Au plus fort de la crue, les quartiers de la Roquette et de Trinquetaille ont été menacés sans oublier Fourques. Nous avons installé des pompes et recommandé la mise en sécurité des habitants qui le souhaitaient. La décrue était amorcée quand les deux voies d'eau ont été ouvertes sous le ballast de la voie SNCF (Arles/Tarascon). Parce qu'en plus d'un débit record, nous avions un fort vent contraire qui empêchait le Rhône de s'écouler. L'eau a donc utilisé des passages qui avaient tenu lors des crues précédentes".

Conséquences sur la SANTE :
La Direction départementale des affaires sanitaires et sociale des Bouches-du-Rhône (Ddass) a saisi la cellule interrégionale d’épidémiologie (Cire) Sud afin de l’aider à mettre en place une surveillance, dont l’objectif était de détecter tout événement de santé pouvant constituer un danger pour les populations et permettre une intervention rapide.

La méthodologie de surveillance de la population:
La surveillance a concerné la population résidente ou non de la commune d’Arles ayant consulté une des catégories de professionnels de santé de la commune d’Arles sollicités pour participer au système de surveillance.
Il s’agissait des médecins généralistes et des pédiatres, des laboratoires d’analyses biologiques et médicales, du service des urgences du centre hospitalier d’Arles et des psychiatres libéraux.
La Cire et la Ddass ont retenu un scénario favorisant la réactivité du système. La surveillance a été ainsi limitée au suivi de quelques indicateurs de santé (consultations chez les médecins et détails pour certaines pathologies, passages aux urgences, analyses biologiques).
Les professionnels des catégories sélectionnées ont été destinataires d’un courrier de la Ddass présentant la démarche et sollicitant leur accord de participation. Ils ont ensuite été sollicités par téléphone.
Chaque semaine, la Ddass réalisait une collecte active, par voie téléphonique, des données enregistrées de façon quotidienne par les acteurs. Les acteurs pouvaient appeler la Ddass en cas de survenue de tout événement jugé anormal.
La Cire Sud était chargée de l’analyse des données collectées par la Ddass auprès des professionnels de santé.
 
Les résultats:
La participation à la surveillance a été bonne pour les laboratoires médicaux (80 à 100%), médiocre pour les médecins libéraux (10 à 26% des médecins volontaires) et inexistante pour le secteur de psychiatrie. La charge de travail explique en partie cet état de fait.
La surveillance a malgré tout montré que l’impact psychosocial à la suite de ce type d’évènements constituait une proportion élevée de l’activité des médecins déclarants, notamment chez les personnes âgées ; les enfants de moins de 15 ans étant plus sensibles aux gastro-entérites.

Conclusion de nos fonctionnaires de la Santé :
Le système de surveillance s’est révélé difficile à mettre en place en pratique, notamment en raison de l’absence de dispositif de surveillance ou d’information préexistant et a montré de nombreuses limites. Ces éléments montrent qu’une préparation en amont des catastrophes est d’autant plus nécessaire dans ce contexte.
Devant la recrudescence des phénomènes liés aux inondations et les difficultés rencontrées lors des tentatives de mises en place de surveillance épidémiologique, le Ministère de la santé, dans un contexte interministériel plus large, rédige un guide national « inondations ». L’objectif est de mettre en place une organisation « santé » destinée à prévenir et à limiter les conséquences sanitaires et sociales, individuelles et collectives des inondations.

Nous souhaitons rassembler dans cet article les photos, souvenirs et témoignages des inondations des quartiers Nord de la ville en  2003: entre le 2  décembre 2003 vers 16 heures et le mois de mars 2004, des milliers de clichés ont été pris... Nous les recherchons, et sommes prêts à les publier..
Merci de nous les faire parvenir...


Le Rhône le 02 décembre 2003 :
02/12/2003

Arles (13) - Quai Marx Dormoy 2

Arles (13) - Quai Marx Dormoy 4



Le Noël 2003 de 7000 arlésiens: (photo montage qui illustre bien la situation)...

SCENES DE RUES...

