Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 22:00

     

La gare des Voyageurs en 2010

    Image

 

La même, en 39 - 45

 

  Image 

 

 

Image

 

Image

 

 

En 2010, le pic des démollisseurs arlésiens achève à Trinquetaille, la destruction des édifices des bords du Rhône... Il en va ainsi, des Papeteries ETIENNE et de l'ancienne gare de marchandises des chemins de fer de Camargue... Deux monuments de l'histoire du début du XXème siècle de la ville...  

Aprés l'invasion de la ZONE LIBRE, trés rapidement les militaires allemands ont compris l'intérêt stratégique des deux lignes (Arles-les Saintes et Arles-Salins de Giraud) des chemins de fer de Camargue...

L'armée allemande est persuadée que le débarquement aura lieu sur les côtes sabloneuses du Delta... De fait, la région va être trés fortement équipée en matériels de défense nautique, aérienne et terrestre.

Pour véhiculer les matériaux, mais aussi l'armement et les munitions, dans un paysage inhospitalier, les deux lignes de chemin de fer seront une incroyable aubaine...

De leur présence à Trinquetaille, nous n'avons trouvé qu'un seul vestige de bunker, un abri à proximité du quai du Rhône: (photo à venir)

Les allemands  condamnèrent les deux principales routes, en les barrant en divers endroits de blocs de béton! L'accés à la côte ou à la ville d'Arles,  fut rendu trés difficile aux véhicules.

En dessous d'un tracé allant du mas de Peaudure au Château d'Avignon, les différentes gares des deux lignes desservaient essentiellement des dépôts de munitions...

 

VUE GENERALE DE L'ANCIEN RESEAU

 

Ouverture : Vapeur le 15/08/1892,  Electricité le 25/04/1932

 

Pour les ligne ARLES- LES SAINTES et ARLES SALINS :

     Concession entre le département des BDR et Marius GUILLOT 

- il s'agit de voies de 1.00 métre de largeur

- Déclaration d'utilité publique du 25 juin 1889  

 

Le personnel de ces deux lignes, fut constitué en son début par les Cheminots Cévenols, sans emploi suite à la faillite de la Cie.du chemin de fer d’Alais ( Ales ) au Rhône. Le personnel était expérimenté pour la construction et l’exploitation de ce chemin de fer.
Il semblait que ces lignes allaient très vite prendre de l’expansion mais hélas, des problèmes de qualité d’eau (Aux salins, Comme aux Saintes) se firent vite sentir, Arles ne suffisant pas à pourvoir les besoins de ces deux trains, un réservoir fut construit, malgré ça, les chaudières furent vite endommagées….Le passage à l’électrification s’avérait impératif.

 

 

Carte où l'on distingue bien les trois lignes au départ d'ARLES :

- ARLES via Les SAINTES.

- ARLES via SALINS DE GIRAUD.

- ARLES via NÎMES.

Pour des militaires, on comprend mieux l'intérêt stratégique de ce réseau, d'autant qu'à partir d'ARLES, la ligne était reliée au réseau PLM par le pont dit de LUNEL sur le fleuve... Ce pont fut considéré comme un véritable point stratégique et de fait, il fut défendu par une DCA en tête de pont, côté Trinquetaille...

 

 

Carte.jpg

 

plan de masse, mas 001  Carte d'Etat-Major de 1943

 

 

    ... Dans un premier temps, nous étudierons la ligne d'Arles aux Saintes Maries de la Mer... Véritable cordon ombilical de l'armée allemande ...

 

 

 


 

 

 LA VOIE FERREE D'ARLES AUX SAINTES MARIES DE LA MER

 

 

HISTORIQUE DE LA LIGNE ARLES - LES SAINTES

 

La ligne s'embranchait sur celle du Salin de Giraud au km 3,06535 au lieu dit « La Cappe ».

Très rapidement fut posée une deuxième voie propre à cette seconde ligne évitant ainsi l'embranchement, source de retard pour les trains qui arrivaient en Arles presque à la même heure.

La ligne traversait la D36 se dirigeait vers la gare de Bouchaud :

 

Image

puis sur les plaines de Meyran qu'elle longeait dans la partie sud, franchissait le canal de vidange du pont de Rousty à environ 900 m derrière le Musée Camarguais et longeait le chemin de Porte Ferruse, passait à Signoret en direction  d'Albaron.

 

Image

 

De ce point la ligne se dirigeait sur le domaine du Château-D'Avignon où elle rejoignait la D570 après avoir desservi  Les Jasses et le Paty de la Trinité, longeait à gauche ce chemin sur 4 km, le coupait ensuite au niveau de Pioch-Badet et obliquait à droite pour desservir les domaines situés sur la rive gauche du petit Rhône : Cabanes de Cambon et Mas d'Icard.

Elle coupait à nouveau, à Maguelonne, le G.C. 26 et se dirigeait sur le point Terminus (gare des Saintes ci-dessous) en traversant divers fossés d'écoulement et le canal des Launes.

 

Image

 

Image

 

Image

 

PHOTOS :

 

- Les chemins  de fer de la camargue  

 - Livre de Paul Génelot.



