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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 06:42

 

Immense propriété des Templiers puis des Hospitaliers,le domaine d' Argence à FOURQUES (30) a une histoire ...

Pour vous faire patienter

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Published by EOLE, vizir, J de Molay - dans FRANC - MACONNERIE ET TEMPLIERS
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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 07:20

Les TEMPLIERS DU VELAY - VIVARAIS

 

Dans la hiérarchie de l'Ordre, le Temple de Saint-Barthélemy du Puy occupait un rang supérieur aux simples commanderies. C'était un prieuré avec son maître ou précepteur, son chapelain, ses frères chevaliers, ses frères servants ou donats et ses domestiques. Toutes les commanderies du Velay relevaient de ce prieuré, et, à son tour, il dépendait du grand prieuré de Provence qui siégeait à Montpellier...

LA MAISON DE CHATEAUNEUF – EN - BOUTIERES

dite aussi de

ROCHEBONNE – EN – VIVARAIS

C'était une famille des plus considérables du Vivarais par son ancienneté, ses possessions, ses services et ses alliances, appartenant à une illustre famille dont Guillaume de Châteauneuf (décédé en 1258 à Saint Jean d’Acre). Guillaume fut compagnon de Saint-Louis et Grand Maître de l'Ordre de Jérusalem (Hospitaliers de Saint Jean) ...

On compte aussi dans ses rangs, un Archevêque de Lyon Comte de Noyon et Pair de France. Elle fut liée à la seigneurie de Rochebonne et à celle de la Varenne qui régnaient sur Saint-Martin de Valamas.

Cette vieille forteresse habitée dès l'an 1050 par les seigneurs de Châteauneuf-en-Boutières, eut un rôle important pendant les guerres de religion.

Éteints en 1845, en la personne de Éléonore de Châteauneuf de Rochebonne, épouse de Claude Grellet de la Deyte. Un cadet de cette maison, Bertrand de Châteauneuf - Rochebonne fut substitué par alliance en 1508, aux nom et armes des anciens seigneurs de Flaghac et fit branche en Auvergne.

Vers 1870, lors de la reconstruction de l'église paroissiale de Saint-Julien-Boutières, eut lieu la destruction partielle des murailles de Châteauneuf dont les pierres servirent aussi à construire plusieurs maisons de village. Châteauneuf – en - Boutières était un château bâti sur un promontoire élevé dominant l'actuel village de Saint – Julien – Boutières.

La statue de Notre - Dame de Saint Julien des Boutières fut érigée au dessus des ruines du château de la maison de Châteauneuf, en août 1945 (le village de Saint Julien Boutières a été épargné lors des bombardements de 1944). Cette statue surplombe aujourd'hui superbement la route en lacets qui relie Saint - Agrève à Saint-Martin de Valamas.

 

Origine du mot  « Boutières »

 

La route des Boutières  c'est le chemin muletier de Fay – sur – Lignon au Rhône. C'est de toute évidence l'ancienne voie romaine … Circulant en fond de vallée le sentier muletier devait répondre à plusieurs critères dont surtout celui d'avoir une pente la plus faible possible tant à la montée qu’à la descente (risques de glissades).

Le chemin des "Boutes" 

Véritable "route commerciale" reliant le plateau du Mézenc à la vallée du Rhône, c'était principalement  le chemin du transport des outres de vins et d’huiles. La route joignait Fay – sur - Lignon via les péages des  châteaux de Rochebonne et de l'ancien château de  Saint Julien de Boutières.

Une ancienne mesure : "la Boute"

La charge d’une mule s’élevait à 8 setiers soit 168 litres de vin (1 setier étant égal à 21 litres). Le vin était transporté dans des boutes (outres) confectionnées en peaux de bœuf ou de vache et quelquefois en peau de chèvre. Les boutes étaient préférées aux tonneaux car plus faciles à arrimer, elles se pliaient sous un autre chargement au retour. Lorsqu’elles étaient sèches, on les faisait tremper pour leur redonner leur souplesse. Lorsqu’elles étaient définitivement hors d’usage, elles étaient revendus aux savetiers ambulants et finissaient comme semelles de chaussures.

Les muletiers piquaient la boute pour faire couler le vin et le faire goûter au futur acheteur ; pour ce faire, ils piquaient avec un trocart entre les coutures qui se resserraient après l’opération, la boute redevenant alors étanche. Les charges étaient recouvertes d’une bâche de laine à grands carreaux noirs et gris : la cuberte. Les mulets conservaient la charge jusqu’au lieu de coucher.

On utilisera également la boute pour le transport à dos d’homme, sur de courtes distances sur la base d’une boute = 21 litres = 21 kg, grâce au saccol (coussin rembourré de paille qui tient sur la tête par un capuchon) .

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Published by EOLE, vizir, J de Molay - dans FRANC - MACONNERIE ET TEMPLIERS
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 05:11
 
 
Franc-Maçonnerie&Spiritualité
Force est de constater que dans l'espace occidental, nous ne savons que trés peu de choses sur les Compagnons, sur l'implantation des premiers Ateliers, et sur la nature de leur Rituel  originel ... Je pense avoir identifié un de ces premiers Ateliers et au moins en ce sens, on peut dire que la chapelle Saint Jean du Grés de Fontvieille est un site EXCEPTIONNEL...
Les Compagnons étaient spécialisés essentiellement dans la construction d'édifices religieux, ils travaillaient le plus souvent à la solde des ordres monastiques.
En ce sens aussi, l'étude du raisonnement géométrique des Compagnons des origines va nous rapprocher semble - t - il de l'organisation architecturale interne des églises primitives... Comme c'est le cas par exemple des "Chaires à Prêcher" que sont le Pupitre et les Ambons:
Le Pupitre est une sorte de petite tribune élevée au-dessus du sol des églises (à Saint Jean du Grés, il s'agit de l'abside), des cloîtres ou des réfectoires de monastères, destinée à recevoir un lecteur ou prédicateur. On donne encore à ce pupitre le nom d'analogium, parce qu'on y lit et qu'on y annonce la parole de Dieu... On l'appelle aussi Ambon, de ambiendo, entourer, parce qu'il entoure comme d'une ceinture celui qui y monte.»
Dans les églises primitives, il n'y avait pas, à proprement parler, de chaires à prêcher, mais deux Ambons  placés des deux côtés du chœur pour lire l'épître et l'Évangile aux fidèles (dans le cas dont nous traitons, il s'agit des deux sièges presbythéraux, de part et d'autre de l'entrée).
Qui étaient ces hommes ?
    Les Honnêtes Compagnons Passants Tailleurs de Pierre du Devoir, enfants de Maître Jacques, surnommés les « loups-garous », faisaient remonter l’origine de leur société en l’an 558 avant Jésus-Christ et se plaçaient à la tête de tous les autres corps du Devoir.
Les Compagnons Tailleurs de pierre Etrangers ou « loups » constituaient une autre société aux origines tout aussi lointaines, associée à la construction du temple de Salomon.
     Compagnons et Franc-maçons : on sait que le symbolisme maçonnique (la Maçonnerie spéculative) s'est inspiré trés fortement de la pensée des Compagnons (la Maçonnerie opérative) en général et donc de leur raisonnement géométrique en particulier.
De fait, l'identification et la lecture architecturale d'un ancien Atelier corporatiste, nous emmène trés certainement vers la bonne compréhension de la géométrie d'un Temple maçonnique et donc d'un Rite, qui ne peut - être que le Rite de Pythagore, rite qu'on sait avoir existé, mais sur lequel rien n'a transpiré...
Voici ci - dessous, mon étude de la "chapelle Saint Jean du Grés" de Fontvieille. Tout du moins la première partie de ce que nous appellerons la DEMARCHE DE PERFECTION à savoir la mise en évidence des outils de base : la REGLE et L'EQUERRE ....    
       Saint Jean, IGN 001-copie-1
Encadrés en rouge : la chapelle Saint Jean et les carrières de pierres
Carte IGN n° 3043 OT
     
DSCN0575.JPG
Mais sur la carte de Cassini, figurent deux "Saint Jean"...
Quelqu'un peut-il nous éclairer ?...
REPONSE : Il peut s'agir d'une part de la "Cayenne" ou lieu d'hébergement des Compagnons
 et d'autre part de la Loge (chapelle actuelle)
 
 
" ICI TOUT EST GEOMETRIE "
   
 
 
PREAMBULE : Ce travail de recherches sur la chapelle Saint Jean de FONTVIEILLE, San Joannes de Grisio, présente à mes yeux une importance capitale dans le domaine de la recherche du Rite Originel (d'abord celui du Compagnonage, puis bien plus tard celui de la Franc-maçonnerie, certainement identifié sous le nom de Rite de Pythagore). Dans ce pays de carrières de pierres que sont les Alpilles, régi à la fin du premier millénaire, par la déjà toute puissante abbaye Bénédictine de Montmajour, les Maîtres Carriers se sont trés certainement organisés à l'identique de ceux de STRASBOURG, en 1015... D'autant, que ces deux puissances économiques de l'époque, ont appartenu à la territorialité du Saint Empire Romain Germanique, dont la ville d'Arles était une des frontières occidentales ...
Mon raisonnement concernant la logique de construction a été le suivant :
" L'histoire et le plan du lieu montrent que l'édifice a été érigé par et pour les Compagnons Tailleurs de Pierres, lesquels travaillaient exclusivement pour le compte des différents Prieurs de l'abbaye de Montmajour...
Si cette idée est exacte, et si ce lieu a bien été voulu comme devant être une Loge de Tailleurs de Pierres, il est bien évident que le Maître d'Oeuvre a suivi une logique de pensée et de construction permettant de pouvoir y appliquer le RITUEL d'une Tenue. Or vu l'ancienneté du bâtiment, dâté du début de l'art roman provençal, on peut admettre que le raisonnement du Batisseur a suivi une ligne de conduite voulue pour la pratique d'un RITE, que l'on peut qualifier d'Originel...
Ma démonstration motivée par ce que nous savons du symbolisme maçonnique, reposera sur quelques notions élémentaires de Géométrie (ou l'art de mesurer la Terre), et de ce que l'Homme peut faire avec un cadran solaire plan (ou la manifestation de l'Ombre et de la Lumière de l'astre solaire sur la Terre).
Au travers de quelques symboles, nous verrons ci-dessous que la compréhension de la logique du Maître d'Oeuvre, permet d'établir un lien, ne serait - ce que par le Rituel, entre Compagnons et Franc-maçons d'hier et d'aujourd'hui; sachant qu'à mon avis les Franc-maçons en perdant le dit "Rite de Pythagore" (Rite trés peu connu, pratiqué vers 1774 uniquement par les membres du premier Grand Chapitre Général du Grand Orient de France), mais aussi en inventant une foule de Rites, bien souvent fantasques, se sont éloignés du Rituel pratiqué par les Opératifs...
Notez bien que cet article, n'est qu'une introduction à la recherche du Rite de Pythagore, Rite sur lequel nous donnerons une approche dans un article à venir...
Lisez cette Planche, faites-vous vôtre opinion  et que la Parole circule " ....
 