Le chemin noir :

05/12/2003

12/12/2008

La rue Pierre Saxy
10/12/2003

 La Route de Fontvieille :
Arles (13) - Route de Fontvieille
Arles (13) - Route de Fontvieille


A l'angle de la rue Mireille et du Chemin de la Fortune:

Arles (13) - Angle Rue Mireille et Chemin de la Fortune

 Avenue de Hongrie :
 Arles (13) - Avenue de Hongrie

Arles (13) - Avenue de Hongrie 2

Avenue de la Libération :
Arles (13) - Avenue de la Lib

Avenue Stalingrad :
Arles (13) - Avenue Stalingrad

Arles (13) - Avenue Stalingrad 2

Rue Albert Camus :
Arles (13) - Rue Albert Camus

LE BILAN DE LA MAIRIE AU  8 AVRIL 2004 :
Juste après les secours, c'est l'accueil des sinistrés qui est rapidement devenu la priorité. Le problème à traiter était d'une ampleur sans précédent : 7000 personnes ont évacué leur habitation dans les heures ou les jours qui ont suivi la montée des eaux. L'accueil d'urgence a été organisé dans les gymnases de la ville par les services municipaux avec les associations humanitaires. Une cellule d'aide à l'hébergement a été ouverte à la Maison de la vie associative.
Il a fallu rapidement trouver des solutions plus durables puisque la plupart des sinistrés n'ont repris possession de leur habitation que des semaines après leur départ précipité. Pour certains, il faudra des mois. La solidarité a pleinement joué entre les Arlésiens. La grande majorité des sinistrés a été hébergée par des parents, des amis ou parfois des inconnus généreux. 344 sinistrés ont été accueillis dans des hôtels de la ville qui ont mis à disposition un total de 168 chambres. Priorité a été donnée aux familles avec enfants et aux personnes âgées.
Jusqu'au 31 janvier, ce type d'hébergement en hôtel ne pose pas de problèmes, explique l'adjoint délégué à l'habitat et au logement David Grzyb qui pilote les opérations. Au-delà de cette date, d'autres solutions seront mises en œuvre avec « pragmatisme », précise-t-il. 257 dossiers de demandes de relogement ont été déposés à la fin décembre dont 198 ont fait l'objet d'une expertise par l'association "Les architectes de l'urgence". Parmi les possibilités, le prêt de caravanes est à l'étude. Des familles pourraient ainsi demeurer à proximité de leur maison.

Les premiers mobile homes installés aux ateliers SNCF Autre solution : les mobile homes accordés par l'État. Fin décembre, les premières unités étaient en cours d'installation aux ateliers SNCF sur des parcelles viabilisées en un temps record par les services techniques de la ville. Une première tranche de 30 mobile homes sera habitable en tout début d'année. Les installations vont se poursuivre, en fonction des besoins. 87 familles ne pourront pas rentrer chez elles avant Pâques.

Après cette catastrophe, le plan de prévention des risques va-t-il changer ?
Le point de vue "Pompiers" : "Le plan départemental et le plan communal actuellement en vigueur, ont été mis en place après les inondations de 1993-94. Et ils ont bien fonctionné dans l'organisation des secours. Le pays d'Arles a acquis une culture du risque inondation même lorsque l'on ne s'attendait pas à l'arrivée des eaux par le nord d'Arles. Tout était cadré, jusqu'à l'emplacement des différents postes de commandement, la sectorisation des quartiers pour nos interventions. Donc, nous n'allons pas le modifier de fond en combles. Mais nous allons proposer de l'enrichir du vécu de cette inondation pour l'améliorer".



Notre dossier sera complété dans les prochains jours... Pouvez-vous répondre à cette constatation :
Le risque que se reproduise ce genre de catastrophe, plane toujours sur la ville aussi bien dans les quartiers Sud que Nord...
Médecins et Infirmiers libéraux peuvent avoir des patients dans les zones de catastrophe... Ce sont eux et uniquement eux qui connaissent le mieux leurs patients ! Chaque jour des soins incontournables, sont à dispenser par les libéraux (insuline, antalgiques...etc...)
Comment les mettre en alerte, et faire que leurs patients bénéficient de la continuité des soins, d'où la question :
"Devons-nous organiser sur Arles un système de Protection Civile à caractère sanitaire ?". Si oui comment ?

A SUIVRE DONC ...

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