 

 


 

LES GARES

 

 

Arles-Trinquetaille 00,000 00 km
Bifurcation de la Cappe 03,065 35 km
Bouchaud 06,352 80 km
Signoret 12,421 30 km
Albaron 15,350 50 km
Les Bruns 19,631 80 km
Balarin-Duroure 24,882 50 km
Pioch-Badet 27,803 40 km
Icard 31,065 20 km
Maguelonne-Le Sauvage 33,361 km
Les Saintes Maries 37,233 km

 

 


 

 

LA GARE DE BOUCHAUD

 

  Image 

 

 


 

 

LA GARE D'ALBARON

 

 


 

LA GARE DU MAS DU ROURE / LA GASCONNE 

 

Dans le cadre de la défense de la côte camarguaise, cette station ferroviaire va revêtir une importance de premier plan:

- Par sa proximité du Château d'Avignon, PC de l'armée d'occupation.

- Par sa proximité du mas du Roure qui semble avoir été l'aérodrome du Château d'Avignon.

- Par sa proximité des nombreux blockhaus du mas de la Cure.

 

Voir notre article sur les vestiges allemands en Camargue... 

 

 


 

 

LA GARE DE PIOCH BADET

 

  Je pense avoir retrouvé la gare : elle est située juste avant PIOCH-BADET, à droite, au bord de la route qui méne aux Saintes. Les allemands n'ont pas attaché d'importance stratégique particulière à ce lieu... Si ce n'est peut-être l'hébergement de la Troupe...Et encore. RECTIFICATIF : Voir commentaire

 

 

 

 


 

 

LA HALTE DU MAS D'ICARD

 

Cette station proche du Petit-Rhône desservait certainement en munitions, l'ensemble militaire situé autour du Grau d'Orgon ... Elle est difficile à situer, par contre  dans la campagne, les Blockhaus y sont  nombreux...

 

 


 

LA GARE DE MAGUELONE / LE SAUVAGE

 

 

Les vestiges allemands 

 


 

LA GARE DES SAINTES MARIE DE LA MER

 

 

 

 

 

 

 


 

 

LA LIGNE D'ARLES A SALINS DE GIRAUD 

 

 Nous avons retrouvé des vestiges allemands à PEAUDURE .

 

Nous sommes entrain d'analyser les autres stations...

 

 


UN TEMOIGNAGE SUR L'APRES - GUERRE

 

" Petit fils et fils de cheminots des chemin de fer de la Camargue et de la   SNCF (Compagnie des chemin de fer de la camargue) ma grand mère était chef de gare à la gare de Monlong,maintenant disparue, puis Gageron (toujours existante)sur la ligne arles trinquetaille salin de giraud ensuite.Chef de gare à Albaron sur la ligne des saintes maries de la mer.Celà restera pour toujours mes meilleurs souvenir d'enfance j'étais déjà passionné et je faisais tous les jours,toutes les vacances, les aller retours avec mon parrain qui était controleur.

En 1901 ce fut la première ligne de chemin de fer à avoir des traverces en béton et en 1932 des machines électriques (que l'on appellait motrices schneider  - siemens). A l'age de 14 ans on me faisait un peut conduire les motrices,et il y avait 5 ou 6 wagons voyageurs une plate forme comme au far-west quand on voulait changer de wagon on se tenait à la rembarde et on passait d'un marche pied à l'autre,c'était très dangereux.

Arles trinquetaille-les saintes marie de la mer (les gares) bouchaud-signoret-albaron-les brun-balarin du roure-pioch badet-icard-maguelonne le sauvage-les saintes- pendant le voyage tout le monde chantait,danser,jouer de la guitare c'était une ambiance merveilleuse.

En 1951 la compagnie camague reçue 4 wagons decauville alliage léger alluminium sur 7 commendés,on pensait a un rajeunissement de la compagnie mais non,celà se transformat vite en convoit funèbre.

Le 1 octobre 1953 la ligne ferma définitivement saintes marie de la mer,le 1 octobre 1955 le salin de giraud ferme aux voyageurs, le 2 juin 1957 le salin de giraud ferme le transport de sel.Tout fut féraillé et défféré à la vitesse grand V.

Quant je me remet tout celà en mémoire, j'en ai les larmes au yeux. Quel désatre, quel gachis.

Si on avait put garder la lignes des saintes maries de la mer on aurait en ce moment le train touristique le plus beau de france,peut ètre d'europe.Toute la camargue traversé de port à port,ces étangs,ces marécages,ces flamants roses,ces cheveaux,et ces taureaux en libertés toue cette faune et flaure qu'on ne voit plus en voiture.Nostalgie d'un passé disparut à jamais".

Partager cet article

commentaires

prudent lucien 28/04/2013

je voudrais apporter une modification,a votre article...etant fils de chemino.mon pere(mémé) est rentré a la compagnie en 1943,a conduit les trains,juqu'a la fin,est a fini a sa retraite comme
conducteur de car..mes grands parents on habité,a balarin du rhoure puis pioch badet jusqu'a leur deces en 2011..ma modification se porte sur le lieu de la gare de pioch badet....celle ci,se
trouvait derriere l'ecole,et fut rasée lors de la construction,de la route actuelle,qui evite le vilage....en effet,a l'epoque la route traversait celui ci...avec mes freres,on a tres bien
connu,l'ancienne gare car etant abandonnée,souvent,nous aimions aller y jouer..elle etait legerement en retrait par apport a l'ecole en descendant sur les saintes,et etait séparée de celle ci par
une baisse..j'espere que cette petite precision,vous sera utile,dans vos recherche..amitiées..PL