saint-jean-ouvertures-003.JPG
tombeau 003
 L'actuel mas du moulin à huile "Saint Jean" et ancienne cure de la chapelle
En dessous: la chapelle Saint Jean du Grés    
 
 
Blottie au milieu des oliviers, dans un paysage typiquement provençal tout proche de Fontvieille dans les Alpilles, la chapelle de Saint Jean du Grés, a certainement le mérite de nous plonger directement dans l'archéologie du Temple maçonnique, que nous savons être le descendant de la Loge compagnonnique... A propos du patronyme, de quel Saint Jean s'agit-il ? De l'Evangéliste ou du Baptiste ?
La réponse à cette question restera un mystère encore plus épais, aprés la découverte en 1906 dans l'abside, sous une couche de badigeon, d'une inscription en latin, datée du XI ème siècle et traduite " Kalendes de Juin, église Saint Jean Baptiste l'Evangéliste" (Destandau, in Bulletin archéologique d'Arles, 1906).
saint-jean-interieur-019.JPG
On notera que les Templiers utilisaient indifférament les deux patronymes...
Le village de Fontvieille, présente la caractéristique d'avoir été, à toutes les époques, un haut - lieu d'extraction et de la taille de pierres, et a donc hébergé dés le Moyen - Age des Maçons Opératifs (les Compagnons). Ces Maçons furent  présents sur le site durant plusieurs siècles et s'y installèrent donc durablement; de fait, ils eurent leur propre lieu de réunion (la Loge) et trés certainement aussi leur propre lieu d'hébergement (la Cayenne), lieu que nous détaillerons par la suite.
Dans le présent article, nous allons nous intéresser à ce que fut trés certainement leur implantation locale dont voici ci-dessous la vue aérienne:
Leur Loge - Atelier : l'actuelle chapelle Saint Jean du Grés, souligné à gauche de la photo.
- Leur Cayenne ou lieu de vie, situé  à 200 mètres environ à l'arrière de la chapelle, et à l'Est du monument. Les vestiges de l'ensemble des batiments, ont été détruits par l'implantation de serres agricoles d'abord, puis de nos jours par une oliveraie.
Saint-Jean-aerien-001.jpg
 
On sait que cet édifice fut construit avant 1067, date où les Bénédictins de Montmajour, venant tout juste de prendre possession de leurs territoires, vont en faire l'acquisition... Ce détail est trés intéressant, surtout lorsqu'on sait d'une part que de tous temps les moines protégèrent les Constructeurs, et que d'autre part, peu de temps avant la Révolution, les premières Loges maçonniques, avaient bien souvent leur siège dans les abbayes Bénédictines, comme ce fut le cas (entre autres) de la première Loge arlésienne siégeant à ... L'abbaye de Montmajour !... Ou dans une de ses propriétés, ce qui était le cas du site Saint Jean du Grés ... Tant il est vrai que sur le plan architectural, aucune salle de l'actuelle abbaye peut nous laisser penser qu'il existait là, une Loge... Et c'est vrai, qu'en cette période où il ne faisait pas bon d'appartenir à la Maçonnerie, la discrétion était obligatoire, et de fait, le site de Saint Jean du Grés, ne serait-ce que par son isolement géographique présentait de multiples atouts....
De la suite de l'histoire du lieu, on sait par une enquête réalisée en 1269, qu'une voie saunière partant de Barbegal, passant par Saint Victor, Saint Jean du grés, Saint Peyre, arrivait à Saint Etienne du Grés et tout au plus que Saint Jean du Grés fut la chapelle paroissiale de Fontvieille jusqu'en 1665, c'est tout du moins ce qui est avançé sur le plan local.
A partir de 1681, sera organisé le 24 juin de chaque année, un pélerinage, tout comme d'ailleurs les Templiers qui fêtaient la Saint Jean, le 24 juin ...
Nous pensons que les Tailleurs de pierre quant à eux restèrent en ce lieu jusqu'en 1593, date à laquelle les Bénédictins de Montmajour furent pour le moins inquiétés par les ultra-catholiques... 1593, c'est le début du déclin de la puissance de Montmajour, et donc de tous ses sattelites...
Sur place, rien ne prouve la présence d'un ancien village, on connait par contre le territoire rattaché à Saint Jean du Grés... Il était trés étendu (Tout l'ouest des Alpilles, la plaine du Trébon et le site du village actuel de Fontvieille)... Curieusement il s'agit ni plus ni moins du territoire des Templiers locaux en général et de ceux de la commanderie de Lansac en particulier !.... 
La première Loge maçonnique loco - régionale d'obédience Mauriste (regroupant les Francs-maçons d'Arles, Montmajour, Tarascon et alentours) apparaitra vers 1780, époque où la chapelle Saint Jean est désormais fermée à la dévotion et remplacée par l'actuel lieu de culte (Saint Pierre es Liens) du village ....
Au moins dés le XIème siècle, les Constructeurs (du territoire du Saint Empire Romain Germanique) vont adapter l'édifice originel à leurs pratiques rituéliques propres, en lui ajoutant une abside en cul-de-four (là où en Franc-maçonnerie, siège le Vénérable), et une fenêtre :
 
tombeau 006
 L'abside vue de l'extérieur
saint-jean-ouvertures-002.JPG
Ouverture extérieure de l'abside
 
En modifiant aussi la porte d'entrée, telle qu'elle se présente de nos jours (elle était trés large au sud et devient trés étroite à l'ouest).
Cet édifice présente une autre particularité: il n'y a aucune marque de tacherons sur la pierre... Ce qui tendrai bien à dire que ce monument a été construit bénévolement (en ce sens que les Tailleurs de Pierre marquaient leur travail pour se faire payer) et donc pour leur propre compte....
 
Fichier:Chapelle Saint Jean Fontvieille 5.jpg
La porte d'entrée, aux dimensions de 0.88m / 2.27m
 
La construction des quatre éléguants contreforts ajourés, surmontés chacun d'une gargouille, daterait du XVI ème, époque où les catholiques prennent possession du site ...
 
tombeau 004
  Les 3 "Lumières" barraudées au sud et l'ancienne porte
         
saint-jean-ouvertures-001.JPG
Le barreaudage extérieur des ouvertures du Sud
 
 
LA METODE DE CONSTRUCTION
 
Comme bon nombre d'églises romanes originelles, construites dans la région provençale, c'est la simplicité et le dépouillement architectural qui prédomine... Le plan de l'édifice est trés particulier voire évocateur et montre :
 
chapelle Saint Jean 001
Le plan du Temple Saint Jean du Grés
NB: L'auteur de ce plan a omis l'ouverture de l'abside
- Qu'il fut conçu dés ses origines bénédictines sur le mode 21, comprendre selon les proportions 2/1, la longueur étant le double de la largeur.
 
-  Que deux bancs de pierre, hauts de 53 cm (1 coudée), courent le long des murs Nord et Sud.
 
saint-jean-interieur-017.JPG
Les bancs de pierre sur les côtés Nord et Sud
 
- Que de part et d'autres de la nouvelle porte d'entrée, existaient deux sièges presbytéraux avec accoudoirs (encore présents vers 1974, ils furent victimes d'une rénovation pour le moins mal maitrisée; ils ont disparus de nos jours). C'était peut être la place des 2 Jacques de la légende :
Saint Jacques au bâton
Saint Jacques au Bâton
Le Maître de Cérémonies des Compagnons ?
 
Saint Jacques à l'épée
Saint Jacques à l'Epée
  Le Couvreur des Compagnons ?
- Que les "Lumières" ou ouvertures, sont réparties sur les murs, OUEST (porte d'entrée), EST (abside) et SUD (les 3 lucarnes de 2 coudées de hauteur chacune ou "Portes du Soleil").
    Dans leurs axes, les 3 fenêtres du Sud sont espacées de 7 coudées (3.71 m); on notera que ces 3 ouvertures sont chacune équipées d'un barreau vertical, détail qui, vu l'étroitesse extérieure des ouvertures, n'a aucune utilité sur le plan pratique... Leur présence est donc essentiellement l'illustration d'un symbole ... De plus, on notera que la forme des fenêtres du sud est trés particulière; leur morphologie est en rapport avec les meurtrières des châteaux : étroites à l'extérieur et évasées vers l'intérieur.
A l'intérieur, les bases de ces  fenêtres sont également à 7 coudées de haut :
saint-jean-interieur-021.JPG Une ancienne porte (côté Sud)
 
saint-jean-interieur-018.JPG
    L'ouverture de l'abside vue de l'intérieur
Pour l'analyse géométrique du lieu, c'est bien depuis ces 3 fenêtres (si importantes dans les différents rituels) que va découler tout le raisonnement de l'Architecte... On notera que ces 3 fenêtres sont placées au Sud, alors que les rituels maçonniques les placent chacune respectivement au Sud, Est et Ouest. Ces situations au Sud seront capitales pour la suite du raisonnement architectural ...
 
Bref, TOUT dans cette singulière construction, évoque dans un premier temps l'Harmonie résultant, grâce à la Lumière solaire, de la mise en évidence de la Section Dorée et dans un second temps, les pratiques rituelles chères aux Compagnons puis aux Franc-Maçons. Cette observation nous emmènera à aborder les éléments de la géométrie dite sacrée, qui présida trés certainement à la modification de ce Temple, par le biais d'une volonté certaine de DEMARCHE DE PERFECTION ... En quoi consiste cette Démarche ?
   On peut la définir comme étant la logique de raisonnement qui anime depuis toujours Compagnons et Franc-Maçons. Ces deux sociétés ont adopté depuis leurs origines respectives, la pensée grecque qui décrivait la philosophie de l'Humanité  en mettant en avant la pensée républicaine de Socrate et les techniques de mesure de la Terre (Géo-métrie) de Pytagore... 
Cette logique de pensée repose donc sur la mise en évidence de la section dorée; on la retrouve bien entendu dans l'idéologie de la structure spaciale des Temples ou Loges, mais aussi dans TOUS les Rituels d'Ouverture des Travaux maçonniques ...
Quelques lignes d'abord, pour décrire aux profanes, la décoration basique d'un Temple maçonnique...  Dans la salle où se tiend la Tenue, TOUT est SYMBOLE... Cette salle que nous appelons le TEMPLE, représente une surface rectangle, aux dimensions 2/1, dont le fond est 1/2 circulaire et surélevé de 3 marches. Le Temple est peint en bleu, le plafond figure le COSMOS parsemé d'étoiles.
Dans notre système d'orientation basé sur les 4 points cardinaux, cette direction demi-circulaire, c'est l'ORIENT; pour faire bref, c'est l'endroit où sont réunis les symbôles matériels dits de Perfection ( un candélabre à 3 branches, un maillet, une épée flamboyante, un compas, une équerre, le Livre de la loi Maçonnique) et humains ( le Vénérable, l'Orateur, le Secrétaire).
A un niveau inférieur toujours à l'ORIENT, se trouvent côté NORD, le Frère Hospitalier et côté SUD, le Trésorier. C'est symboliquement le siège de la Lumière, elle même symbolisée par le TRIANGLE lumineux.
En face se trouve la porte d'entrée : l'OCCIDENT. Cette porte est encadrée (côté NORD et côté SUD), de 2 colonnes aux pieds desquelles sont assis le Premier (au SUD) et le Second Surveillant (au NORD). Suivant leur grade et qualité, les Frères siègent sur des bancs, soit au NORD, soit au SUD....
Nos recherches montrent que la forme du Temple et que la répartition géographique des participants, est originaire des Ordres monastiques (les Bénédictins de Montmajour, par exemple) en général, puis de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem en particulier...
A noter que les Pénitents du Midi et tout particulièrement les Pénitents Blancs (confréries dans lesquelles étaient réunies les corporations de métiers, dont les Tailleurs de pierre), adoptèrent ce même mode de répartition dans le Temple.
 
