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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 05:49

  Pour maintes raisons, et certainement depuis la nuit des temps, le site de la Montagne des Cordes reste dans la mémoire collective, un lieu chargé de mystères... Essayons d'y voir un peu plus clair... 

 

Situé au Nord de la ville d'Arles, la Montagne des Cordes faisait partie intégrante du massif Montmajour - Castelet. Avant même les débordements des Durançoles venant de Saint Gabriel (à l'ouest des Alpilles), l'ensemble de ce massif, était d'un seul tenant, tant il est vrai qu'à la hauteur de Saint Gabriel (l'ancien Ernaginum), les archéologues ont trouvé des vestiges à une profondeur de 3.50 mètres ! Dans toutes nos analyses du site, on doit donc considérer que le sol "originel" de la plaine du Trébon se situe vers cette profondeur...

Mais si un tel raisonnement était vrai à l'époque romaine, on peut se demander jusqu'à quelle époque le massif Montmajour - Cordes - Castelet est resté ce massif à part entière de l'ouest des Alpilles, avant même de devenir un ensemble d'îlots...

Ce raisonnement est parfaitement  illustré par la carte géologique ci - dessous (Leveau, Provensal et leurs équipes) :

 

  geologie bas-rhône 001

 

Ce qui pour notre propos s'illustre ainsi (encore que les universitaires n'ont pas établi la jonction pourtant évidente du moulin de la Calade à Montmajour) :

 

ilots-des-alpilles-001.jpg

 

 

      Dans l'antiquité, les crises hydrologiques du fleuve  sont établies ainsi :

 

crises-hydrologiques-001.jpg

 

C'est à la fin de l'Antiquité tardive (VIIIème siècle), que l'eau commence à isoler par le nord le groupe géographique Montmajour - Cordes - Castelet, à ce détail prés, c'est qu'entre Montmajour et Cordes, le sol originel est plus haut que celui de la plaine du Trébon... Aprés le VIIIème siècle, les deux "îles" de Montmajour et Cordes, sont donc toujours accolées et forment entre elles une sorte de vallon dont les points les plus bas sont représentés de nos jours par le canal de la Vidange et le marais de Chiavary ... Ce n'est qu'aux Xéme et XIIIème siècle que l'on trouve dans les documents des mentions "isles", et qu'on sait que Montmajour et Cordes ne sont accessibles que par bateau...

 

Nous verrons plus loin que le rivage sud du massif Montmajour - Cordes, était alors à une date encore indéterminé, longé par le marais des Baux...

 

 

 

 

 

montmajour-cordes 001

  Montmajour, Cordes, Castelet 

 

 

  montagne-de-cordes-001.jpg

  Vue aérienne de la Montagne des Cordes 

 

 

 

 

  La célèbre hypogée  dite "la grotte des fées"  ou "épée de Roland" 

 

 

  Vue aérienne rapprochée.

    La grotte dans son environnement

 

Une partie du territoire d’Arles, du coté nord et nord-est est appelée vulgairement « le Trébon » , terme utilisé actuellement. D’anciennes cartes nommaient cet endroit, « le très-bon », en réalité cette zone est très fertile pour les cultures depuis de nombreux siècles. Les fréquents débordements du Rhône, ont depuis toujours recouvert cet endroit de limon riche en sédiments. La dernière inondation date de 2003.

 

 A l'Est, les terres comprenant les collines de Montmajour, Castelet, Cordes, et plus au Sud celle d’Arles furent depuis l’antiquité jusqu’au 17 eme siècle, des îlots entourés d’eau du fleuve et des bras venant de la Durance appelés « Durançoles ».

 

Plusieurs tentatives d’assèchement, sans grand résultat ont eu lieu essentiellement sous l'égide des moines de Montmajour. Ce n’est que depuis le milieu du 17 eme siècle époque des grands travaux d’assèchement (1642/1652) confiés à l’ingénieur Hollandais Van Ens, que l’on peut admirer, les terres cultivées.  

 

Ces collines, boisées ou les hommes de la préhistoire chassaient, campaient, pêchaient, et prirent de l’ampleur. Ils creusèrent dans les collines de vastes hypogées funéraires, qui sont encore visibles pour la plupart.

 

Elles sont au nombre de 5, la grotte des fées  est le plus impressionnant des hypogées provençaux, mais il en reste 4 autres, dissimulés dans les environs. Ceux de Coutignargues, de Bounias, de la Source et du Castelet. Seule, l’hypogée de Coutignargues s’enfonce dans la terre meuble et non, comme les autres, dans le rocher.

