Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 07:32

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Lucien CLERGUE : COURS DE PHOTOS DE NUS EN VIDEO
En 2006, l’Académie des beaux-arts crée une section Photographie. Lucien Clergue en est le premier membre. Il est reçu sous la Coupole de l’Institut le 10 octobre 2007.
Lucien Clergue est un enfant d’Arles. Il naît en 1934, et sa mère le prédestine au violon. A l’âge de 13 ans, il reçoit son premier petit appareil photo en bakélite, et photographie ce qui lui est cher : sa mère et son violon. Sa carrière de violoniste s’arrête au moment où son professeur l’invite à se rendre dans un Conservatoire régional ou national. Il y renonce.
Pour subvenir aux besoins de sa famille, Lucien Clergue travaille à l’usine, et parallèlement, se met sérieusement à la photographie. Pendant cette période d’adolescence, il met en scène son obsession : la maladie et la mort prochaine de sa mère, en photographiant cimetières et animaux morts.
A la sortie d’une corrida aux arènes d’Arles, Lucien Clergue accoste Pablo Picasso. Il lui montre quelques surimpressions. Le peintre en redemande. Le jeune Lucien Clergue n’a pas 20 ans, et se lance à corps perdu dans sa série sur les Tziganes. C’est ainsi que naît une amitié durable entre Clergue et Picasso.

Par l’intermédiaire de Picasso, Lucien Clergue rencontre Jean Cocteau, et se lie d’amitié avec lui. En 1957, Clergue illustre un recueil de poèmes signé Paul Eluard. C’est Corps mémorable. La couverture présente un dessin réalisé par Pablo Picasso, et Jean Cocteau a rédigé un poème liminaire.
Cocteau et Picasso redonnent vie au jeune Lucien. Il abandonne les sujets morbides et les animaux morts, et entame une série lumineuse sur les nus. Les photographies de corps féminins nus sur la plage, dans le désert nord-américain, ou dans des immeubles new-yorkais, sont désormais la marque de Clergue. Il privilégie le noir et blanc, et intègre les courbes féminines dans les éléments naturels.
En 1959, Clergue quitte l’usine, et vit de son art. Il refuse plusieurs propositions de Paris Match. « J’ai refusé, j’ai tenu bon, et je tiendrai encore. Je préfère tout de même additionner des fromages et des saucissons « Au Lion d’Arles » que d’aller photographier le Président de l’Elysée. »

Dans les années 60, Lucien Clergue se lance dans le cinéma. Il avait suivi et photographié le tournage du Testament d’Orphée de Cocteau. En 1968, il présente son court-métrage Delta de Sel au Festival de Cannes. Cette année-là, les Palmes cannoises ne sont pas publiées. Un projet de film sur la tauromachie reste en friche.
Depuis plusieurs années, Lucien Clergue pensait créer un festival de photographie. C’est chose faite en 1970. Il crée avec Jean-Maurice Rouquette, conservateur des musées d’Arles, et l’écrivain Michel Tournier, les Rencontres internationales de la photographie d’Arles.
Clergue est un étudiant tardif. Il soutient sa thèse en 1979, préfacée par Roland Barthes. Trois ans plus tard, Arles est choisi pour accueillir l’Ecole nationale de la photographie.
Récemment, Clergue a adopté les photographies en couleur, et travaille la technique de la surimpression.


Et bientôt encore des photos ...
Par EOLE - Publié dans : HISTOIRE D'ARLES - Communauté : images du monde
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