 
 
 
 
 
Avec la chapelle Saint Victor (sur la route d'Arles), Saint Jean du Grés appartenait à la Barronnie de Castellet (entre Arles et Fontvieille), elle même dépendant du célébrissime monastère Saint Victor de Marseille, qui fut un haut - lieu Templiers (ne serait - ce que par la présence de Roncelin de Fos, un des Maîtres secrets du Temple).
On sait qu'en 974 Teucinde, une riche héritière d'Arles, fit don au monastère Saint Victor de Marseille de l'ensemble de ses propriétés rattachées à Montmajour, dont Saint Jean du Grés, lieu autrefois occupé par les romains (passage de l'aqueduc des Alpilles au sud de la chapelle).
Le don de Saint Jean du Grés fut reçu par l'abbé de Montmajour du nom de ROLLAND en 1067 (il s'agit certainement du même personnage qui fit construire à ARLES la tour dite de ROLLAND). 
Sous les abbés de Montmajour il semble que la période du règne de Pierre de Canillac, qui fut en effet abbé de Montmajour de 1338 à 1353, puis évêque de Saint-Pons-de-Thomières et enfin évêque de Maguelone, sera la plus productive de commandes architecturales ...
De toute évidence, cet homme dont le frère, Raymond, aurait dû devenir Pape, fut un grand constructeur local et donc protecteur des Tailleurs de pierres, puisqu'on lui doit au moins la fameuse Tour du Cardinal à Saint Rémy de Provence et la Tour des Abbés à Fontvieille :
 
Fichier:Tour des Abbés Fontvieille by Malost.JPG
   La Tour de l'Abbé à Fontvieille
      
 
A SUIVRE ...  
Je publie la première partie de cette étude à la demande de nombre de lecteurs... Au moins, une seconde partie va suivre et concernera le décryptage géomérique de l'édifice... C'est fascinant... Un peu de patience...
 
 
 
 
 
 
 
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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 08:13

Pendant et aprés la première Révolution, Chiffonistes (Droite) et Monnaidiers (Gauche) se partagèrent le Pouvoir municipal sur Arles. Il apparaît de notre étude qu'ils étaient tous plus ou moins philosophiquement rattachés à une association dite de Pensée : les Pénitents pour les Chiffonistes, la Franc-maçonnerie pour les Monnaidiers.
Les Pénitents Blancs de la ville d'Arles, représentent toutefois une curieuse exception, qui mérite d'être étudiée de façon plus profonde que les autres Confréries de couleur... Les Confréries de Pénitents en général et celles des  Pénitents Blancs en particulier, sont - elles à l'origine de l'architecture de la Franc-maçonnerie ? Aprés avoir trés attentivement étudié bon nombre d'archives, tout me porte à le croire et dans cet article, je vais vous faire part de mes premières conclusions...
La trés bonne conservation des archives des Pénitents Blancs de la ville d'Arles, (archives rarissimes, sur ce sujet, en France) alliée à nos quelques connaissances maçonniques, font que cet ensemble nous offre tout un matériel de réflexion, propice à établir des comparaisons entre les associations de Pénitents et de Franc-maçons...
On se doutait bien que l'architecture de la Maçonnerie puisait ses origines bien plus loin que les années 1726 (date plus ou moins officielle de son introduction en France) ... Le problème était d'en apporter la preuve ! Dans un premier temps, nous allons étudier le vécu de la Confrérie arlésienne...


Dans les vingt dernières années qui précèdent la Révolution, à cette époque où il n'y a plus de Loge maçonnique sur ARLES,  Les Pénitents Blancs de la ville d'Arles regroupent en leur sein la quasi totalité des corporations de métiers. Socialement, la Confrérie n'est autre qu'une Chambre des Métiers avant l'heure, lieu dans lequel se réunissent les artisans de la ville.
Il semble même que les Pénitents Blancs de cette époque pré-révolutionnaire ne sont dans ce lieu associatif à consonnance religieuse, uniquement par intérêt professionnel, car les associations de Métiers, n'ont pas d'autres statuts à leur disposition... 
De fait  il est vrai que depuis leur création, ils se voulaient indépendants du Pouvoir religieux... Mais avant la Révolution, nous le savons, vouloir être indépendant de cet écrasant Pouvoir romain, pouvait coûter cher; surtout sur Arles où la présence de Monseigneur du Lau (leader national des anti-philosophes) et de son équipe aggravait la situation...
Les choses vont changer tout particulièrement, lorsque les effets et les peurs des évènements révolutionnaires cessèrent...
Dés 1819, les anciens meneurs Chiffonistes, refondent à leur manière, la Confrérie des Pénitents Blancs.
Les changements idéologiques sont profonds ; alors même qu'avant la Révolution, la Confrérie nous apparaissait plutôt laïque, comprendre éloignée voire indépendante du clergé, et essentiellkement comme une sorte de Chambre des Métiers, chapelle 001on assiste dés 1819 à une profonde catholicisation de cette forme de sociabilité.
Autant dire que les pro-jacobins qui adhéraient aux Pénitents Blancs arlésiens se garderont bien d'intervenir sur la scène publique; pourquoi ? Accusés de tous les maux, ils deviendront la pitance des curés et de leurs sbires politiques ! 
Même le lieu de réunion, la chapelle dite du Saint Sacrement, si emblématique pendant la Révolution, va être squattée par la nouvelle équipe !... Et pourtant cette organisation de l'espace architectural de cette chapelle était trés particulière, voire insolite pour des catholiques romains ...  Ce lieu de réunion qui avait été choisi, se trouvait au quartier frondeur de la Roquette, alors même que les Chiffonistes se réunissaient dans le quartier bourgeois de La Major...  Curieux !
La chapelle était orientée dans l'axe Nord-Sud (entrée côté nord et autels au sud); on entrait (A) dans une pièce dite anti-chapelle (C); deux petits autels (D et E) encadraient la porte de la chapelle (F). Cette pièce dite anti-chapelle était une sorte de hall d'entrée: 
Immédiatement à droite de l'entrée de l'anti-chapelle se trouvait un vestibule (N) qui servait à entreposer la Bière de la Confrérie; dans ce cercueuil (sans couvercle), les Pénitents Blancs transportaient en procession, leurs confrères décédés; d'ailleurs, ce vestibule était placé sous le Titre évocateur de Notre-Dame-du-Bon-Voyage.
Il semble que ce vestibule était la propriété de la Confrérie des Pêcheurs , appelée aussi la Confrérie de Saint Pierre lo Pescador. Cette Confrérie était autrefois (1437) hébergée en face le couvent des Augustins, lieu qui deviendra par la suite un Hôtel de la célèbre famille des Quiqueran de Baujeu, cette famille qui a fourni de nombreux chevaliers de Saint Jean de Malte....
L'anti-chapelle donnait accés à une petite pièce carrée (M) dite "salle capitulaire". De cette salle capitulaire, on accédait au sud de l'édifice à la Sacristie (K) et à l'escalier du clocher (L) par un couloir (P) et une cour (Q) dite "Basse-cour", le tout à ciel ouvert. Le couloir longeait le mur Ouest de la chapelle.
Au fond de la chapelle construite sur le plan du triple carré, (côté Nord) se trouvait le Maître Autel (G), celui qui orne l'actuelle église de Raphèle-les-Arles, et un accés à la Sacristie (K). La voute était à type de double ogive, ornée des armoiries du Pape, du roi de France, et de celles de la Confrérie.
En périphérie de la grande chapelle, sur les côtés Nord, Est et Ouest, il y avait un banc de pierre, où s'asseyaient les Confrères; on sait que le Recteur se trouvait sur le banc de pierre à droite en entrant (H) et qu'à sa gauche (I) s'installait le Vice-Recteur. Cette configuration intérieure de l'assise, se retrouve à la chapelle Saint Jean de Fontvieille (ancienne propriété de l'Ordre de Saint Jean de Malte). 

Pour ce qui est de la période de la Restauration, nous constatons un changement radical de la sociologie de la confrérie; nous avons aussi et surtout étudié ses Tableaux : tous les principaux opposants à la Révolution encore vivants, sont là; ainsi on retrouve :
Un groupe de tête : Contrairement à ce que l'on pourrait légitimement penser, ce ne seront que des porte-chapeaux... Les vrais maîtres à penser sont ailleurs (cf les maîtres de cérémonies) :
- Pierre ARNAUD, Marchand, Recteur de la Confrérie. Il avait rejoint les Pénitents Blancs avant la Révolution, en mars 1776.
- Jean François LAVILLE, propriétaire terrien, Vice Recteur de la Confrérie. Il avait rejoint les Pénitents Blancs avant la Révolution, le 16 avril 1781.
- Claude VALLIERE, notaire. Trésorier. Pénitent Blanc le 02 avril 1773.
- Pierre Claude MEGE, notaire et propriétaire, Secrétaire de la Confrérie, filleul du Trésorier Claude VALLIERE; son fils Louis MEGE lèguera à la ville les archives des Pénitents Blancs. En 1820, il ser nommé Vice-Recteur de la Confrérie.
Ces quatres personnages étaient entourés à la direction de la Confrérie, par :
Les Maîtres de Cérémonies : C'est au sein de cette fonction, et plus particulièrement auprés des nobles et des représentants du clergé, qu'il faut rechercher les véritables meneurs du mouvement :
- Jean Baptiste Xavier Thérèse de ROY de VACQUIERES.
-  Etienne MISTRAL, entrepreneur maçon; il avait acheté la chapelle durant la Révolution. Pénitent Blanc le 05 avril 1771.
- Pierre NAU, entrepreneur maçon.
- Jules Antoine ESTRANGIN, avocat. Ancien meneur révolutionnaire, mais opposé aux excés jacobins.
- Jean Etienne Gabriel de PERRIN de JONQUIERES, ancien Capitaine de vaisseau, maire d'ARLES de 1817 à 1821, donc en 1819 dans l'exercice de ses fonctions électives ! Il était l'ancien dirigeant des Contre-révolutionnaires (les Chiffonistes). Nommé par le gouvernement en 1815, il avait succédé à la mairie d'Arles à l'inflexible jacobin  André POMME. Il n'était pas Pénitent Blanc avant la Révolution.
- Louis Toussaint ARNAUD, Prêtre et parent du Recteur Pierre ARNAUD, représentera en quelque sorte le clergé local décimé pendant les évènements révolutionnaires.
D'autres fonctions à caractère trés religieux, sont ajoutées au système administratif des Pénitents Blancs d'autrefois ; connu comme un groupe trés indépendant du clergé, ces fonctions n'existèrent jamais tout au long de l'histoire de la Confrérie.
Ainsi, on va trouver les fonctions et personnalités suivantes :
Un Maître de Choeur :
- Pierre BONTOUX, propriétaire. 
Des Maîtres des Novices:
- Charles Gilles CROUZET. Pénitent Blanc (PB) le 5 avril 1779.
- Pierre RIVARD, Tisserand, PB le 20 mai 1776.
- André ROBOLY, avocat, ancien meneur Chiffoniste; n'était pas PB.
- Jean Joseph COMBEAU, menuisier, PB le 22 septembre 1781.
- Antoine TOUGAY, cultivateur, PB le 5 mai 1785.
- FABRE, individu sur lequel nous n'avons aucun renseignement.
- Pierre CACHET, vannier, PB le 1 avril 1782.
- Joseph VIOLET, propriétaire, nouvel adhérent aux Pénitents Blancs de 1819, maître des novices alors même qu'il était novice lui même...
Des Sacristains: A part les deux premiers, tous sont de nouveaux membres.
- Guillaume FERRAND, Procureur de la commune, PB le 28 mars 1780.
- Jacques MICHEL, PB le 5 mai 1785.
- François CHABASSIEU, cordier, nouveau PB.
- Ambroise ARNAUD, boulanger, nouveau PB.
- Jacques LAMANON, bourrelier, nouveau PB.
- Jean BENOIT, matelot, PB le 20 mars 1768, le plus ancien membre dans la nouvelle Confrérie.
- Jean SOUCHON, capitaine marin, nouveau PB.
- Claude MARTIN, voiturier, nouveau PB.
- Joseph CHAULET, négociant, nouveau PB.
- Antoine Julien TOUSTEN, charpentier de marine, nouveau PB.
- Honoré BERNARD, ancien pêcheur, nouveau PB.
- Marc Antoine SAVY, orfèvre, nouveau PB.
Un administrateur de la cire:
- Denis ALLET, charron, PB le 26 mai 1775.
Des Archivistes:
- Jean-Pierre MAUREAU, avocat, PB le 16 avril 1772. Ancien et unique Monnaidier de la nouvelle Confrérie, on peut admettre qu'il avait retourné sa veste...
- Louis Mathieu NOGUIER, négociant de Trinquetaille, PB le 16 avril 1772.
Dépositaires des habits :
- Jacques MICHEL, PB le 5 mai 1785.
- Nicolas DAU.
Marguillers pour l'entretien du culte et de la chapelle:
- Pierre CLAIR, vitrier, PB le 13 mai 1779.
- Jacques ANINARD, confiseur, bien connu comme ancien Chiffoniste, c'est lui qui sera à l'initiative de la construction de l'église de Raphèle-les-Arles. C'est lui aussi qui selon l'Histoire y déposera tous les ornements de la Confrérie. Certains de ces ornements y sont toujours...
- Etienne MEOU, maître d'ouvrage de la Marine, PB le 20 mai 1784.
Infirmiers: Ces hommes quadrillaient soigneusement la ville... Chaque paroisse avait sa personne, s'occupant des "Bonnes Oeuvres"... A savoir :
- A Saint Trophime : Joseph ROMAN aidé de Sébastien AUJOUVIER (Tailleur d'habits, PB du 18 mai 1819).
- A l'église de La Major : Joseph ARNAUD, (droguiste, PB le 18 août 1782), aidé de Hyacinthe GILOUX.
- Pour la paroisse Saint Cézaire : Georges ESTRANGIN (droguiste, PB le 17 mai 1819), aidé d'Honorat FOUQUE (serrurier, PB du 20 mai 1819).
- Pour Saint Pierre de Trinquetaille : Antoine CARRIER (marchand, PB le 08 avril 1784) aidé de Jean PIQUES (capitaine marin, PB le 19 mai 1819).

On peut admettre que l'énumération des membres de la nouvelle confrérie nous emmène à mieux connaître la composition du groupe "Chiffoniste" per - révolutionnaire... Cet inventaire au demeurant non - exhaustif, n'ayant jamais été fait.... Ainsi apparaissent les identités de bon nombre de personnages arlésiens classés comme contre - révolutionnaires...
 
L'ORNEMENTATION de la Chapelle des Pénitents Blancs :


Grâce aux objets remis entre autres par le confiseur Pierre ANINARD, récupérés pendant la Révolution par un homme illustre mais inconnu, désigné dans les textes, en tant que "propriétaire camarguais", nous pouvons recomposer partiellement la décoration du site de l'ancienne Confrérie :
- L'Autel avait été sculté par Nicolas MISSENCEL, maître-sculteur de la ville d'Arles et livré à la Confrérie le 25 septembre 1735. L'habillage du tombeau, comprendre l'endroit qui recèle les reliques,  est en bois d'aube, lequel est revêtu d'une
peinture marbrée, l'ensemble est verni. Sur le devant du meuble, figurent les armes de la Compagnie.

- Un dais rouge en soie  moirée doublé de lustrine rouge, avec des franges jaunes, les couleurs historiques du Midi du Royaume de France, ainsi que son cadre en bois. Les bâtons et le dais, ont effectivement appartenus à l'ancienne Confrérie des Pénitents Blancs. Une chape rouge en soie, galons en soie jaune, doublure en lustrine rouge moirée, d'un grand tapis pour les marches de l'autel et de 4 pierres pour supporter le dais.
Le dépositaire de ces décorations, était un riche propriétaire local, un certain ARTAUD, dont le mas existe toujours sous ce nom dans la campagne de Raphèle...

- 2 coupons de soie rouge de 3 m, munis d'une frange jaune en laine et de 6 m de frange couleur demi-or. (don de la veuve DAUMAS) .

A partir de 1819, la démonstrativité religieuse s'accentue par les achats suivants :

- Deux croix de défilé en laiton argenté qui furent exécutées par un orfèvre Lyonnais (M. Juveneton, 4 rue Saint-Romain) et livrées à la confrérie le 21 février 1821, donc deux ans aprés la remise en route de la Confrérie; le prix de chacune de ces croix se situe entre 600 et 700 F de l'époque.

- La cloche, qui ne fut installée que 5 ans (vers 1859) après la création de l'église de Raphèle-les-Arles, se trouve être la dernière cloche commandée par l'ancienne Confrérie. Elle porte la mention suivante : "Baudoin, fondeur à Marseille 1819", et l'ornementation présente un Christ sur une croix, dont l'extrémité des branches est une  fleur de lis... Ce qui en dit long sur la nouvelle orientation idéologique...

L'ICONOGRAPHIE RELIGIEUSE, en 1854 était la suivante :

L'église de Raphèle a été une sorte d'entrepos visant à stocker l'ensemble des décorations rescapées de la période révolutionnaire... De toute évidence, on ne peut attribuer aux anciens Pénitents Blancs, l'ensemble de l'iconographie religieuse déposé en ce lieu; à notre connaissance la décoration de la chapelle des Pénitents Blancs originelle en général et religieuse en particulier y était trés limitée et peut-être bien inexistante... Ce qui ressemblerait fort à une conception d'obédience Protestante...
Citons ces décorations remises en 1854 en ce lieu de culte :
- Une "VISION", non signé, dimensions: 1.80m sur 1.20m. (Don de Jean VICTOR).

- Une "DESCENTE DE  CROIX" de même dimensions. (Don de Jean VICTOR). Deux oeuvres signées RASPAL, peintre bien connu des Arlésiens, plus ou moins apparenté aux Pénitents Blancs, dont il fréquentait la chapelle durant la Révolution. Dimensions 1.20m par 1.00 (don de la veuve DAUMAS):
-  " LA SAINTE FAMILLE ".
- " LE BAPTEME DE JESUS CHRIST  PAR SAINT JEAN BAPTISTE ".
- Les 14 tableaux du chemin de croix. (don de Pierre LAUGIER).
- " LES SAINTES MARIES ". Ce tableau pourrait avoir transité par les Pénitents Noirs et avoir appartenu à leur chapelle ; en effet, l'église des Carmes abritait une chapelle consacrée aux Saintes Maries, dans laquelle se réunissait la Confrérie des Apothicaires depuis 1594.
- " SAINT VERAN ", (patron des bergers depuis 1482 en Arles). Non signé et pas de dimensions connues. (Don d'une madame OLIVIER). 

LA STATUAIRE :
- La statue de Saint Roch, saint dont on sait que les Pénitents Bleus possédaient quelques reliques. L'abbé PETIT, ancien curé quelque peu excentrique de Raphèle, mais brillant intellectuel, m'avait aussi montré une crèche de santons d'environ 70cm de haut, lesquels furent pratiquement tous vendus à des particuliers...


LES ORNEMENTS SACERDOTAUX :

Un ciboire en argent massif, d'un poids de 336 grammes. (don de mr DEPOSSET).

- Une chasuble fond blanc avec des raies vertes et rouges. (don de Madame Olivier).

- Une  conque et le pied des fonds  baptismaux. (don de Monsieur LEGRAND Étienne, boulanger du four de Raphèle). Le premier enfant baptisé à Raphèle, fut l'un de ses fils : Firmin Legrand le 18 Mars 1854.

Une petite croix de Malte en or (don de Madame Ranchier pour être mis à la Sainte-Vierge (croix d'Arles), avec sa chaîne, le tout pesant 27 gr et une petite croix de Malte en or, avec sa chaîne  d'un poids de 7gr; un bracelet en argent massif pesant 7gr.; un bracelet en corail avec fermoir en or pesant 5 gr.
- Un nombre important de chandeliers. Les Pénitents de toutes couleurs défilaient avec leurs chandeliers, dont le nombre affiché n'avait pour d'autres buts que de montrer la richesse de la Confrérie...

 

 Nous complèterons cet article dans un avenir trés prochain...

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 07:27

 


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"Aux Frères du Respectable Atelier "HUMANITE-JUSTICE" travaillant au Rite Français sous les Hospices de la Trés Respectable Obédience du Grand Orient de France à l'Orient d'Arles, en mémoire de nos Ainés qui ont façonné la pensée des Loges arlésiennes" ...


