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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 05:42


 

 

 

Le mérinos comme tous les moutons est un mammifère ruminant, herbivore, qui n'existe quasiment plus à l'état sauvage. C'est aussi l'un des premiers animaux à avoir été domestiqué par l'homme pour sa viande, son lait et sa peau. La durée de vie maximale est d'environ 12 ans.

 

Si les premières sélections de moutons pour leur laine peuvent être datées de six mille ans av. J.-C., (Iran), le tissage de la laine pour la confection de vêtements n'interviendra que deux à trois mille ans plus tard, soit postérieurement à l'usage du lin. 

     

LE MERINOS D'ARLES

 

     Le mérinos et un bovidé (Ovis aries), qui trouve sont origine en Asie Mineure. Introduit en Afrique du nord par les Phéniciens, il faudra attendre le VIIes. pour qu'il soit implanté en Espagne par les Beni-Merines, tribu arabe des Maures lors de la conquête de la péninsule Ibérique (merinos voulant dire d'outre-meren espagnol). Entre le XIIe siècle et le XVIe siècle. Les couronnes de Castille et d'Aragon jouiront d'un véritable monopole car la qualité de sa laine n'avait pas d'équivalent dans les autres pays occidentaux.

 

Son commerce avec la Flandre et l'Angleterre assurera la prospérité de la Castille jusqu'à la fin du Moyen Age, et c'est pourquoi, jusqu'au début du XVIIIe siècle l'exportation de mérinos était un crime puni de mort.

 

Les propriétaires des troupeaux connus sous le nom de bungalows ou cavanas appartenaient à la noblesse ou au clergé, ils étaient regroupés au sein d'une organisation: la Mesta, qui veillait à l'amélioration de la race (escurial royal, negretti et la paula), et l'application de l'interdiction d'exportation.

 

Il faudra attendre 1723 pour qu'un premier groupe de mérinos soit expédié vers la Suède, en 1765 les premiers escurials seront offerts par Ferdinand VI d'Espagne à son cousin, le prince Xavier électeur de Saxe.

 

A partir de 1774, de nouveaux groupes d'escurials seront envoyés vers l'étranger: en Saxe d'abord, puis en Hongrie en 1775, et la même année de 1786 en Prusse et en France, où Louis XVI confia au naturaliste Daubenton la direction de 200 brebis et béliers provenant de Léon et Ségovie; cette première tentative fut bientôt suivie d'une nouvelle aquisition de 367 moutons de la même race qui formèrent la souche du troupeau de Rambouillet.

 

En Europe occidentale, on dénombre actuellement une trentaine de races. La chronologie de la descendance des moutons depuis leurs ancêtres sauvages sont à ce jour peu connus, mais l'hypothèse la plus communément admise est qu'ils descendent d'espèces de mouflons d'Europe et d'Asie.  

 

 

 

Avant l’introduction du MERINOS ESPAGNOL au XVIIIe siècle en France, il existait déjà une population MERINOS dans le sud du pays.      

Cette population a été améliorée avec des béliers MERINOS ESPAGNOL, basés dans les anciennes bergeries impériales de Perpignan et d’Arles.

 

 

   

  Bélier Mérinos espagnol

 

Une bergerie en Crau d'Arles   

     

LE MERINOS D'ARLES : C'est une race rustique issue de croisements commencés en 1802 entre des brebis cravennes locales (à la laine de qualité médiocre) avec des béliers originaires d'Espagne. Le métissage des troupeaux bas-provençaux s’accomplit en une soixantaine d’années. * La tête est large, munie ou non chez le mâle de grandes cornes, les banes. Celles-ci sont fortes à surface finement striée, enroulées régulièrement en spirale et de section triangulaire. Les béliers qui en sont dépourvus sont dénommés motis, par opposition aux banards. Les femelles sont en principe dépourvues de cornes, mais quelques unes présentent aussi des cornes de petite taille et sont alors dénommées banettes.
* Le front est large et à face courte, le nez est gros.
* Le chanfrein est légèrement busqué, présentant chez le mâle un ou plusieurs replis de peau caractéristiques au-dessus des naseaux.
* La laine est de couleur blanche, homogène, avec une toison très étendue et épaisse, qui recouvre le front et les bajoues, le ventre, les testicules et les membres jusqu'aux sabots. La tête est coiffée un peu au-dessous des yeux. Les mèches sont très fines, souples, résistantes et fortement ondulées, aussi longues que possible. La finesse moyenne et de 19 à 22 microns. Le poids moyen des toisons est de 2,5 kg pour les brebis, 5,5 kg pour les béliers.
* Les membres sont vigoureux, gros, assez hauts, aux aplombs réguliers.
* Le poids varie de 45 à 55 kg pour les brebis, 75 à 85 kg pour les béliers.
* La taille est de 55 à 70 cm pour les femelles et de 60 à 80 cm pour les mâles.

Les brebis sont de médiocres laitières au point que le programme de sélection a choisi ce critère comme premier objectif de l'amélioration génétique.

 

Son achèvement correspond malheureusement à la période de l’effondrement des cours mondiaux de la laine sous l'effet conjugué de l'exode rural, et du traité de libre-échange signé entre la France et l'Angleterre le 23 janvier 1860, abolissant les taxes douanières sur la majorité des produits alimentaires et les matières premières, autorisant ainsi l'introduction des laines issues de l'empire colonial britannique sur le marché français, alors que la France ne produisait à cette date que le quart de la laine nécessaire à son industrie textile.

 

 

Enfin, au cours des années 1920 et jusqu’au début des années 40, de manière à améliorer les performances lainières et le format, cette population a subit à nouveau une infusion raisonnée de sang MERINOS DU CHATILLONNAIS. Trois élevages ont constitué la base de cette race, dont un troupeau à Coulmier-le-Sec. En 1910, 1250 béliers reproducteurs étaient issus de ce troupeau et en 1929, on comptait 36 800 Mérinos du Chatillonnais qui fournissaient une laine fine remarquable. Pour l'anecdote, afin de protéger la laine, Marmont, maréchal d'Empire de Chatillon-sur-Seine, avait fait confectionner en 1 825 des manteaux en cuir et toile de chanvre pour ses ovins, ce qui lui a valu beaucoup de dépense mais peu de résultat… Les éleveurs du Chatillonnais ont ensuite cherché à améliorer la précocité et la conformation du mérinos tout en conservant la finesse de la laine.

Aujourd'hui, dans le Pays Chatillonnais, seul Guy Tarteret possède des spécimens dans son élevage. 

Le mérinos d'Arles présente avant tout une très bonne qualité de toison, une bonne adaptation aux zones de montagnes, mêmes élevées (jusqu’à 3000 m) ainsi que les zones plus sèches du sud de la France. Elle est aussi renommée pour ses aptitudes au désaisonnement. C’est l’animal type de la grande transhumance.

 

Cette race, est présente aujourd’hui essentiellement en région Provence Alpes Côte d’Azur, s’étend aussi dans la Drôme, l’Isère, les Pyrénées-Atlantique et la Corse. C’est une des races ou la taille des troupeaux est la plus importante.Mais elle a été aussi largement exportée en Espagne, Europe de l’Est et Afrique du Nord. Quelques exportation ont eu lieu aussi en Asie. Son appellation de mérinos d'Arles fut imposée en 1921, à l'occasion de la création du syndicat des éleveurs du même nom qui compose à ce jour la quasi totalité des troupeaux de Crau (steppe aride de 55 000 ha située à l'emplacement de l'ancien delta de la Durance, dans le département des Bouches-du-Rhône - 13).

Depuis 1931, la race est définie ainsi : " Mouton résistant, vigoureux, bon marcheur, absolument remarquable sur le point de vue de la rusticité et de la sobriété". Sa grande rusticité n'est pas une légende et en fait une brebie remarquablement adaptée à la transhumance. Résistante, elle est capable de marcher sur de longues distances pour trouver sa nourriture, que ce soit en alpages, dans les collines et sur les coussouls dont elle est la reine incontestée. Cette brebis supporte assez bien la fatigue liée au trajet en camion au retour d'estive, à quelques jours de la parturition (mise bas). Comme pour toutes les races rustiques méditerranéennes, les brebis Mérinos d'Arles sont aussi capables de supporter des variations qualitatives et quantitatives de leur ration quotidienne. C'est une brebis qui fait l'accordéon en jouant sur la mobilisation de ses réserves corporelles de gras à certaines périodes de l'année, en particulier entre la fin de l'hiver et la mi-avril. Ces réserves se reconstituent ensuite au printemps ,où sera disponible la repousse fourragère, et en début d'estive."

Il n'existe toutefois pratiquement plus de souche de petites métisses en Crau. Depuis que l'élevage s'est orienté vers la production d'agneaux, les éleveurs ne font plus rustiquer comme avant et ont amélioré le gabarit global des animaux.
 

 

L’élevage en race MERINOS D’ARLES associe alternativement les montagnes en été et les plaines (zone de la Crau) en hiver au cours de transhumances, qui peuvent intégrer aussi une zone de semi montagne permettant d’assurer des transitions entre ces deux grands systèmes.

 

  Simulation de trashumance lors des fêtes votives locales 

 

 

En 1939, la culture du pastoralisme, fortement ancrée en Provence, est préservée, enrichie et enseignée à l’Ecole du Merle, centre officiel du Ministère de l’Agriculture situé dans la plaine de la Crau, aux portes de Salon-de-Provence et au pied des Alpilles. Il compte 415 ha, dont 150 ha de prairies irriguées et 250 ha de coussouls, parcours steppiques typiques de la Crau sèche, milieu unique en France.