 

 

 

La colline de Cordes , la "Gordion" dite des Alpilles

 

 

 

Au niveau mythologique, elle est rattachée à la légende des Monts Gordoyens bibliques et mésopotamiens concernant le déluge, ainsi qu’à Cordoue en Espagne, à l’antique Gordion de Ator l(e Noè Basque du mont Bego), à Gordes sur le Ventoux, et à Gordion capitale des Briges* en Phrygie (Anatolie).

 

Elle est rattachée également à tous les lieux dont la racine vient d’un mot gordoyen comme par exemple Gordolan, Gwon.

 

Sur la colline, il n’y a pas de plateau proprement dit, la surface de la colline étant fortement inclinée vers le sud-est. Cette colline, était autrefois, une île du lac Scamandre transformé depuis le moyen age en marécages.

 

La Montagne des Cordes fut occupée par les Ségo- Briges*de Provence, elle fut un « sanctuaire druidique » sur cette île à l’époque pré gréco-romaine.

Ce lieu est connu sous le nom de la montagne de « Cordou », l’antique Gordes des Alpilles. Le mot Corde en Basque signifie «  le lieu secret » , le basque est une langue agglutinée de la Préhistoire des Ibéres, Ligures et Briges. C’est par la suite que se développera une langue internationale celto- sémite, d’où sortira le sanscrit et les langues actuelles dites indo-européennes.

Le lieu fut occupé par les Sarrasins venus d’Espagne, de 736 à 798 , ils y créèrent une acropole fortifiée. La Montagne fut la propriété des Abesses de Saint Cézaire puis des moines de Montmajour

 

 

La visite du site en 1835, de Prosper MERIMEE

 

 

    " Il n'est pas douteux que la pente douce, le seul côté accessible, ait été fortifiée autrefois. On y voit encore les restes d'une muraille qui se prolonge sur tout le flanc de la montagne, et vient aboutir aux escarpements naturels de rochers qui la rendent inattaquable de tous les autres points. Du temps où écrivait Anibert, 1779, ce mur était encore élevé de quinze à vingt pieds. Il s'en faut de plus de moitié aujourd'hui qu'il soit aussi haut. L'appareil est fort irrégulier, composé de pierres de toutes dimensions, liées entre elles par un mortier peu solide. A sa base, le rempart a plus de six pieds d'épaisseur, mais il se rétrécit progressivement à mesure qu'il s'élève. Je n'ai pas trouvé de vestiges de son couronnement qui existait en 1779, et j'ai eu quelque peine à reconnaître les deux tours que M. Anibert a décrites. Au sommet de la colline, près des escarpements du nord on voit une caverne taillée de main d'homme dans le roc calcaire, et dont la direction s'étend de l'ouest à l'est. On y descendait autrefois par un plan incliné obstrué aujourd'hui par des éboulements et d'épaisses broussailles. C'est par une ouverture latérale qu'on y pénètre aujourd'hui. Sa profondeur moyenne est d'environ dix pieds et sa longueur de soixante-quinze. Au bas de la descente, on trouve une espèce de vestibule, taillé à pic et à ciel ouvert, dont le plus grand diamètre perpendiculaire à l'axe du souterrain, est d'une trentaine de pieds. Ses deux extrémités s'arrondissent en demi-cercle. Vis-à-vis a la descente, et au milieu de ce que j'ai appelé vestibule, on a pratiqué une espèce de porte cintrée assez semblable à l'ouverture d'un four. La terre que la pluie fait tomber dans cette excavation a tellement exhaussé le sol, qu'on ne peut entrer qu'en rampant dans le corridor où conduit cette porte. Son autre extrémité aboutit à la chambre principale de la caverne.

 

Celle-ci, du côté du couchant, est taillée en demi-cercle ; puis les parois reprennent une direction rectiligne en se rapprochant l'une de l'autre jusqu'à l'extrémité orientale qui est coupée carrément. Ces parois sont taillées dans le roc un peu obliquement, en sorte que le haut surplombe le sol de la caverne.

 

De grosses pierres plates lui servent de toit ; quelques-unes la traversent perpendiculairement comme un pont jeté sur un fossé ; mais la plupart, posées à plat de chaque côté se réunissent au milieu et s'appuient l'une sur l'autre, leur poids et la portion qui repose à terre suffisant pour les maintenir solidement. Quelquefois une troisième pierre porte sur deux autres en encorbellement sur les parois latérales de l'antre. Bien qu'aucune de ces pierres n'ait été taillée, elles sont ajustées assez exactement pour que leurs interstices ne laissent pénétrer qu'une faible lueur. L'intérieur du souterrain est travaillé avec quelque soin et les parois sont si parfaitement polies, qu'on n'y aperçoit nulle part la trace du pic ou du ciseau.

 

Voici les dimensions (en pieds) de la grotte de Cordes :

 

Longueur totale, de la porte du corridor à l'extrémité de la caverne : 75.

 

Longueur du corridor : 16 1/2

 

Largeur de la caverne au débouché du corridor : 12

 

     à l'autre extrémité : 5

 

Hauteur du sol au toit : 10

 

Largeur du corridor : 6

 

Longueur du vestibule : 30

 

Largeur du vestibule : 9

 

Longueur de la descente : 10

 

Largeur de la descente : 8

 

On a comparé le plan de la grotte de Cordes à une croix ou bien à une épée (le corridor formant la croisée), et l'on a même cherché à tirer des conclusions de cette forme, que l'on interprétait différemment, tantôt comme indiquant une destination religieuse, tantôt comme rappelant un souvenir de conquête. M. Anibert réfute victorieusement ces deux opinions, et une troisième qui fait une citerne de ce souterrain beaucoup trop élevé pour avoir jamais servi à cet usage.

 

Croyant voir une simultanéité de travaux entre la grotte et la muraille, il conclut que la colline de Cordes a servi de place forte aux Sarrasins, que la muraille défendait le seul endroit accessible, et que la grotte creusée par eux était le magasin où ils renfermaient les objets précieux que leurs excursions mettaient en leur pouvoir. L'analogie du nom de Cordes avec celui de Cordoue, capitale des Maures d'Espagne, lui a fait penser que la colline devait son appellation à la horde musulmane qui s'y était établie.

 

Le séjour des Sarrasins dans les environs d'Arles, au commencement du VIIIe siècle, est bien avéré.   La position très militaire de Cordes devait naturellement frapper leurs chefs, et il n'est nullement improbable qu'ils s'y soient retranchés et qu'ils en aient fait un campement permanent pour y mettre en sûreté leurs malades, leur butin, et tenir en bride par une garnison la population chrétienne du voisinage. La muraille, qui certainement a été élevée pour défendre l'accès de la montagne, est peut- être leur ouvrage, et l'étymologie du nom de Cordes ne manque pas de vraisemblance.

 

Mais il me semble impossible d'admettre que la muraille et la grotte soient contemporaines. Comment supposer que des soldats toujours sur le qui vive en pays ennemi, aient pris la peine de creuser péniblement un souterrain, puis de le recouvrir d'énormes pierres, tandis qu'un ouvrage en maçonnerie eût été infiniment plus expéditif, et beaucoup mieux approprié au but qu'ils se proposaient. Je sais bien qu'on peut dire que les Maures donnèrent la préférence à une excavation afin de dérober aux gens du pays le secret de son existence, pour en faire une cachette, où ils auraient enfoui les objets trop lourds pour être emportés dans une retraite précipitée.

 

Mais on peut objecter qu'il était bien difficile, sinon impossible, de faire en secret un travail aussi considérable, et qu'en supposant même qu'il eût été exécuté à l'insu des gens du pays, un déserteur ou même un prisonnier aurait suffi pour en révéler la connaissance. Un trou en terre, fait pendant une nuit, eût été bien préférable, et quant aux dimensions de la grotte de Cordes, on peut dire qu'elles sont trop petites pour renfermer un butin considérable, et trop grandes si elle n'a été destinée qu'à serrer de l'argent ou des objets très précieux. On l'appelle dans le pays la Grotte des Fées, et ce nom m'a paru remarquable, parce qu'on le donne en général aux monuments druidiques. Le toit est absolument semblable à ceux des dolmens, et le plan général de l'excavation offre de l'analogie avec ces prodigieuses constructions de nos ancêtres.

   
Il y a pourtant une immense différence entre une galerie creusée dans le roc, dont le toit est à fleur de terre, et les pierres énormes s'élevant à la surface du sol, qui forment les murailles des dolmens. Ces derniers sont en général ouverts à l'est ; ici c'est le contraire. Toutefois, il me paraît plus probable d'attribuer à un peuple encore sauvage et à une époque de barbarie complète la construction de ce singulier monument, que d'y voir l'ouvrage d'une troupe de pillards armés pendant une invasion passagère.