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1778: Le Tablier de VOLTAIRE

L'étude de la présence maçonnique sur ARLES, suit un parcours pour le moins trés irrégulier, en ce sens que suivant les régimes politiques et/ou les pressions religieuses (trés importantes sur la ville), les différentes Obédiences ont ou n'ont pas pu maintenir des Ateliers sur la cité. Cette remarque est particulièrement vraie lorsque l'on considère les époques précédant la première Révolution ou la Restauration. De même  sous Napoléon III, que certains n'hésitent pas à appeler "le dictateur" les Franc-maçons furent muselés et de fait, le travail fourni par les Ateliers s'en est fortement ressenti...
La présence sur Arles de Monseigneur du LAU, arrogant chef de file national des anti-philosophes n'a pas arrangé les choses... 
Ce document est tiré de mon travail intitulé : Pénitents, Francs-Maçons et Montagnards dans la société arlésienne 1802-1852; Editions Les Amis du Vieil Arles (BP 30, 13633 Arles cedex), n° spécial 107-108, par Max Daniel, année 2000, 120 p.

Cette monographie reprend – à partir du cas d’Arles – la problématique du lien entre les sociabilités traditionnelles ( Pénitents) et les loges du XVIII° siècle. Elle fournit notamment un état nominatif des Franc-maçons arlésiens de 1750 à 1815.

Cette étude sur la sociabilité maçonnique arlésienne, met d'abord en évidence avant 1753, l'existence sur Arles de deux Loges officielles rattachées à l'ancienne Grande Loge de France :
- L'Atelier Saint Jean de la Fraternité d'Arles, qui apparaît aussi sous le Titre de Saint Jean de la Fraternité Régulière d'Arles, fondée par un certain LOYS; il pourrait s'agir du docteur Pierre Antoine LOYS, Maire d'Arles en 1791-1792, guillotiné à LYON en 1794, ou de l'un de ses descendants. Les deux dernières années, les Vénérables furent EMING fils (1750) et VACHER (1751). L'Atelier aurait appartenu à la filière des Loges dites  de Saint Jean de Jérusalem d'Avignon. 
- La Loge de l'Union (1748-1764 minimum, probablement janvier 1786), Loge de la Grande Loge de France sur laquelle nous n'avons que peu de renseignements. Mais les quelques informations que nous avons, sont trés importantes (archives départementales de l'Hérault, réf 1J62, La Concorde): la Loge se trouvait au monastère Bénédictin de Montmajour, et ce à une époque où, l'Eglise de Rome combattait déjà avec la plus grande virulence la Franc-maçonnerie...  Nous savons par exemple que le 12 novembre 1764 deux religieux Bénédictins (dom MILLON et dom Joseph BOYON) furent reçus à la Maîtrise (maçonnique). L'histoire religieuse de Montmajour se terminera mal... Le dernier abbé, probablement Franc-maçon sera un membre de la famille des ROHAN.... Il sera mêlé à l'Affaire du Collier de la Reine, tout comme un de ses cousins, dernier Grand Maître de l'Ordre de Malte pré-révolutionnaire et... protecteur d'André POMME , l'arlésien qui avait pour objectif d'éliminer les religieux catholiques romains et rien qu'eux ...! C'est l'époque de Joseph BALSAMO, qui importa en France la Franc-maçonnerie égyptienne (rite de Misraïm).
Cette Loge était réputée comme étant trés brillante et dotée d'un Chapitre. L'arlésien Guillaume de Barême était issu de cet Atelier de Montmajour; il portait les titres nobiliaires de baron de Chateaufort et de seigneur de Saint Véran de Manville (deux mas que l'on retrouve de nos jours entre Arles et Raphèle). Sur le plan maçonnique, en 1765 il appartenait à une Loge parisienne et au Conseil des Chevaliers Princes de l'Orient. Il fut reçu à la Loge "La Concorde" le 11 mars 1765, trés certainement pour statuer sur le cas des frères COYE...
Pour des raisons probablement liées à la trop pesante présence catholique sur Arles, 1786, sonnera le glas de la Loge de l'Union, et les Maçons arlésiens devront se rallier aux Ateliers des villes voisines, comme ce fut le cas pour BEAUCAIRE et sa brillante Loge "La Concorde", de la Grande Loge de France, que fréquentaient les frères COYE de BRUNELIS.
De toute évidence, en 1765, Jean Baptiste COYE de BRUNELIS et ses deux frères (utérins), vont être contactés par la Mère Loge Ecossaise de Marseille,  puissante Obédience d'origine régionnale, mais de grande notoriété géographique tant dans le sud de la France que dans nombre de ports étrangers. L'Obédience marseillaise veut s'implanter sur Arles... 
Le problème est que cette Obédience, plutôt ouverte aux Loges anglosaxones, n'était pas reconnue à l'époque par les  Obédiences nationales et c''est essentiellement ce qui lui vaudra sa disparition de la scène des Obédiences françaises, au cours de la Première Révolution...

Nous sommes donc en 1765, JB COYE de BRUNELIS né à MOURIES en 1711, a 64 ans. Intellectuel, il est reconnu comme ayant été un excellent autodidacte doublé d'un brillant linguiste. Vers l'âge de 30 ans, il fait déjà parti des personnalités littéraires d'Arles, et publie une comédie qui restera la pièce maîtresse de son oeuvre, "Lou novi para". Il préface ainsi son travail : "J'ai toujours été surpris que notre province qui, sans la flatter, abonde en sujets qui ne manquent ni de goûts ni d'esprits, n'ait pas pris plus de soins de conserver la haute réputation que les Troubadours avaient acquise à notre poésie provençale vers le XIIème et le XIVème siècle".
Laurent BONNEMANT, son contemporain, le présente ainsi : "Il a un caractère gai, aime la bonne chaire et les plaisirs; il est d'un commerce aimable, porté à rendre service, grand parleur et honnête homme... C'est un ami dévoué " ... Son biographe Frédéric BILLOT (également Franc-maçon, initié le 16 janvier 1864, à la Loge arlésienne "La Persévérance", le décrira ainsi : ..."C'est le poête du clocher, du chez-soi, de la petite société arlésienne à laquelle il veut plaire avant tout"... Frédéric MISTRAL, (qui ne fut jamais Franc-Maçon, mais qui par contre accepta la charge de responsable des ultra royalistes Pénitents Blancs de Montpellier) quant à lui, le considérait comme ayant été le précurseur du Félibrige.
Sur le plan strictement maçonnique, le fait que les frères  COYE de BRUNELIS, quittent "La Concorde" de BEAUCAIRE, engendra également le départ de nombreux Maçons arlésiens (dont on ne connait pas les noms). Ce départ massif vers une Obédience non-reconnue et semble - t - il fort décriée à l'époque, ( il s'agit de la Mère Loge Ecossaise de Marseille; Obédience qui a regroupé les négociants de Provence et surtout de Montpellier) provoqua leur exclusion de la Grande Loge " Ils seront dégradés du nom, état et qualité de Maçons, de tous les grades qu'ils ont reçu et dont ils sont indignes d'être décorés"...
Concernant les instigateurs, la sentence sera plus précise "Dés aujourd'hui, pour toujours et en tous lieux, que les frères COYE soient oubliés et rejetés comme étant des membres impurs et pernicieux pour l'état de Maçon"...
D'un autre côté, il faut bien admettre qu'entre COYE de BRUNELIS et la Mère Loge Ecossaise, il y avait beaucoup de liens communs en général, et en particulier une ardeur toute virulante à défendre la souveraineté de la région et les riches négociants, dont faisaient partis les frères COYE...
Les édiles arlésiens reconnaissant certainement le littérateur et peut-être aussi le Franc-maçon, l'ont mémorisé pour l'éternité en attribuant un nom de rue à Jean Baptiste COYE... Dans l'ancien quartier des Templiers...
Ne quittons pas cette période pré-révolutionnaire, sans parler de la famille POMME dans laquelle Pierre le père, précurseur de la psychiatrie, était le médecin particulier de la famille royale. Les deux fils André et Jean Antoine seront d'illustres Franc-maçons. A tel point que nous leur avons consacré toute une étude de plus de 100 pages ... Plus particulièrement bien entendu en ce qui concerne André, membre de l'Ordre de Malte, qui va devenir sous la Convention le premier député de la Guyane et qui restera célèbre dans les annales de l'Histoire de France, pour avoir inventé le bagne de Guyane... Bagne qu'il destinait aux religieux français et belges, réfractaires au serment constitutionnel... André POMME fit partie de l'élite maçonnique parisienne pré - révolutionnaire: il était le 6ème personnage du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, structure secrète mise en place 15 ans avant la Révolution ...
Des fils jacobins qui "ne croyaient pas en Dieu", un père qui deviendra le chef local de la contre-révolution alliée aux anti-philosophes représentés par monseigneur du LAU, la famille POMME résume à elle seule  le climat intellectuel, dans lequel se présentera la Maçonnerie arlésienne pré et per révolutionnaire.
Une autre sociabilité dont on parle peu se manifeste aussi durant cette époque: les Pénitents. Phénomène religieux et social complexe, propre au Midi de la France, chez lesquels on retrouve aussi et curieusement des opposants à l'Eglise de Rome, et ce uniquement chez les Pénitents Blancs (à l'origine probablement des Chambres de métiers, Mutuelles, Chambres de Commerce).
Nous leur avons consacré une étude , que nous dévellopons jour aprés jour ...


 

 

" FRATERS MEMENTO MEI " .

 

 

LA SUITE 2

 

LA SUITE 3

 

André POMME - Biographie -

 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 07:52

 

Suite à notre travail consacré à la recherche de l'or dans le midi de la France nous publions cette fois - ci le résultat de nos recherches sur le quasi - mythique "trésor de RENNES - LE - CHATEAU"  ... Mais de nos jours, qu'en est - il au juste ?...

Nous sommes au cœur du pays cathare, à 45 kilomètres de Carcassonne dans la commune de Rennes-le-Château.
 

Des dizaines de curieux se pressent dans les rues de ce petit village audois de 30 âmes. Un car de touristes vient d'arriver… Dès l'entrée du village une pancarte leur indique : "Les fouilles sont interdites sur le territoire de la commune de Rennes-le-Château". Ils font une halte obligée dans la curieuse petite église dédiée à Ste Marie-Madeleine, se rendent au fond du cimetière afin de se recueillir sur une tombe, visitent l'ancien presbytère et une majestueuse villa de style renaissance jouxtant ce dernier. Leur visite se termine en méditant devant une mystérieuse tour crénelée semblant surgir d'un autre monde !

Mais comment ce petit village perché au sommet de sa colline est-il devenu si célèbre ? Il fait, depuis plus de quarante ans, l'objet d'une fascination remarquable.

Nombreux sont ceux ayant tout quitté pour se retirer à Rennes-le-Château. La plupart ont tout perdu : famille, travail, argent et même leur âme…

Tous ont été envoûtés par ce lieu magique !

 

LE BON CURE ... ROYALISTE !

 

Nous sommes en 1885. Le 1er juin, Bérenger Saunière apprend sa nomination à la cure de Rennes-le-Château. C'est par une forte chaleur, qu'il entreprend la rude ascension vers ce petit village de 200 habitants. Ce jeune prêtre de 33 ans originaire de Montazels est un homme robuste, haut de taille et c'est d'une allure franche qu'il gravit les quelques kilomètres reliant Couiza à Rennes-le-Château. Il a hâte de découvrir son nouveau ministère. Mais ce dernier ne sera pas à la hauteur de ses espérances...