 

L’Ecole du Merle dispose de trois bergeries dotées d’installations expérimentales et d’un troupeau de brebis de race mérinos d'Arles. Le troupeau du domaine exploite durant l'estive, un alpage d'environ 1500 ha (dont 160 ha en propriété) situé à Saint Martin d'Entraunes (06) dans le Parc national du Mercantour.

 

Aujourd’hui, chaque type d’éleveurs tente d’imposer sa définition de la race mérinos d’Arles, du "vrai mérinos d’Arles" pour la qualité de sa laine, jusqu’au mérinos à haut rendement boucher. Au cours de l'année 2001, à l'initiative de la société Brun de Vian-Tiran, et de l'expert lainier Claude Gutapfel, a été créé le label "Mérinos d'Arles Antique®"qui se fonde sur la sélection d'un cheptel de 20 000 bêtes d'un groupement d'éleveurs.

Les saillies ont lieu essentiellement avant la montée en alpage. Des béliers assurent cependant la lutte de « repasse », au retour des montagnes. En hiver les animaux sont mis au pâturage tous les jours. Il existe aussi des variantes avec accélération des rythmes d’agnelage (par remise en lutte à l’automne).

 

Les produits issus de ces systèmes de production sont variés. Les agneaux sont vendus plus ou moins jeunes, soit comme agneaux de lait (production très localisée), soit comme agneaux d’embouche. Ces derniers sont souvent conduits en alpage et vendus à leur retour. Existent aussi tous les systèmes intermédiaires. La laine, de haute qualité, ne représente cependant qu’une faible part du revenu économique de ces élevages ovins.

 

 

  OBJECTIF : PRODUIRE DE LA LAINE 

  tonte

 

Comme celle du mouflon, la robe du mérinos comporte deux couches, l'extérieure composée de fibres grossières qui assurent une protection mécanique, et une couche située sous celle-ci, composée de fibres plus fines et plus courtes, qui assurent l'isolation thermique.

 

A la différence de tous les autres moutons, la laine est dépourvu de jarre (un poil gros, droit et brillant, plus court que la laine, rugueux, cassant, dépourvu de propriétés feutrantes et qui ne prend pas les teintures).

 

Deux produits secrétés recouvrent la laine plus ou moins régulièrement: la cholestérine ou matière grasse produite par les glandes sébacées, et un produit composé de stéarine, d'oléine et surtout de potasse, le suint, qui se confond à la première pour envelopper la fibre, ils représentent 30 à 60% du poids de la toison, car plus une laine est fine, plus elle contient de suint; celle des mérinos en contient les deux tiers de son poids, tandis que les laines communes n'en contiennent que le quart.

 

La tonte de la toison qui doit se présenter en entier afin de faciliter son pliage et son triage ultérieur, s'effectue de fin janvier à mai. L'usage des "forces" (ciseaux), tondeuses à main a été abandonné à partir des années 1920 au profit de tondeuses électriques. Un tondeur utilisant des forces faisait une moyenne de 50 tontes par jour sur des animaux entravés, d'où la présence d'un "attacheur". 

 

L'utilisation de tondeuses électriques, sur des animaux non entravés, et selon la méthode dite de Bowen, nom d'un tondeur Néo-Zélandais, recordman du monde dans les années 70 avec 465 tontes effectuées en 9h, va révolutionner cette opération à partir des années 67 dans les plaines de la Crau.

 

A partir de ces années les tondeurs de bon niveau tondent environ 150 brebis mérinos d'Arles par jour, soit environ 30 000 sur une saison. Certains tondeurs doublent ce chiffre en se déplaçant dans les différentes régions et pays moutonniers: Alpes, Crau, Aveyron, Pyrénées, Grande Bretagne, pour finir l'année en Nouvelle-Zélande.

 

La laine, une fois récoltée, est mise en vrac dans des ballots, les bourras, contenant 80 à 100 kg. Elle est ensuite acheminée vers des centres de triages qui procèdent à l'élimination de tout ce qui peut la déprécier. Elle est ensuite conditionnée en ballots de 400 kg environ pour être stockée puis vendue à des transformateurs qui procèderont à son lavage, son cardage (produits rustiques: tapis, draps), ou son peignage (produits fins: textile).

mérinos australien

 

La première tonte donne la laine d'agneau: extrêmement douce, mais courte et faible. Elle convient en mélange avec des fibres plus fortes pour les fils destinés aux vêtements doux et à la bonneterie. La seconde tonte, soit la première tonte du mouton adulte, donne la plus belle laine que le mouton donnera dans le courant de sa vie.