 

Une observation qui a échappé à M. Anibert, et que j'ai été à même de faire, ainsi que plusieurs antiquaires qui ont visité Cordes avec moi, c'est que la colline est couverte de débris de ces larges tuiles qu'on appelle sarrasines en Provence, et qui paraissent de fabrique romaine. Un de nous trouva un fragment très reconnaissable d'une de ces meules de lave, si communes aux environs de tous les établissements romains. Je ne prétends tirer aucune conclusion de ces faits. Le rempart que j'ai décrit ne ressemble en rien aux murailles romaines, et la présence de fragments de briques et de meule ne prouverait rien contre l'hypothèse d'un camp retranché élevé par les Sarrasins. Soldats et conquérants, il est probable qu'ils devaient avoir recours pour leurs besoins à l'industrie des vaincus ; et, au VIIIe siècle, les arts de la Provence n'étaient encore que des souvenirs de la civilisation que les Romains y avaient introduite".



 

  LES VISITES D'ANIBERT EN   1779

 

 

  Voici un résumé des différentes visites faites par ANIBERT sur le site de la Montagne ...  Il a l'avantage d'avoir pu rassembler les témoignages de quelques moines de Montmajour et nous apporte en particulier plus de précisions sur la botanique spécifique à la Montagne et les différentes constructions du lieu...

 

LA BOTANIQUE DU "JARDIN DES FEES" OU "DES SORCIERES" ?

 

Sur cette colline où la végétation est dominée par la guarrigue, ANIBERT nous signale l'existence en bas et à l'Est de la Montagne, d'un énigmatique "jardin des fées" dans lequel on trouvait en abondance  deux plantes extrémement toxiques et  utilisées par les moines dans la pharmacopée de l'époque :

 

La Sabine (Genevrier fétide

 

Famille des cupressaceaes, c'est une variété de genévrier (Junipérus Sabina),  Arbuste, conifère d'une hauteur maximum de 4 m , exposition au soleil . Elle a la spécificité d'être très toxique, pour ne pas dire mortelle.
On la trouve dans les régions du monde suivantes : Asie Mineure, Balkans, Caucase, Europe, Bassin méditerranéen, Centre Europe, Proche-Orient, Nord Europe, Sud-est Europe, Sud Europe, Turquie.

La plante tiendrai son nom "Sabine"  de Joseph Sabine, botaniste anglais passionné toute sa vie d'histoire naturelle, Joseph Sabine est l'un des premiers membres de la Société linnéenne de Londres, fondée en 1788. Il est secrétaire honoraire de la Royal Horticultural Society de 1810 à 1830 et trésorier et vice-président de la Société zoologique de Londres. Il devient membre de la Royal Society en 1799. Il reçoit la médaille d'or de l'Horticultural Society en 1816.

Usages médicinaux : Plante médicinale connue depuis l’antiquité la sabine est une espèce prisée des apothicaires et a fait l’objet d’un commerce important au fil des siècles. Néanmoins c’est une redoutable vénéneuse. Grande abortive elle était souvent responsable de la mort de la mère en même temps que de celle du foetus. On extrait de ses rameaux une huile essentielle si irritante que 2 gouttes peuvent provoquer des empoisonnements graves et six gouttes conduire à la mort. En usage externe on l’employait autrefois en pommade contre des ulcères et les verrues.  

Témoignages sur le net :

 "Elle a été fréquemment plantée dans les jardins des cloîtres au Moyen Age, mais la plantait-on seulement comme ornementale "? (P. Lieutaghi 1992)

 

« Même si la bergère faisait une escapade avec le berger à côté, il n’y avait pas de moyen de se défendre, il n’y avait pas de préservatifs, elle cherchait à avorter. Elle se faisait cette tisane. C’est certain que si c’était mal dosé, elle avait une hémorragie, ça s’arrêtait pas de couler, ça pouvait être grave.

Autrefois, il n’y avait pas de moyens de faire des coagulations sanguines, et il y avait des filles qui en mourraient ».   (M. Amir, Castellane 04)

 

 

Usages vétérinaires :

 

« En Ubaye, le genévrier sabine ils l’appellent le tchaï trainard, celui qui traîne sur le sol. Villars (le botaniste)  dit : on se prend les pieds dedans. Et puis surtout ça a une odeur incroyable quand on marche dedans, on a des écrits comme quoi c’est utilisé pour avorter les brebis… » .(L. Chaber, Ubaye 05).

