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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 05:46

Pour la petite Histoire :

Les Arlésiens restèrent longtemps imprégnés de paganisme: deux cents ans après la fondation réelle de la chrétienté d'Arles, cent ans après l'édit de Constantin, les sermons de saint Césaire fustigeaient encore les adorateurs des démons. Des démons, oui, mais pas seulement : Lignicoles et fonticoles, ils vénéraient les arbres et les fontaines, organisaient des processions avec danses (balationes et salta­tiones) jusque dans les églises, particulièrement le jour de la Saint Jean.

Coutume païenne ! S'écriait saint Césaire qui multipliait les anathèmes : il était interdit, « sous peine de perdre son baptême », d'apporter des lampes ou de faire des libations «aux temples, aux fontaines, aux pierres, aux arbres, aux grottes ou aux points de rencontre de trois routes (le trivium était un lieu sacré de Diane-Hécate); de se laver le jour de la Saint-Jean, de nuit ou à l'aube, dans les étangs, les fontaines ou les cours d'eau!

Etaient déclarés païens celui qui poussait des clameurs ou frappait sur des récipients de bois ou de métal pendant les éclipses de lune; celui qui voyait des présages dans les éternuements, le feu, les chants d'oiseaux; celui qui conduisait sa vie suivant le caractère faste ou néfaste des jours; celui qui prétendait guérir ou protéger par des amulettes, des phylactères et des incantations.

Les contemporains de saint Césaire chômaient aussi les cinq jours de fête consacrés à Jupiter; adoraient Neptune et Orcus; pratiquaient (les femmes seulement) le culte de Diane.

 

Dans le cadre de notre travail sur les sources de Pont de Crau, nous cherchons à identifier les alimentations en eau (sources, puits, fontaines) de  la ville d'Arles intra-muros en général et celles des maisons bourgeoises en particulier...

Il semble que les arlésiens ne consommaient que les eaux du fleuve; de fait, il n'y eut jamais de fontaine publique alimentée par l'eau dite de source. Le commerce et donc la distribution de l'eau potable était assurée par des femmes qui allaient chercher le précieux liquide au Rhône avec des ânes, chargés de barriques de 50 litres, en bois...

Les puits seuls susceptibles à nos yeux, d'être alimentés par une veine aquifère sont ceux de la ville haute et ne semblent n'avoir servi qu'aux "eaux de ménage" car fortement séléniteuses (eau qui contient du sulfate de calcium ; eau dure, qui ne cuit pas les légumes et ne dissout pas le savon).

La température des eaux de ces puits arlésiens de la ville haute, variait entre 10 et 12°, étés comme hivers...

 

  LA VILLE HAUTE 

 

Dans le quartier périphérique des Arènes, nous  avons identifié trois puits, qui étaient certainement alimentés soit par le même filon, soit par des citernes recevant   les eaux pluviales...

 

Hôtel de Luppé

luppe.jpg

 

Il s'agit d'un puits se situant dans la cour intérieure de l'Hôtel de Luppé; le côté insolite, c'est que selon son propriétaire, une cave existerait au fond du puits (il s'agirait d'une cave mi-grotte, mi-maçonnée) qu'il aurait découvert étant jeune (période assez lointaine) en allant récupérer un objet y ayant chuté, et n'y serait jamais retourné...


 

7, Rue Balechou

  hotel_Amazones.jpg

 Puits répertorié aux monuments Historiques .

 

SOUS - PREFECTURE

 

Juste à côté de la Sous - Préfecture, rue de la Calade, à l'intérieur de cet hôtel particulier qui communique aussi avec la place Balechou (le lieu était l'ancienne Kommandantur), se trouve un puits. J'ai bien connu les propriétaires; ils me disaient que quand ils jetaient une pierre, celle-ci semblait tomber sur des caisses... Ils n'y sont jamais descendus.. 

 

LA VILLE BASSE

 

De l'inventaire que nous sommes entrain de réaliser, il semble qu'un grand nombre de maisons avait son puits... 

Au cloître de Saint Trophime

 

Arles_Saint_Trophime_Cloitre.jpg

 Le puits du Cloître

 

[Cloître de Saint-Trophime en Arles] : [dessin] / A. Duc - 1

En fait, ce puits donne dans une citerne qui recueuille les eaux du toit du cloître. C'est  une citerne qui récupère l'eau de tous les chenaux des toitures.  Cette citerne fait environ 6m x6m par 5 m de hauteur; la mairie avait fait installer une pompe qui rejette l'eau dans l'impasse de l’hôtel du cloitre car  laisser la citerne pleine risquait de déstabiliser le bâtiment. 

 

HÔTEL DE TRUCHET 

 Situé au 4 rue Truchet, donc à la limite du quartier de la Roquette et trés proche du fleuve, cet hôtel particulier est daté du XVIIème siècle, mais le sous-sol comporte des vestiges gallo-romains.

Puits-Hotel-de-Truchet.jpg 

 

HÔTEL DE L'HOSTE

Hôtel particulier du XVIIème siècle. Situé aussi en bordure du fleuve, 16 rue du Grand Prieuré, où est signalée une fontaine dans la cour.

 

HÔTEL DE LEAUTAUD DONINE 

DONINE-001.jpg

Ce sera la future Fondation Van Gogh (ancienne Banque de France); construite vers le XVème siècle ...  Photo de 1922, le puits n'existe plus...

 

donine1.png 

 

Pour mémoire, ci - dessous le plan d'Arles au XVème siècle :

 arlesXV.png

 

 

  LES FONTAINES PUBLIQUES

 

Il apparait que toutes sont alimentées par l'eau de ville; c'est donc le cas de :

FONTAINE A. PICHOT 

  La-fontaine-Amedee-Pichot--640x480-.jpg

 

FONTAINE PLACE DE LAMARTINE

lamartine.jpg

 

FONTAINE DE LA MEDIATHEQUE

  mediatheque.jpg

FONTAINE DE L'OBELISQUE

Place de la Republique. Elle est équipée  d'une filtration au sable pour le bassin, entérée à gauche de l'obélisque quand on regarde la mairie.

 

  obelisque.jpg

 

FONTAINES DU JARDIN D'ETE

  jardin-d-ete.jpg

 

fontaine-porte-de-laure-copie-1.jpg

Avant de recevoir l'eau de ville, l'eau des deux fontaines et celle destinée à l'arrosage étaient pompées dans le canal de Craponne, qui passe quelques centaines de mètres plus bas (une station de pompage est située à gauche du bassin entre les deux escaliers qui mènent à la rue Porte de Laure. Mais le système a été supprimé car les sédiments du canal bouchaient les aspersseurs)...

 

FONTAINE DE TRINQUETAILLE 

 

 

A SUIVRE 

 

 

 

 

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Published by Eole, Le Rutène, J. de Molay - dans HISTOIRE D'ARLES
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