Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 06:04

 

Les glacières de la communauté  

 

Les glacières de la communauté d’Arles, à leur époque, furent des édifices qui reçurent à la fois la glace du cru venant du bassin à geler de la place de la Croisière en période propice, et celle des contrées éloignées en période de pénurie.

 

Pour la ville, les emplacements des glacières de la communauté, construites à partir milieu du 17em siècle sont connus. Dans la majorité des cas, établies à l’intérieur du périmètre formé par les fortifications, elles furent, pour la plus part contre les murailles de la cité. Dans un premier temps, il semble que l’épaisseur des murs des remparts a déterminé le choix des lieux.

 

Rapidement, il apparaît qu’à part la protection contre le soleil, et encore pas dans tous les cas, les sites ont été choisis pour quatre autres raisons :

- L’emplacement appartient soit au Roi, à la communauté ou à l’Eglise.

- la proximité d’une porte d’accès à l’intérieur de la ville, ainsi que l’importance de la circulation aux différentes entrées, facilite le commerce.

- Les bureaux de vente qui furent généralement adossés aux glacières, d’autres dans des endroits très fréquenté par le public (la halle aux poissons actuellement place Paul Doumer, la grande boucherie rue du 4 septembre ancien cinéma le studio)

- La dernière raison, sans doute la plus importante, la facilité d’accès aux glacières par les charrettes au moment des différentes phases du remplissage.


Les localisations  

 

La Roquette : (1 glacière, proche de la porte) : Au sud-ouest de la ville. Dans un bastion du rempart proche de la porte, en face de la rue, appelée à l’époque, « Rue du conduit de la glacière » actuellement rue Biblion. A.M.A Le quartier de la Roquette en 1653, en partant de l’angle droit du bas et en remontant, la seconde rue parallèle au fleuve « rue du conduit de la glacière ».

 

 

La Porte du Marcanou Porte du marché neuf (2 glacières): une appelée la Bossarde, l’autre l’Avalidou. Au sud de la ville sur le bd des Lices, au niveau de la rue Wilson. En rentrant dans la ville, par cette porte, du coté gauche sur une plate forme contre le rempart, l’une à coté de l’autre.

 

 

Le Boulevard de Digne: ( 2 glacières) : Au sud de la ville entre la porte du Marchéneuf et le jardin d’été. Dans un grand bastion du rempart, l’une a coté de l’autre. Devant l’établissement le Malarte. (Boulevard des Lices).

 

 

La Major: (2 glacières) :

- Une, sur la plate forme du corps de garde, contre le rempart (place de la Redoute)

 

- Une autre, sous une maison du quartier, ayant appartenue à un particulier, rachetée par la communauté.

 

 

La Cavalerie: (2 glacières) : En rentrant, par la Porte, sur le coté gauche, l’une a coté de l’autre, adossées aux remparts. Anciennement rue de la Glacière, actuellement, rue Jules Ferry.

 

 

Le clos Saint Antoine : (1glacière) : Au sud est de la ville, actuellement boulevard E Combe. Cette glacière appartenant à la communauté, à quelques mètres à l’extérieur du rempart coté Est, (Actuellement proche les Ets Athenoux ), sur une parcelle, nommée le clos St Antoine.

 

 

Celles des particuliers ou des institutions religieuses

 

Dans la ville même, d’autres glacières existaient, principalement dans des hôtels particuliers, et des maisons bourgeoises. Les personnes ayant une propriété à la campagne, qui en possédait une, voulaient avoir le même confort, dans leur demeure en ville.

C’était en particulier le cas de la famille De Barras, qui avait une glacière dans leur demeure (actuellement, l’école St Vincent de Paul, rue tour de Fabre).

L'hôpital St Esprit, actuellement la médiathèque d’Arles, possédait lui aussi une glacière.

Les frères Minimes qui occupaient la chapelle et le cloître St Honorat des Alyscamps possédaient une glacière.

Les frères Prêcheurs en avait également une dans leur mas à Trinquetaille.

L’exploitation des archives, (livres de raisons, testaments) des familles illustres de la ville devrait permettre d’en répertorier je pense, un nombre important.

Nous verrons dans un autre chapitre, que dans pratiquement tous les villages et toutes les villes de la région à la même époque, il existe d’autres glacières en milieu urbain, mais qui n’interviennent pas ou très peu dans le commerce.

 

Capacité des glacières de la communauté

 

A Arles, depuis le début de l’utilisation de la glace, il semble que la capacité des édifices soit sensiblement différente. Au fil du temps, la demande augmentant, nous voyons le nombre de glacières se multiplier, tout en gardant après quelques tâtonnements, les mêmes formes et dimensions des cuves.

 

Celles de la communauté, avaient en moyenne, une capacité de 280 m3, soit 6830 quintaux de l’époque. (1 quintal = 41 kg).

 

 

Porte du Marché neuf

L'Avalidou 380 m3

La Bossarde 186 m3

 

 

 

Boulevard E Combe

St Antoine 223 m3

 

 

Porte de la Cavalerie

Coté couchant 205 m3

Coté levant 123 m3

 

 

 

Boulevard de Digne

Coté couchant) 317 m3

Coté levant 369 m3

 

 

 

La Major : Celles des particuliers en zone urbaine, étaient de dimensions moindres et devaient, contenir environ, 70 m3 pour les hôtels particuliers, d’autres plus modestes 40 m3 environ, comme celle de monsieur Challamond, sous une maison au quartier de la Major.

 

 

Pont de Crau

Coté couchant) 135 m3

Coté levant 135 m3

 

Nous n’avons aucun renseignement sur celle qui fut construite la première entre 1673 et 1674, mais par contre de très nombreux pour la seconde qui fut « identique à la première »,est construite en 1674.

 

Le volume indiqué, est approximatif car le devis descriptif est assez compliqué à interpréter. Il indique que la terre qui sera enlevée pour creusement de la fosse sera mis et répartie en haut pour qu’elle soit au même niveau que la première.

 

 

A SUIVRE

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires