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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 05:48

 

 

 

 Pour nos recherches sur les Templiers arlésiens nous avons été emmenés à nous intéresser aux biens acquis par l'Ordre de Saint Jean ... Pour la Crau d'Arles, le résultat est trés instructif  : entre 114 et 1210, les Templiers (non soutenus par Rome), n'ont rien pu acquérir ...

    L'étude sur l'acquisition  par l'Ordre de Saint Jean des Hospitaliers, des propriétés foncières de  la Crau d'Arles, détruit l'idée qu'Hospitaliers et Templiers étaient "Frères"...  En fait, il n'en fut rien car tout les opposaient... Notre étude sur les Hospitaliers d'Arles montre qu'ils travaillaient pour les séculiers de l'église de Rome, alors que les Templiers en étaient totalement indépendants...

    Alors pour ce qui est d'Arles, l'Ordre des Hospitaliers ne fut-il qu'une sorte d'agence immobilière du Saint - Siège ? Pour eux, le vent va tourner aprés 1210... Nous aurons l'occasion d'en reparler !

 

C'est dans les archives du département des Bouches du Rhône, que se trouve la réponse et que sont conservés les actes notariés de l'Ordre des Hospitaliers d'Arles ...

Classés en vrac, nous les avons inventorié et remis dans l'ordre chronologique; en voici les résultats ... Les premières décisions prises en faveur des Hospitaliers du Pays d'Arles sont prise en 1114 :

« Raimond Bérenger III, comte de Barcelone et Provence, et son épouse Douce, exemptent du droit de péage (teumitum) le radeau de l'Hôpital sur la Durance ». (fº 74r).


  

 

Puis : « Raimond Bérenger III, comte de Barcelone et Provence, et son épouse, avec l'assentiment des nobles arlésiens, exemptent les frères de l'Hôpital du droit de tonlieu à St. Gilles ainsi qu'à Orgon. » (fº 73v-74r).




C'est ensuite la donation du futur siège des Hospitaliers par l'archevêque d'Arles Atton de Bruniquel entre 1116 et 1119, au Frère Gérald (Gérald ou Gérard, fondateur de l'Ordre, mort en 1119-1120) devant le témoin Pierre de Barcelone, Prieur de Saint Gilles de 1116 à 1119 :

« Donation à l'Hôpital par Atton, archevêque d'Arles (de 1115 à 1126), de l'église Saint Thomas à Trinquetaille. Gérald, hospitalier, la recevant au nom des frères ». (fº 73r)...

 

A cette même époque, l'Ordre rachète pour une misère les terres autour de leur siège : Guillaume Arbert vend pour la somme de quarante sous à Gérald Hospitalier, sa propriété qui est située près de l'église St. Thomas, « iuxta cornum ». (fº 74v). Pons étant prieur de la commanderie de St Gilles de 1111 à 1116.

 

 

 

Puis c'est le début des acquisitions des terres du bas de la rive gauche du Rhône et de la Crau... Tout semble commencer vers le 12 aout 1131, avec le don d'un certain Francou ARTAUD (alias Franconi ARTALDI), présenté comme un cousin germain d'un certain Gérald de Graveson, de diverses terres de camargue en général et des salines de Fournelet (Fomalés) en particulier pour le secteur qui nous intéresse :

 

Le 28 mars 1144 Raymond de Montredon , archevêque d'Arles,  - totalement dévoué à l'Eglise de Rome, il fut d’abord chanoine de la Cathédrale de Nîmes, puis Archidiacre à Béziers, il devient évêque d’Agde, puis enfin, archevêque d’Arles à la fin de 1142 (il meurt en 1155). Une lettre de Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, au pape, en 1148 nous apprend qu’il était né dans le diocèse de Nîmes, qu’il fut destiné de bonne heure à l’état écclésiastique et offert par ses parents à la cathédrale de Nîmes dont il devint Chanoine - confirme la donation de leur siège aux Hospitaliers... « Confirmation par Raimond de Montredon, archevêque d'Arles, de la donation à l'Hôpital de l'église St. Thomas par ses prédécesseurs Atton et Bernard Guérin. (fº 77r).

En septembre 1150, Raymond, comte de Barcelone, et son neveu Raimond Bérenger III, comte de Provence, concèdent à l'Hôpital le village de St. Michel de Puy Moisson et tout son finage.
De plus, ils concèdent aux Hospitaliers le droit d'hébergement dans toutes les villes et tous les châteaux de Provence, ainsi que le droit de ramasser du bois mort dans la forêt de pins (silva pinencha) de Camargue. Enfin, il les exempte des droits de péage, (fº 50v)


       

En octobre 1182 : Renaud Amiel donne pour le salut de son âme, de celle de sa femme Rixende et de son fils Hugues Amiel, tout ce qu'il possède au Mas Thibert et un pâturage à La Motte. Il garde l'usufruit de ces terres que l'Hôpital possédera en toute propriété à sa mort, (fº 28r).

  


 

En octobre 1183 :

Bertrand Guitberg vend à Jean Escazole, pour la somme de vingt cinq sous régaliens, la moitié de la tâche, de la dîme, et tous les droits qu'il avait sur le pré que Jean possède à la Vernède avec Michel, du même sang que lui, et ses soeurs. Ce pré s'étend d'un côté jusqu'au Rhône, et de l'autre touche aux marais, (fº 36v).

Novembre 1184: Bertrand de Rosanet renonce à tous ses droits sur la maison que Calva de Sest avait donnée à l'Hôpital par son intermédiaire, et sur le pré du mas Thibert vendu antérieurement à l'Hôpital. (fº 21r-v).

 

 

En mai 1186 : Procès entre Pierre Foulque et l'Hôpital, représenté par Guillaume Avostenc, commandeur, au sujet de terres vendues autrefois à l'Hôpital par Pierre Foulque, terres situées au Tor d'Enséric et au lieu-dit « Mandole ».
Après audition des témoins, l'Hôpital est reconnu légitime possesseur des terres achetées et Pierre Foulque condamné à verser à l'Hôpital une amende de vingt sous, (fº 37v-38r)

 

 

 


       

 

Le 28 décembre 1188 : Bertrand Guitberg vend pour la somme de quatorze cents sous raimondins (dont treize cents neufs, et cents anciens), et pour un boeuf, à Guillaume Avostenc, commandeur de l'Hôpital, tout le domaine qui s'étend depuis Mas Thibert jusqu'à la Vernède : un pré et ses dépendances. Il concède les droits de seigneurie qu'il détient sur ce pré et ses dépendances, non pour de l'argent, mais pour le salut de l'âme de son père et pour la rémission de ses péchés. Raimond Guitberg, fils de Bertrand Guitberg, approuve cette vente, (fº 36r).

 

En 1189 : Geoffroy Guillaume, avec l'accord de sa femme Alamanna et de son fils Guillaume de Aisonato, vend pour la somme de huit cent soixante sous raimondins, à Guillaume Avostenc, commandeur de l'Hôpital, ce qu il possède entre le domaine de Mas Thibert et Raseiam : le tiers du pré qui a été partagé avec Bertand Guitberg, et le quart de la condamine qui a été partagée avec Pierre Raimond de la Tour; le tout est délimité par le Rhône et les Tamargueriis. (fº 32v-33r).

En Janvier 1192 : Bernard Guillaume, Guillaume de Valleflor et Hugues Raimond, concèdent à perpétuité, pour la somme de soixante sous raimondins, à Guillaume Baile, commandeur de l'Hôpital, tous leurs droits sur leur part de l'héritage laissé par leur oncle défunt, Hugues de la Lande, soit que cette part leur revienne par l'intermédiaire de leur mère, soit qu'elle leur revienne directement. A savoir, le domaine qui s'étend depuis Feude jusqu'à la condamine de Bertrand de la Tour, depuis le Rhône et la condamine de Bertrand de la Tour jusqu'au fossé d'Escalfa et au fossé d'Estolfat, et jusqu'à la Crau.
En particulier, ils concèdent la terre que Guillaume Martin obtint jadis de l'Hôpital, à savoir celle que les Templiers détiennent. (fº 35v).

Ce même mois, Douce Rapin et Hugues, son fils, vendent pour la somme de six livres raimondines à Guillaume Baile, commandeur de l'Hôpital, le domaine tout entier et tous les droits qu'ils détiennent à présent, et ceux qu'ils détiendront à l'avenir sur la succession de Béranger d'Aix. (fº 35r-v).

En 1194 : Raimond de Fos donne en accapte à Jacques, commandeur de l'Hôpital, pour la somme de mille sous raimondins, deux coussous, dont l'un s'appelle Fossa et l'autre Molledal, et autant de terres en friche, proches de prés qu'il possède à l'endroit dénommé Cocullus, que Raimond Malaossa jugeait valoir un cens de dix sous de la monnaie qui a cours à Fos, payables à Noël.
Ces deux pâturages seront libres de tout droit d'usage et de toute redevance attachée à leur jouissance à condition que les autres seigneurs de Fos veulent bien ne pas lever sur eux les redevances qu'ils ont le droit, dans une certaine mesure, de prélever. S'ils s'en abstiennent, Raimond de Fos s'abstiendra de son côté de lever les redevances auxquelles il a droit sur les pâturages qu'ils possèdent, (fº 36v-37r)

 

Mars 1194 : Pierre Paganus, pour le salut de son âme et pour celui des âmes de sa parenté et pour la « confrérie », fait don à Jacques, commandeur de l'Hôpital, de la moitié du fossé Paganus situé en dessous de Mas Thibert, dans les étangs de sel. (fº 36r-v). Le même mois, Guillaume Porcelet donne, pour le salut de son âme et pour son frère Porcellus qui a pris l'habit d'Hospitalier, un pâturage appelé colobriz situé dans la Crau, et il renonce aux redevances que l'Hôpital lui versait pour les terres de Seneberias et pour l'île située en face du Mas Thibert, que son frère Porcellus avait donnée à l'Hôpital à son entrée dans l'Ordre. (fº 27v-28r).

 

Le 2 avril 1194 : Bertand de Rosanet renonce à tout ce qu'il possède dans la maison du Bourg que Calva de Sest tenait de lui, et à tous ses droits sur les domaines compris entre Galignan et La Vernède : terres, eaux, près, bois, chasses, pêcheries, ainsi que sur une vigne située à Colonnes entre les vignes de l'Hôpital, (fº 29r).

 

En mai 1194 : Guillaume Porcellet et son frère Porcellus, donnent en accapte à Jacques, commandeur de l'Hôpital, contre la somme de quatre cent vingt sous raimondins et un cens annuel de deux setiers d'orge, l'île qui s'est formée devant Mas Thibert ainsi que toutes les îles qui viendront à apparaître, quelle que soit la cause de leur naissance, entre les deux rives du Rhône qui longe le terroir de Feude jusqu'à la terre qui appartint à Pierre Raimond de la Tour, (fº 34r-v)

Juin 1194 : Pierre de Vérune vend, pour la somme de quatre mille sous raimondins à Jacques, commandeur de l'Hôpital, le domaine qui s'étend, en longueur, de l'extrémité du terroir appelé Feude jusqu'au fossé Paganum; en largeur, du Rhône jusqu'à la Crau; sur une autre largeur, des anciens fossés qui bordent la condamine qui appartint à Hugues Itier de Marseille jusqu'aux étangs de sel. Sont compris dans la vente, la « lone de Taramars » et tout ce qu'il possède jusqu'au terroir de Vernède.
Pierre de Vérune, Pierre Foulque et les autres seigneurs de Mauperthuis ont reconnu avoir vendu à Jacques, commandeur de l'Hôpital, la moitié du domaine qui a été délimité ci-dessus. Dans cette vente ne sont pas compris certaines terres et marais salants. Mais Pierre de Vérune concède à l'Hôpital ce qu'il possède de marais salants aux « Cinsanigarum », et cela jusqu'à la Crau. Si les eaux se retirent des marais concédés, ce qui entraînera leur dessèchement, le sol qu'elles laisseront à découvert appartiendra à l'Hôpital, (fº 34v-35r)

Octobre 1194 : Bertrand de la Tour est reçu comme « donat » par l'Hôpital. A cette occasion il procède à un échange de ses domaines de la Vernède contre des terres situées au Plan du Bourg qui appartiennent à l'Hôpital. (fº 42r-v).

 

Mai 1195 : Poncia, fillle de Rainoard Millac, vend pour la somme de trente sous à Jacques, commandeur de l'Hôpital, tous ses droits sur le pré Gaudin : Cf. nº 153. (fº 32r-v)

 

Juillet 1195 : Guillaume Porcellet donne à l'Hôpital, en gage d'un emprunt de neuf cents raimondins vieux, ses pâturages de Galignan pour les quinze années à venir. Chaque année de jouissance de ces terres étant évaluées d'un rapport de soixante sous, la dette de Guillaume sera amortie au terme de ces quinze ans. Si pendant cette période il veut utiliser ces pâturages pour ses bêtes il lui faudra verser à l'Hôpital quatre livres et dix sous par tête. (fº 28r-29r).

 

Août 1195: Cécile vend pour la somme de trente sous raimondins, à Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, tous ses droits sur le pré Gaudin et tous ceux qu'elle détient sur une terre située à Mas Thibert.
Poncia, soeur de Cécile, à la demande d'Arnaud de Champagnol, reconnaît avoir vendu pour la somme de trente sous raimondins, tout ce qu'elle possédait dans la totalité du terroir de Mas Thibert, et reconnaît avoir vendu cela de la même façon que Rostaing de Borrian, Raimond Bérenger et sa mère, qui ont aussi vendu à l'Hôpital tout ce qu'ils possédaient dans ce terroir. (fº 32r).

 

En avril 1196, Guillaume Rainaud SART vend à Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, tous ses droits sur le Mas Thibert, depuis le bois qui appartenait jadis à Bertrand Guitbert jusqu'à Vernède. (fº 33r-v).

 

Au mois d'octobre, Rappel des conditions contenues dans la pièce précédente, qui ont été respectées. Bertrand de la Tour renonce à ses droits sur la terre du Plan du Bourg, en échange d'une maison située près de l'église Ste Croix que lui donne l'Hôpital, (fº 43r).

 

Décembre 1196 : Raimond, Bernard, Hugues, et leurs trois soeurs, reconnaissent que leur père Raimonet Dodon, de Tarascon, a vendu à l'Hôpital, il y a de cela quinze ans, pour soixante sous raimondins anciens et vingt sous de Melgueil, les douze deniers qu'il recevait de Bertrand de la Tour pour une terre située à la Vernède, que ce dernier tenait de lui. (fº 42r).

Février 1197 : Raimond de Montolieu, pour la somme de trente sous raimondins, vend à Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, tous les droits qu'il détient sur le pré Gaudin. Cf. : nº 152. (fº 33v).

De même, Bertrand de Rosanet, à la demande d'Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, reconnaît avoir vendu à Guillaume de Alvernico, commandeur de l'Hôpital, le pré qu'il possédait au Mas Thibert, pour la somme de quatre livres de Melgueil, et la vigne qu'il possédait à Colonnada située dans le domaine de l'Hôpital, pour la somme de quarante sous de Melgueil. Le pré ci-dessus est délimité à l'ouest par le pré qui appartint à Pierre Godefroy, et à l'est par le bois appartenant à l'Hôpital.
Et si il possède quelque droit que ce soit sur la maison que possède l'Hôpital et qui appartint à sa tante Calve, située près de la maison de Godinel, il le vend à Arnaud, commandeur, pour la somme de vingt cinq sous raimondins.
Il reconnaît avoir reçu de Guillaume Avostenc, Guillaume Baile et de Jacques, commandeurs de l'Hôpital, vingt cinq sous. Il y a quarante ans. (fº 34r).

En avril 1197 : Douce, femme de Geoffroy Rapine, avec le consentement de son mari et de ses fils Pierre Guillaume et Hugues, vend tout ce qu'elle possède dans le terroir du Mas Thibert, et le pâturage de Côte Neuve, pour la somme de quatre mille sous et les possessions de l'Hôpital dans le domaine de Béranger d'Aix. (fº 30v).

En mai 1197 : Bertrand de la Tour déclare avoir vendu à Guillaume Avostenc, commandeur de l'Hôpital, le domaine tout entier de la Vernède, qui lui avait été attribué à la suite du partage des biens laissés par son père, et avoir reçu en échange la somme de trois mille cinq cents sous raimondins, deux paires de boeufs dressés, deux paires de boeufs non dressés et un jeune cheval. Maître Jacques, répondant de Bertrand de la Tour s'est vu remettre l'argent et les bêtes.
Ensuite a eu lieu la prise de possession de ce domaine par l'Hôpital.
Mais un parent de Bertrand de la Tour, Pierre Rainaud, intervient deux mois après cette vente, et le met en rapport avec Guillaume de Soliers, commandeur du Temple, qui promet de verser mille sous d'achat pour le domaine en question et avoir la jouissance de ce qu'il produit, dont le quart reviendrait à Bertrand de la Tour. Mais celui-ci n' a pas encore reçu l'argent promis par le Temple, (fº 41v — 42r).

 

 

 

23 mai et octobre 1197 : Compte-rendu de séances du procès opposant l'Hôpital au Temple, au sujet de l'honneur de la Vernède, héritage des seigneurs de la Tour, (fº 39v — 41v).

 

En décembre 1197 : Raimond Béranger Roux, à la demande d'Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, reconnaît que dame Garsens, sa mère, a vendu pour la somme de vingt cinq sous, à Jacques qui était à l'époque de la vente commandeur de l'Hôpital, tous les droits qu'elle détenait sur le pré Gaudin. Cf. nos supra.
Raimond Béranger Roux vend pour la somme de trente sous raimondins tous ses droits sur la dite propriété, (fº 33r).

 

Janvier 1198 : Procès entre l'Hôpital et le Temple, représentés par leurs commandeurs, devant Imbert d'Eyguières, archevêque d'Arles, au sujet de l'honneur de la Vernède cédé par Bertrand de la Tour (cf. nº 171) à la fois à l'Hôpital et au Temple. L'Hôpital obtient gain de cause, (fº 38r — 39r).

 

En juillet, septembre et novembre 1198 : séances du procès opposant l'Hôpital au Temple, au sujet de l'honneur de la Vernède, héritage des seigneurs de la Tour, (fº 39v — 41v)

Juin 1197 : Jean Gaudin et sa soeur Gilia, avec l'accord de son mari Guillaume Maistre, vendent à l'Hôpital leur part, à savoir le quart du pré qui se trouve dans le terroir de Mas Thibert et qu'ils possèdent au nom de l'Hôpital. Ils ont accepté, comme prix de ce pré, cent sous raimondins neufs. Si ce pré valait plus, ils font don à l'Hôpital de la différence. Argentia, mère de Jean Gaudin et de Gilia, donne son accord. (fº 31r-v).

 

 

En octobre 1198 : Imbert d'Eyguière, archevêque d'Arles, et ses frères Pons et Pierre d'Eyguière, renoncent aux droits qu'ils avaient sur les terres du Mas Thibert, données à l'Hôpital par Renaud Amiel : Cf. nº 137. Pour cette renonciation Pons et Pierre d'Eyguière ont reçu chacun cinquante sous raimondins et un boeuf. En outre Pierre d'Eyguière accorde le droit aux Hospitaliers de faire paître dans ses pâturages leurs boeufs lorsqu'ils laboureront leurs terres situées dans le terroir de Cazan. (fº 28r).

 

Au mois de mars 1199 : Jugement en appel de l'affaire précédente : cf. nº 172, qui se termine au bénéfice de l'Hôpital, le Temple renonçant définitivement à ses prétentions, (fº 39r-v).

 

En juillet 1199 : Litige entre Raimond de Montolieu d'une part, et d'autre part Bertrand de la Tour, son frère, et l'Hôpital au sujet de l'honneur de la Vernède, héritage de leur père, Pierre-Raimond de la Tour.
Bertrand refait l'historique du partage entre les quatre fils, et reconnaît avoir cédé se part à l'Hôpital. Il renouvelle cette cession que ses trois frères approuvent, deux d'entre eux — Guillaume de la Tour et Raimond de Montolieu — recevront un dédommagement, (fº 37v — 38r)

 

En avril 1201 : Témoignages rendus par devant Imbert d'Eyguières, archevêque d'Arles, que Bertrand de la Tour, présent, a publiquement et solennellement fait don de tous ses biens à l'Hôpital avec promesse d'entrer dans l'Ordre. (fº 39v).

 

En juillet 1201 : A la demande de fr. Pierre de Salvian, de l'Hôpital, Bertrand de la Tour reconnaît avoir reçu de l'Hôpital six cent soixante sous raimondins, trente sept setiers de millet, cinq setiers et une éminée d'orge. Il reconnaît qu'après ces dons, il a définitivement renoncé à réclamer quoi que ce soit à l'Hôpital. (fº 41v).