 

Dans les trois ou quatre tontes qui suivront (une tonte par an), la laine deviendra de plus en plus grossière, puis le mouton sera engraissé pour la boucherie. La seconde tonte des mérinos se désigne sous le nom de hogget et les tontes suivantes donnent la laine mère.   

 

  OBJECTIF : LA VIANDE 

 

  Les troupeaux doivent transhumer, au minimum 90 % de brebis doivent pâturer au moins 90 jours consécutifs dans les alpages situés dans l’aire géographique de l’appellation.


Cependant, les agneaux désirant l’Appellation d’Origine « Agneau de Crau » ne transhument pas et doivent pâturer au moins 90 jours consécutifs dans la zone de production, englobant le Parc Naturel Régional des Alpilles ainsi que la zone sèche de la Crau.


Les agneaux sont élevés sous leurs mères le plus longtemps possible, au moins 60 jours pour les agneaux de printemps et 90 jours pour les agneaux d’automne.


Les agneaux doivent être nés, élevés, abattus chez l’éleveur signataire, dans la zone de reconnaissance « Pays d’Arles ».


Les agneaux peuvent sortir au pâturage dès le début et commencer à recevoir une complémentation en foin (foin de Crau, ayant obtenu une A.O.C en 1997) et aliments dès 1 mois. Plus tard, les agneaux reçoivent une alimentation complémentaire de fourrages et/ou céréales en libre-service. Les fourrages proviennent obligatoirement de la zone de production.


Une alimentation saine, exempte de farines et graisses animales, ou encore de substances médicamenteuses. Ils disposent également d’eau propre disponible en permanence.

L’entrée des animaux à l’abattoir:

 

Lors de l’entrée à l’abattoir, les agneaux doivent être âgés de 100 à 180 jours maximum.


Afin d’éviter tout stress, les agneaux sont manipulés avec soin et sont logés dans un local isolé, où ils peuvent s’abreuver et se nourrir avant l’abattage afin obtenir une viande tendre et de qualité.


En fin de chaîne d’abattage, les agneaux sont pesés (poids compris entre 12 et 18 kg) et classés sur la grille E.U.R.O.P, selon une conformation de type E, U, R ou O et un état d’engraissement de 2 ou 3.


La dénomination « Agneau de Crau » est inscrite sur les étiquettes accrochées aux carcasses en caractères de taille maximale par rapport au restant des données de pesées et de traçabilité.  

 

  L’abattoir, quant à lui, est tenu :

  • D’enregistrer les entrées des animaux vivants avec la date d’entrée, le numéro de l’animal et l’éleveur fournisseur.
  • D’enregistrer les sorties de carcasses, demi-carcasses et/ou quartiers estampillés précisant la date, le numéro de l’animal, le poids froid et le destinataire.

L’atelier de découpe doit également tenir un registre d’entrées et de sorties.

Pour les éleveurs, l’obtention de l’A.O.C sera le signe d’une reconnaissance de la qualité de leurs élevages et de leur métier au niveau national et européen. Le pays d’Arles est bien délimité géographiquement et historiquement, il véhicule des images fortes de transhumances, d’hommes et de troupeaux, de culture et de traditions.


Cette reconnaissance préservera la notoriété d’un terroir et d’un produit de qualité aux yeux du consommateur.





LES ELEVEURS



 

Le Groupement de Défense et de Promotion de l’Agneau de Crau rassemble pour le moment des professionnels de la filière ovine.


Parmi eux, on compte un "noyau dur" de :

  • Quinze éleveurs adhérents dont les statuts sont divers, herbassiers, producteurs de foin, gros troupeaux, etc…. sur 149 éleveurs en Crau et 28 en Comtat, susceptibles d’adhérer au groupement.
  • Des fabricants d’aliments ovins, dont la société OMAG ayant son siège social à Mollégès, dans les Bouches du Rhône ainsi que la société SOCIAG ayant son siège social à Bollène dans le Vaucluse. Par leurs techniciens, ces entreprises participent au respect du choix des éleveurs pour une alimentation appropriée aux agneaux.
  • Le Président des artisans bouchers Mr Milhau ayant son siège social à Arles.
  • Un négociant en bestiaux Maison Goixard et fils ayant son siège social à Ouveillan dans l’Aude.
  • L’entreprise Alazard et Roux, dernier Abattoir restant dans la zone de production (créée en 1934, agréée CE), s’est développée tout en maintenant un savoir faire traditionnel et une volonté de valoriser les élevages locaux et régionaux. Les ateliers de découpe de cette même société participe à l’élaboration des produits.

L’adhésion au groupement de Défense et de Promotion de l’Agneau de Crau est directe et sans appartenance à aucun collège, elle est ouverte à toute personne dont l’activité est située dans l’aire déterminée.

 

 





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commentaires

Z Covering 06/01/2015 07:27

Les spécialités d'arles sont bien l'impression textile et l'impression numérique ?