Arrivé sur les lieux il constate que l'église menace ruine et le presbytère est dans un tel état d'insalubrité qu'il est inhabitable. Notre prêtre est désespéré de trouver sa nouvelle paroisse dans cet abandon le plus total. Mais il ne baisse pas les bras et se promet de redonner sa dignité à la Maison du Seigneur ! Mais le village est si pauvre qu'il n'a pas les moyens de payer les réparations nécessaires. Il logera quelques temps chez l'une de ses tantes, Rose Octotipe Saunière, avant d'intégrer par la suite son presbytère, avec la famille Denarnaud.

Les mois passent. Bérenger a su s'attirer la sympathie des villageois et tous les dimanches il dit sa messe dans la petite église délabrée.

Les élections législatives des 4 et 18 octobre 1885 approchent et Bérenger Saunière, emporté par ses convictions politiques, tient un discours anti républicain en chaire. Ses propos parviennent aux oreilles du préfet qui impose alors une suspension de traitement. Afin de ne pas le laisser sans ressource, l'évêque de Carcassonne, Monseigneur Billard, le nomme professeur au petit séminaire de Narbonne. Le 1er juillet 1886 il réintègre sa fonction de prêtre à Rennes-le-Château.
L' intervention de l'abbé Saunière lors des élections lui valut le soutien des royalistes et dès son retour au village, il reçoit une donation de 1000 francs - or,  de la comtesse de Chambord, somme non négligeable à l'époque !

C'est à partir de là que commence réellement la fabuleuse histoire de Rennes-le-Château et que Bérenger Saunière entrera dans l'Histoire pour devenir le "curé aux milliards"...

Et par son histoire, il va ainsi révéler au monde entier le gisement aurifère du Razés
 

 

ET SA BANDE ...

De toute évidence, l'histoire réelle de Rennes - le - Chateau, n'est pas tout à fait celle qu'on a bien voulu nous raconter ... Depuis 1990, suite à des recherches généalogiques, on en sait un peu plus en effet sur l'organisation du milieu royaliste du coin ...

Et de fait, entre autres, on ne parle plus uniquement que de Béranger SAUNIERE mais bien des frères SAUNIERE... Tout comme on ne parle plus uniquement que de l'activité de Béranger SAUNIERE, mais bien des activités d'une sorte de réunion clandestine des curés du Razés !....

Nous sommes en effet en pleine époque où Royalistes et Républicains s'affrontent... La crise débouchera sur la fameuse loi de 1905 : la séparation de l'Eglise et de l'Etat ...

Les frères SAUNIERE Béranger (1852-1917) et Jean-Marie-Alfred (1855-1905) sont les fils de Joseph SAUNIERE (1823-1895), régisseur des terres du château de MONTAZELS et maire du village, lequel est  proche de Rennes-le-Chateau et dont ils sont tous originaires ...

Ce que l'on sait moins, c'est que Jean-Marie-Alfred eut un fils André, né en 1906, avec une certaine Marie Emilie SALIERE (ou Emilienne de SALIERES), fille d'une famille de trés haute noblesse semble - t -il ...

Il y a donc probablement des descendants de nos jours chez les SAUNIERE; d'autant que Joseph (le père) avait eu encore 5 enfants... De fait en 2014, sur l'annuaire des pages jaunes, il y a 72 personnes qui portent le nom de SAUNIERE, rien que dans l'Aude...

Le trésor des SAUNIERE n'a peut - être pas été perdu pour tout le monde ...


 

A SUIVRE ...

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Published by EOLE, vizir, J de Molay - dans FRANC - MACONNERIE ET TEMPLIERS
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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 07:51

 

 

 

Si l'on veut regarder "l'affaire de RENNES - LE - CHATEAU" sous un angle nouveau, ne nous laissons pas embarquer dans des hypothèses plus ou moins fumeuses ...

Il nous faut avant tout reprendre les biographies des différents protagonistes de l'époque, les "biens connus" bien sûr et "les autres" ...

En ce début de XXéme siècle, époque à laquelle se révèle " l'affaire de Rennes le Château", nous sommes dans le milieu politique des Royalistes et en pleine guerre entre Républicains et Légitimistes dont le chef de file fut : Philippe d'Orléans (1838 - 1894), comte de Paris, le fils aîné de Ferdinand-Philippe d'Orléans (1810-1842), prince royal de France, et de son épouse la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin (1814-1858). Par son père, il est le petit-fils et l'héritier du roi des Français Louis-Philippe Ier (1773-1850) et de son épouse la reine Marie-Amélie des Deux-Siciles (1782-1866), tandis que, par sa mère, il est l'arrière petit-fils du grand-duc Frédéric-François Ier de Mecklembourg-Schwerin (1756-1837).

 Il s'exhile au Royaume Uni, le 4 juin 1890, où il va disparaître en 1894... Sans successeur de confiance ... Même pas le Vatican pourtant si proche autrefois... Et pour cause ...

 

OBJECTIF : LE CASSE DU SIECLE ...

 

En cette fin de siècle, il faut savoir que débute en France une guerre idéologique sans merci entre le Vatican et le gouvernement français qui lui est fortement maçonnisé ... Cette guerre d'influence se soldera par la loi de 1905 ...

Le , un nouveau coup dur avait frappé le comte de Paris et les Royalistes. L’encyclique Au milieu des sollicitudes du pape Léon XIII avait enjoint en effet les catholiques français à se rallier au régime républicain, ce qui avait affaibli considérablement les partisans de la Restauration déjà abandonnés depuis 1890, date de la fuite en Angleterre de Philippe d'Orléans ....

Curieux et presque incompréhensible chez ce Pape qui avait publié huit ans plus tôt Humanum Genus une encyclique donnée le 20 avril 1884 qui condamnait le relativisme philosophique de la franc-maçonnerie :

" Le but fondamental et l'esprit de la secte maçonnique avaient été mis en pleine lumière par la manifestation évidente de ses agissements, la connaissance de ses principes, l'exposition de ses règles, de ses rites et de leurs commentaires auxquels, plus d'une fois, s'étaient ajoutés les témoignages de ses propres adeptes. En présence de ces faits, il était tout simple que ce Siège apostolique dénonçât publiquement la secte des francs-maçons comme une association criminelle, non moins pernicieuse aux intérêts du christianisme qu'à ceux de la société civile. Il édicta donc contre elle les peines les plus graves dont l'Église a coutume de frapper les coupables et interdit de s'y affilier" .

 

En 1894, Philippe d'Orléans disparaît, il n'a pas d'héritier; sa fortune personnelle et surtout le trésor de guerre des Royalistes sont dans des banques françaises ... Seuls quelques proches sont au courant de la situation

 

Objectif : Main - Basse sur le magot des Royalistes ?

 

Faisons le point :

Le 3 mars 1878, le Pape Léon XIII prend ses fonctions à Rome. Il les conservera jusqu'à son décés le 20 juillet 1903.... En 1881 il nomme son représentant local Félix BILLARD, évêque de Carcassonne, poste que ce dernier occupera jusqu'en 1902 ... Date, où Sauniere sera officiellement "lâché" par Rome ...

Le 1 juin 1885, Béranger SAUNIERE est nommé à la cure de Rennes - le - Château ... Toute son enfance a été passée dans le village voisin de Montazels où il a reçu de sa famille une éducation Légitimiste ( le père étant le bayle du chatelain) ...

L'affaire de "l'or" de Rennes - le - Château débute au tout début de 1893, date à laquelle Béranger SAUNIERE "montre deux parchemins trouvés dans un pilier de l'autel de son église" à son évêque Félix BILLARD ....

Depuis toujours SAUNIERE se passionne tout comme l'abbé BOUDET, pour la géologie, l'histoire locale et l'archéologie ... Le problème c'est qu'il sera prouvé par la suite, que ces deux parchemins sont des faux trés certainement établis par le curé de Rennes - les - Bains l'abbé Jean Jacques BOUDET, curé de Rennes - les - Bains de 1872 à 1914.

Signe particulier : Ce dernier est un brillant intellectuel qui se consacre à l'archéologie locale; il est reconnu comme étant un spécialiste de la cryptographie et d'une soit - disante langue "celtique" locale ... C'est en quelque sorte "l'intellectuel scientifique" de la "bande des curés du Razés"...

Philippe d'Orléans s'exhile au Royaume Uni, le 4 juin 1890, où il va disparaître en 1894.

Le , un coup dur venant du Vatican avait frappé les Royalistes français. L’encyclique Au milieu des sollicitudes du Pape Léon XIII avait enjoint en effet les catholiques français à se rallier au régime républicain... Histoire peut - être que le Vatican puisse garder un "certain" pouvoir sur les affaires de la France !

Il se trouve que de toutes évidences, tous les catholiques ne furent pas d'accord avec cette décision, loin de là ! Et tout particulièrement les curés du Razés ...

 

Il se trouve que depuis le décés de Philippe d'Orléans, en 1894, le "Trésor" de guerre des Légitimistes se trouvant dans les banques françaises, n'a officiellement plus de patron... Si ce ne sont les plus gros donnateurs ... Comme ceux qui influaient dans le Razés, à savoir les familles CHEFDEBIEN , BOURG DE BOZAS et de SALIERES, dont une des filles (Emilienne) accouchera plus tard d'un garçon (André) , dont le père n'était autre que le frère de Béranger SAUNIERE, Alfred, le curé de Montazens ...

Les rapports connus du groupe des curés du Razés avec les Royalistes  datent de 10 ans auparavant : dés 1886 la comtesse de Chambord, épouse d'Henri V, Prétendant au trône de France, finance Béranger SAUNIERE à hauteur de 3 000 francs ( ce dernier n'a été nommé à Rennes - le - château, qu'un an auparavant) ...

De 1896 à 1897 Béranger SAUNIERE fait faire d'importants travaux sur le site de l'église de Rennes - le - Château, travaux qui curieusement vont lui attirer les foudres de l'évêque de Carcassonne ! Ce qui n'est pas trés logique comme réaction, il faut bien l'avouer ...

Alors pourquoi cette réaction ? Tout simplement parcequ'il sait que les frères SAUNIERE en prétendant avoir trouvé des parchemins à Rennes - le - Château, l'ont floué !

Lui bien sûr, mais surtout le Vatican ... Ce sont donc bien des "hommes de mains" travaillant pour l'Eglise de Rome qui  vont essayer de récupérer le magot... Il y aura pas mal de victimes ...

 

LES CURES REACTIONNAIRES DU RAZES

Il existait à cette époque et dans cette région de l'Aude, une coalition de prêtres "amis des SAUNIERE"... Nous avons identifié ces hommes...

On en sait un peu plus en effet en consultant la nécrologie de l'abbé Antoine GELIS , (1827 - 1897), curé de COUSTAUSSA à côté de Rennes - le - château,  mort assassiné par un inconnu qui le restera : " Un crime horrible a été commis dans la nuit de dimanche à lundi, dans la paroisse de Coustaussa: M. l'Abbé Gélis est tombé victime d'un assassinat et on l'a trouvé, criblé de blessures à la tête, étendu dans la cuisine du presbytère, baignant dans son sang."