« On avait des troupeaux de moutons. On s’apercevait que les troupeaux avaient la fièvre aphteuse, que les agneaux naissaient mort-nés. Pour assurer la production d’agneaux, il fallait faire avorter les brebis. On n’allait pas chercher des produits chez le vétérinaire. On connaissait les propriétés des plantes, avec le genévrier sabine on faisait aux brebis une tisane de ça, et elles avortaient. »

 

 

    Le Garou

 

  Fichier:Daphne gnidium1.jpg 

 

 

Le Garou est un arbuste des garrigues méditerranéennes et des sables atlantiques. On le trouve dans les lieux arides et sablonneux du Midi et du Sud-Ouest, de Provence, Languedoc, Roussillon Gironde, Charente maritime, Vendée ; Corse et Région méditerranéenne.

Anciennement, l'écorce des plantes du genre Daphne, et plus particulièrement du Daphné gnidium, aussi connu sous le nom de Saint-Bois, était utilisé sous forme de pommade aux propriétés épispastiques (qui agit sur la peau, y détermine de la chaleur, de la rougeur et un afflux de sérosité qui soulève et détache l’épiderme).

 

 

 

LE SITE ET SES CONSTRUCTIONS  

 

 La Montagne de Cordes n'est pas encore la propriété des moines de Montmajour mais celle des Abesses de Saint Cézaire. La carte ci - dessous montre qu'il a existé un chemin passant sous les falaises au nord de la Montagne de Cordes ... Ce chemin semble avoir été la seule voie reliant le chateau des Baux au siège des Templiers d'Arles (actuel quartier de la Cavalerie).

Il y a eu un port : En effet, la limite sud du territoire de Montmajour semble délimiter la zone des marais d'Arles : canal de la Vidange, Franquières, sud de la Montagne de Cordes, Mont d'Argent...

Dans les "fortifications" (qui ne sont peut-être pas des fortifications) relativement basses du sud de la Montagne de Cordes, Anibert signale la présence d'anneaux d'amarage "en fer ou en bronze" ayant déjà disparu à son époque. Il s'agit donc d'un quai portuaire ! 

Deux tours carrées, certainement destinées à la surveillance de la navigation vers ou depuis Arles se trouvaient en retrait de ce quai. On notera qu'elles ne furent pas construites au sommet (64 mètres) de la Montagne...

Il est vrai qu'on parle de l'occupation du site de Cordes par les Sarrasins.... Vers 736, Jusseph Ibin Abderamane, un lieutenant du Grand Vizir de Cordou, s'offre la prise d'Arles... Logiquement, à cette époque la crise hydrologique du VIIIème siècle, n'a pas eut lieu... Mais les marais des Baux existaient: l'homme avait donc plus besoin d'un port que de fortifications... Le quai - muraille de la Montagne des Cordes, date peut - être bien de cette époque...

 

  Limites de Montmajour 001

 

 Les limites de Montmajour

 

   

 

 

 

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commentaires

teobar 25/08/2015 15:48

La statue et l'Arche grandiloquente, le commentaire a son sujet, le peu d'information construite donnée par le site, la protection par rouleau de barbelé semble entretenir le mystère et la megalomanie d'un richissime propriétaire qui s'est accaparé un trésor antique , patrimoine humain qui devrait être ouvert au public et a l'étude scientifique.

EOLE 18/08/2015 07:03

Il est impossible de visiter le site. Pas de renseignements sur le sculpteur.
Amitiés.

Bernard Buitenhuis 17/08/2015 22:41

Bonjour amices Francais J'ai vue un statue (un chevallier en cheval) sur le mont Cordes C'est pas possible de venez la
Savez de qui ce statue est ?
merci pour votre réponse
Bernard

Anonyme 20/08/2015 10:38

Bonjour,

Peu d’information car ce site avec la Montagne des Cordes et la statue a toujours été une propriété privée.

Concernant la statue, une citation du site internet parc des cordes : « Le cavalier de bronze, coiffé de la toison du lion de Némée est l'hélio dromos, le messager du soleil. Il tend la main droite, l'annulaire et le médius dressés vers le futur. Ses deux doigts ne sont plus qu'os. Ils accompagnent le décharnement de l'avant-main de la cavale apocalyptique qui se dirige vers l'ultime initiation que le profane appelle la mort ».

Je peux vous diriger sur le site internet qui vous donnera un peu plus d’explication.

http://lamontagnedescordes.com

Cordialement

albedun 19/08/2014 10:03

j'ai visité la montagne de Cordes

jacques 11/11/2014 17:56

Bonjour

Comment avez-vous fait pour visiter cet endroit? (marqué comme refuge de LPO (ligue Protection des Oiseaux) mais sans aucune indication sur comment la visiter)

Jacques

albedun 19/08/2014 10:02

J'ai visité la montagne de Cordes