 

Le 25 août 1201, Adalaïs Porcellet élit sépulture dans la maison de St. Thomas de l'Hôpital, qui reçoit d'elle une « faïssa » de pré située à Bagnolet près de la tenure achetée par l'Hôpital à Guillaume Porcellet.
Suivent les autres clauses du testament, (fº 43v).

 

En novembre 1205 : Hugues Rapin, à la demande de Raimond de Mont-Pesat, commandeur de l'Hôpital de St. Thomas, déclare solennellement que Douce, sa mère, Geoffroy Rapin, son père, Pierre Guillaume Rapin, son frère, et lui-même, Hugues Rapin, ont vendu, il y a vingt quatre ans, pour la somme de quatre mille sous melgoriens, à Guillaume de Alvernico, commandeur de l'Hôpital de St. Thomas, tous les droits qu'ils détenaient sur Masthibert et ses dépendances, ainsi que sur le coussou de Coteneuve et dépendances.
Pour avoir consenti à faire cette déclaration solennelle, Hugues Rapin reçoit de l'Hôpital la somme de trois cents sous raimondins.
Guillaume Bernard, fils d'Hugues Rapin, confirme ce qu'a déclaré son père. (fº 72r-v).

Le mois suivant : Défilé de témoins assermentés qui confirment ce qu'a solennellement déclaré Hugues Rapin dans la charte précédente. (fº 72v).

 

En novembre 1206 : Amiel de Fos donne en accapte à l'Hôpital deux coussous qu'il posssède dans la Crau, dits du Tor de las Erras, et de Cogol.
En contre-partie, chaque année à Noël, l'Hôpital lui versera une redevance de cinq sous et lui remet « nomine precii » la somme de deux mille deux cents sous régaliens couronnés, (fº 71v).

Avant le 29 septembre 1208, Calve Tirasse vend à l'Hôpital pour une durée de cinq années et pour la somme de six livres raimondines neuves, tout ce que produit son coussou de Pélopastors. (fº 77r-v).

 

En septembre 1209 : Joziane, au nom de son mari Felguérias, et au nom des siens, vend à l'Hôpital pour la somme de six livres raimondines neuves et pour une durée de quatre ans, à partir de la St. Michel, sa part, c'est-à-dire la moitié des pâturages du coussou de Molaria situé entre le coussou de Colobriz, celui de Las Aradas et celui de Tor de Las Eiras.
Au cas où elle vendrait à quelqu'un d'autre sa part, avant que le délai stipulé dans le contrat ne soit écoulé, elle s'engage à verser à l'Hôpital quarante sous pour chaque année de perdue correspondant à l'usufruit annuel de cette part, (fº 68r-v).

 

En décembre 1209 : Litige entre l'Hôpital et Bertrand Cotaron, et ses neveux Martin et Rostaing, au sujet du domaine qui est situé dans le finage de Mas Thibert au Tort d'Enséric. Le domaine en litige a été jadis vendu à l'Hôpital par Guillaume Rainaud Sart.
Bertrand Cotaron et ses neveux prétendent que la moitié du domaine en question leur revient, ce que la partie adverse conteste. Les deux parties s'entendent sur le compromis suivant : Bertrand Cotaron et ses neveux, Martin et Rostaing, cèdent leurs droits contre une paire de bons boeufs à chacun, (fº 68v — 69r).

Le 30 septembre 1210 : Pellegrin, son épouse Stéphanie, et Joziane la soeur de Stéphanie, vendent à l'Hôpital pour la somme de onze cent vingt sous raimondins neufs le coussou de Molaric, situé dans la Crau et délimité à l'Ouest par le coussou des Arades, à l'Est par un coussou qui appartient à l'Hôpital, autrefois à Guillaume Porcellet et dénommé Colobriz, au Sud par le coussou de Tors des Eires qui appartient à l'Hôpital, au Nord par le coussou de Génairac. (fº 78r-v)

 

 

Le 11 décembre 1210 : Sacristane, de la famille des Porcellets, renonce en faveur de l'Hôpital à sa part de droits — le quart — sur les entrées au port d'Arles, (fº 56v).

 

 

 

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