 

Il se trouve que l'abbé GELIS "manipulait" en cette année 1897 et tout comme Béranger SAUNIERE, beaucoup beaucoup d'argent (des Napoléons d'or) ... Le rapport du juge d'instruction est trés précis :

« Le juge a trouvé un écrit de l'abbé épinglé à une note de dépense du 24 septembre 1897, rédigé le jour même de sa visite au curé-doyen de Trèbes. Cet écrit révèle que l'abbé a caché pour 13 000 Francs (Soit de quoi vivre vingt ans !) de pièces d'or en divers endroits de sa maison et de la sacristie. Le document était codé.»
 
« 4 000 F sous un tabernacle, 2 000 F sous un rochet. Cela pour la sacristie « enfoncée dans la terre au deuxième sous-sou presbytère on découvrit pouambre ; autant dans le prie-Dieu, autant sous une pierre des lieux dce, autant sous le plancher du grenier ; autant dans une dépendance, sans parler de diverses sommes dans les livres de la bibliothèque. Il y en avait partout pour 11 400 F, en napoléons de 20 et 10 F renfermés dans de vieux morceaux de tuyaux de poêle, ou des tubes en
 
A son enterrement tous ses amis sont présents...
Le document ci - dessous ( "La semaine Religieuse de Carcassonne" du 5 novembre 1897, page 1050 et 1051.) nous permet d'identifier les prêtres royalistes du Razés ... Auquel l'évêque n'assiste pas !...

"Les obsèques de la vénérable victime ont eu lieu mercredi sous la présidence de M. Cantegril, Vicaire Général, délégué par Monseigneur l'Evèque, profondément affligé de la perte de ce bon prêtre.

Autour de M. le Vicaire Général, on remarquait M. le curé doyen de Couiza et MM. les curés de Rennes-les-Bains, Montazels, Luc-sur-Aude, Arques, Rennes-le-Château et Antugnac.

M. le Maire de Coustaussa, MM. les instituteurs de Coustaussa et de Cassagnes et toute la population de la paroisse s'étaient fait un devoir d'accompagner la dépouille mortelle du bon pasteur à sa dernière demeure.

Avant l'absoute, M. le Vicaire Général, en quelques mots pleins de coeur, a dit la part que prend Monseigneur au deuil de la paroisse et a relevé les qualités sacerdotales du regretté M. Gélis.

Le deuil était conduit par l'abbé Malot, neveu de la victime, accompagné par M. Journet, curé d'Espéraza, et par M. catuffe, curé de Pieusse."

 

Et qui sont - ils ?

Ce sont tous les prêtres des villages qui encerclent Rennes - le - Château ... Et qui ont trés certainement "bénéficié" des largeurs des frères SAUNIERE ...

- Le curé de COUIZA

- Le curé de Luc - sur - Aude

- Le curé d'Arques

- Le curé d'Antugnac.

- L'abbé GELIS qui est la victime ... Curé de COUSTAUSSA .

- L'abbé MALOT, curé de GREZES un village de la banlieue de CARCASSONNE. Le neveu de l'abbé GELIS ...

- L'abbé Béranger SAUNIERE de Rennes - le - Château.

- L'abbé Alfred SAUNIERE : Frère de Béranger. Curé de MONTAZELS (1855-1905). Trés lié à la noblesse et à la Franc - Maçonnerie. Ce serait lui le lien politico - financier de la bande....

- L'abbé Jean Jacques BOUDET, curé de Rennes - les - Bains de 1872 à 1914. On pourrait le surnommer "Le Faussaire" tant il est vrai qu'on lui attribue les faux parchemins de Rennes - le - Château ...

- L'abbé JOURNET curé d'Espéraza.

- L'abbé CATUFFE, curé de PIEUSSE (au nord de Limoux).

On n'oubliera pas d'ajouter , l'abbé Jean RIVIERE : La plus proche relation de Béranger SAUNIERE à la fin de sa vie; et son confesseur le jour de son décés. Curé du village d'Esperaza, aprés l'abbé JOURNET. Tout comme SAUNIERE, il modifia à grands frais son église, et ce curieusement juste aprés le décés de SAUNIERE ...

 

 

A SUIVRE

 

 

 

 

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Published by EOLE, vizir, J de Molay - dans FRANC - MACONNERIE ET TEMPLIERS
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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 07:43

C'est maintenant une évidence pour tous ceux qui dans "l'affaire de RENNES LE CHATEAU", gardent la tête sur les épaules... Nous sommes en pleine période de guerre idéologique entre la Maçonnerie Française et le Vatican...  Les pseudos - occultistes fleurissent un peu partout en France et avec eux quantité de farfelus, voire d'escrocs, prêts à tout pour détourner de l'argent... Comme par exemple le magot des Légitimistes...

Et "l'affaire de RENNES LE CHATEAU", en est un des plus illustres exemples ...

La "vedette" de l'occultisme de cette époque c'est le pour le moins délirant  Gérard Anaclet Vincent Encausse, dit Papus ou Gérard d'Encausse ( à La Corogne - à Paris) est un médecin et "occultiste" français, cofondateur de l'Ordre Martiniste avec Augustin Chaboseau.

Il profite du décés de la fondatrice de la Société Théosophique (Héléna BLAVATSKY décédée à Londres le , à 60 ans lors d'une grave épidémie de grippe),  société prêchant une religion nouvelle à laquelle il adhère, pour lancer l'Ordre Martiniste ... Pseudo ordre "maçonnique" auquel vont adhérer nombres de curés à tendance Légitimiste, pas d'accord avec la nouvelle position politique de  Léon XIII...

 

1891 : Naissance de l'Ordre Martiniste

 

Papus (Gérard d'Encosse) et Chaboseau se transmettent ce qu'ils ont reçu de la Société Théosophique et décident en 1891 de créer un ordre initiatique qu'ils appellent « Ordre Martiniste » (l'OM).

La revue, créée par Papus, est L'Initiation. L'ordre se dote d'un « Suprême Conseil », composé de 12 membres, qui élit Papus à la charge de Grand Maître.

L'OM connaît dès lors une extension rapide : Paris compte bientôt quatre loges, et l'ordre s'implante aussi à l'étranger. Le numéro d'avril 1898 de L'Initiation signale qu'en 1897, il existait 40 loges dans le monde, et qu'en 1898 leur nombre atteignait 113.

 

Avec ces curés, qui la plupart du temps sont des proches de la noblesse revencharde,  vont adhérer à l'Ordre Martiniste quelques familles de la haute noblesse   proches de Philippe d'Orléans, alors exhilé en Angleterre, héritier du Trône de France ...

Pour le cas qui nous préoccupe ce sera le cas de l'abbé Alfred SAUNIERE, frère cadet de Béranger SAUNIERE et des familles CHEFDEBIEN (Alfred fut le Précepteur des enfants du marquis), BOURG DE BOZAS et de SALIERES, dont une des filles (Emilienne) accouchera plus tard d'un garçon (André) , dont le père n'était autre qu'Alfred  ...

 

En conclusion de notre enquête  

 

Il apparaît évident que la vérité de l'affaire de Rennes le Chateau est la suivante : Béranger SAUNIERE a bien découvert dans son église un "trésor" d'origine Wisigothique (vu par des témoins) ... Que ce trésor de pièces de monnaies a été fondu dans la maison natale des SAUNIERE (on  y  a trouvé des traces d'or dans un creuset)... Que de trés importantes sommes ont été dépensées ou détenues par les curés amis des SAUNIERE, mais qui n'ont certainement aucun rapport avec de l'or natif ou travaillé trouvé soit - disant dans le Razés ...

Que les curés du Razés étaient en rupture avec le Vatican. Entre autres pour appartenance à l'Ordre Martiniste, mais surtout pour avoir délibérément trompé le clergé par le détournement massif du "Trésor des Légitimistes" ...

Et de fait, qu'ils étaient peut - être bien excommuniés ... Ce qui peut expliquer la froideur (c'est le moins qu'on puisse dire) à leur égard du clergé local....

 

 

 

 

A LIRE : "1792, LE DIABLE S'APPELAIT André POMME" , ouvrage qui explique le comment du pourquoi la Franc - maçonnerie a été excommuniée à jamais  ...

 

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Published by EOLE, vizir, J de Molay - dans FRANC - MACONNERIE ET TEMPLIERS
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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 05:24

 

 

POUR INFORMATION

 

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 05:46

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Dans un
précédent article, nous avons publié une étude concernant l'activité maçonnique de la ville d'Arles durant la période pré-révolutionnaire. Comme partout en France, peu de choses ont filtré durant la Révolution, bien que...  Nous publions aujourd'hui ce que nous savons de la période concernant le Consulat et l'Empire,  qui s'étend de 1801 à 1815.

Seule semble-t-il la division Jacobine du Grand Orient de France est en activité. C'est pourtant l'époque où André POMME semble tenu à l'écart des instances dirigeantes du GODF; Napoléon a fait main basse sur la Maçonnerie... De plus le nouveau dirigeant de la France, fait tout pour se rapprocher de l'Eglise de Rome... André POMME, le pourfendeur des religieux romains, n'est plus le bienvenu, ni dans la politique, ni même dans la haute sphère maçonnique... Ceci explique celà !
Au delà du plan local, cette étude du microcosme maçonnique arlésien nous permet de mieux connaître les arcanes ou les intrigues des tous débuts de la République...

Durant ce laps de temps qui va de 1801 à 1815, l'activité maçonnique arlésienne sera marquée par l'existence de deux Ateliers:

- Saint Jean des Disciples de l'Amitié, Loge travaillant sous les Hospices du Grand Orient de France. Elle tire son origine de la Loge l'Amitié siégeant à l'Orient de Marseille.
C'est le Frère Mathieu BOUYER, originaire d'Arles (né en 1760), habitant Marseille (isle 94, maison 9, rue Nably, en face du Grand Théatre) et inscrit au Tableau de l'Amitié, qui prend l'initiative de créer en 1801, l'Atelier arlésien lequel tout naturellement prendra le Titre des Disciples de l'Amitié. L'adresse postale de la Loge de l'Amitié, n'est autre que son domicile; il fut donc un des principaux animateurs de l'Atelier phocéen.
Que savons-nous de Mathieu BOUYER ? Durant la Révolution, il est bel et bien sur Arles, où on le retrouve dans plusieurs Conseils municipaux sous l'étiquette des Monnaidiers (les Jacobins, habitants le quartier de la Monnaie). En 1802, il est qualifié de propriétaire et a effectivement acheté plusieurs Biens nationaux. Mais il n'est pas le seul Maçon arlésien à avoir élu domicile sur Marseille. Sur le Tableau de la Loge marseillaise de l'Amitié, on trouve les noms des personnalités arlésiennes suivantes:
- Michel AUDIBRAND, architecte naval, né en 1755.
- Pierre PELISSON, capitaine d'Artillerie, né en 1756.
- Joseph Jean DAVID, charcutier, né en 1760.
- Claude SOLLIER, entrepreneur des routes, né en 1754.
Comme le veulent nos Traditions, tout porte à croire que ces 5 hommes furent des Officiers de l'Amitié, revenus  occasionnellement sur Arles pour y créer l'Atelier Saint Jean des Disciples de l'Amitié. L'installation de l'Atelier arlésien sera accréditée par deux autres Loges phocéennes : l'Aimable Sagesse et la Parfaite Sincérité.
Il est curieux de constater que les Maçons arlésiens qui vont composer la première Loge des Disciples de l'Amitié, seront tous professionnellement originaires du milieu portuaire arlésien : ils porteront tous le titre de Capitaine marin. Tout porte à croire qu'ils habitaient tous le quartier de la Roquette, tout proche du quartier de la Monnaie, et probablement tous la même rue, celle des capitaines marins, à savoir l'actuelle rue Sénebier. En 1801, on dénombre 23 capitaines marins, membres de l'Atelier.
Nous avons l'identité de ces Frères, dont l'appartenance à la Maçonnerie est souvent une affaire de famille (comme les MAYON, AUBENAS, FOUQUE, BURLE, SICAUD) :
- Joseph AUBENAS, né en 1763.
- Antoine MAYON, né en 1768.
- Dominique BAUDIN, né en 1762.
- Esprit Laurent DUC, né en 1771.
- Louis PRAT, né en 1758.
- André MERCIER, né en 1765.
- Antoine MAYON Aîné, né en 1755. Il sera le Vénérable de l'Atelier de 1801.
- Georges DEFLAUD, né en 1758.
- Auguste MAYON, né en 1772.
- Trophime SABARBIEU, né en 1764.
- Jean CHAY, né en 1773.
- Claude AUBENAS, né en 1764.
- Jean-Baptiste VIAUD, né en 1769.
- Honorat SICAUD, né en 1772.
- Jean FOUQUE, né en 1755.
- Jean PEIROL, né en 1766.
- François BURLE, né en 1773.
- Jean LEGIER, né en 1759.
- Ambroise BRUN, né en 1774.
- Joseph SICAUD, né en 1764.
- Antoine CARRIER, né en 1770.
- Joseph FABRE, né en 1761.
- Nicolas BURLE, né en 1773.
- Jean Baptiste FOUQUE, né en 1762.
- Jean Baptiste FOURNALIER.
A la ré-ouverture de l'Atelier le 21 septembre 1802, le profil socio-professionnel et politique de la Loge s'est complètement modifié. Les anciens leaders Jacobins (ou Monnaidiers) arlésiens reprennent de l'activisme et la trés grande majorité des capitaines marins disparait semble-t-il ; nous n'avons en fait à notre disposition, que le Tableau des Officiers. Florentin MAUREAU, est élu Vénérable par la Loge; il avait été politiquement trés actif durant la Révolution, attitude qu'il conservera toute sa vie, puisqu'on le retrouve Maire d'Arles en 1831. C'est également le cas de Joseph BABAUDY ou BABANDY, un ancien fondeur de cloches s'étant enrichi durant la Révolution par le biais de l'achat de Biens nationaux. Le reste du Tableau fait état des Officiers de Loge suivant :
- Joseph VIGNAL.
- GOUIRAND.
- Antoine MAYON Ainé, l'ancien Vénérable de l'Atelier.
- Jean COMBE.
- LAMANON. Il s'agit d'un des membres de la puissante famille noble des LAMANON.
-Jacques CLAIR. Propriétaire; il s'agit certainement d'un proche de l'archéologue arlésien Honoré CLAIR.
- Jean Baptiste VACHIER. On sait qu'il était le fermier du mas de Chartrouse, dont le propriétaire le baron LAUGIER de CHARTROUSE, sera maire d'Arles.
- Alexis ESMENARD, inspecteur des Douanes; son fils Charles ESMENARD sera co-fondateur en 1840 de la revue légitimiste "L'Album Arlésien"!
- Jean MAGNAN, capitaine marin, qui ne faisait pas partie de la première mouture de l'Atelier.

En 1806, l'Atelier dénombre  30 membres et présente sensiblement le même profil politico-socio-professionnel que l'Atelier de 1802. La grande majorité des Frères est d'origine arlésienne (16); le restant vient de CHAUDES-AIGUES (1), FOURQUES (1), AIX (2), LAMBESC (1), CRAPONNE-SUR-ARZON (1)LYON (2), AVIGNON (1), GENERAC (1), CONDRIEU capitale de la batellerie du Rhône (1), AGDE (1), AUBAGNE (1).

1802, marque de toute évidence, un virage dans la politisation de la vie arlésienne. La Révolution n'est pas si loin que çà, les "Modérés", Franc-maçons ou pas, sont toujours présents, au moins sur la scène politique. La politique nationale du nouveau dirigeant, n'y est certes pas étrangère ... De plus, les temps sont beaucoup moins dangereux que par le passé... Sur le plan maçonnique stricto - sensus, de toute évidence, on n'hésite pas à faire des entorses aux Réglements et aux Constitutions... 
Cette observation se vérifie avec la naissance sur Arles d'un nouveau Atelier  placé sous le Titre de Saint Jean de Jérusalem de la Triple Alliance. Avec l'arrivée de cet Atelier sous la voûte d'acier arlésienne, on assiste à tout un fatras d'irrégularités maçonniques.
Il s'avèrera qu'André SIMON, le premier Vénérable de l'Atelier, ne fut jamais Maçon... Lors de l'Installation de l'Atelier, il se dit mandaté par la Loge Marseillaise de la Parfaite Sincérité (celà ne s'invente pas). Nous avons vérifié les Tableaux de la Loge, il n'y a aucune trace du passage de ce SIMON ! 
Né en 1752 à Marseille, ce négociant habitait la rue des Suisses à Arles, ville où il est possible qu'il y ait eu de la famille (en l'occurence les célèbres BONNEMANT). Etant négociant de profession, il a trés bien pu être membre de la Mère Loge Ecossaise de Marseille, Obédience dont il ne reste plus d'archives à ce jour... Mais néammoins reconnue illégale avant la Révolution...
Politiquement, on parle de lui lors d'une conférence entre Monnaidiers et Chiffonistes le 15 avril 1793; ce jour là, il est effectivement prisonnier des Monnaidiers, à bord d'un aviso, ancré dans le port d'Arles. 
André SIMON, était donc un ancien activiste de la "Chiffonne",  groupe politique arlésien favorable au Roi et à l'Eglise de Rome, représentant les Contre-révolutionnaires.
Alors, qu'était la Loge de Saint Jean de la Triple Alliance d'Arles ?
Peu de temps avant 1802, on observe dans un village proche d'Arles, MOURIES, la présence d'un Atelier qualifié de clandestin, placé sous le Titre des Amis de la Triple Alliance et dirigé par un certain Antoine JACOBY, négociant, ce même JACOBY, né le 03 avril 1769,  rejoindra Saint Jean de la Triple Alliance d'Arles ... Sur le plan religieux, le village de MOURIES est un haut lieu du Protestantisme local, que les frères COYE étaient originaires du lieu et y avaient leurs affaires de négoce; on ne connait pas leurs religion...
 Saint Jean de la Triple Alliance d'Arles ...
Mais l'analyse du Passé ne s'arrête pas là... Il est en effet intéressant d'étudier la généalogie de l'Atelier et de chercher à savoir qui était derrière cette Installation...
Six Loges venant de six villes différentes vont installer l'Atelier arlésien :
- La Parfaite Sincérité de l'Orient de Marseille, avant 1788, elle a toujours regroupé préférentiellement les artisans de la cité et était trés proche de la Mère Loge Ecossaise avant la Révolution. D'aprés les Planches de rapport, ce serait elle qui aurait "fourni" le Vénérable de l'Atelier arlésien...
- La Loge Les Trois Coeurs Réunis de l'Orient de Montpellier; elle était représentée par un chirurgien militaire: Antoine ALLAVENE. La généalogie de cet Atelier, montre qu'il fut installé par la Loge également de Montpellier, Saint Jean Ancienne et de la Réunion des Elus.
Dans le cadre de notre réflexion, ce détail n'est pas anodin, puisque ce dernier Atelier n'était autre que celui de Jean-Jacques-Régis de Cambacérés et de son ami le Marquis Charles d'Aigrefeuille, personnalités qui à l'époque de BONAPARTE sont les personnages maçonniques clefs de la Maçonnerie Napoléonienne !
- Le Triomphe de l'Amitié à l'Orient de Pertuis; cet Atelier travaillait sous les Hospices du GODF avant la Révolution. Ce fut un des rares Ateliers à être ouvert en 1790. En matière de généalogie maçonnique, cet Atelier avait été installé par 3 Loges de l'Orient d'Aix-en-Provence. Curieusement, c'est encore un négociant Jean-Jacques CARLES, s'occupant de commerce avec l'île de Saint Domingue qui représentera la Loge le Triomphe de l'Amitié... 
- La Sociabilité à l'Orient de Perpignan; curieusement encore une fois, cet Atelier n'avait pas repris ses Travaux, quand le délégué la représenta sur Arles... La décision n'émanait donc pas d'une Loge... C'était encore un militaire, un ancien officier d'Infanterie, Daniel Zachary FRANCONY. De toute évidence, il restera sur Arles puisqu'il animera les années suivantes, l'Atelier avec son neveu...
- La Parfaite Harmonie à l'Orient de Toulon; là aussi c'est trés curieux en ce sens que cette Loge n'était autre que l'Atelier dans lequel se retrouvaient tous les Officiers de la Royale, mais aussi des employés de la Marine et... des négociants. Elle fut représentée sur Arles par l'officier de Marine arlésien François-Xavier EYMINY.
- Saint Jean de la Parfaite Union de l'Orient de Villeneuve les Avignon; et là aussi c'est encore curieux, puisqu'un historien des Loges d'Avignon, fait descendre cet Atelier de la Mère Loge Ecossaise de Marseille... Cet Atelier fut représenté par Jean MANUEL.

La Loge de Saint Jean de la Triple Alliance d'Arles a donc probablement été une sorte de résurgence d'une Loge ayant travaillé avant la Révolution, sous les Hospices de la Mére Loge Ecossaise de Marseille. 
Ce furent donc bien les négociants marseillais aidés par BONAPARTE, lequel voulait relancer le commerce, qui lancèrent  une sorte de contre-pouvoir maçonnique sur Arles.


Qui fréquentait l'Atelier ?
Les Tableaux de Loge à notre disposition sont également révélateurs quant à l'identité des membres... Curieusement, la volonté de brouiller les pistes est permanente, comme par exemple la majeure partie des dates de naissance qui est fausse, nous les avons vérifié... Pourquoi ?
Les principaux activistes de la Loge furent les personnes suivantes:
- Antoine Trophime LIEUTAUD ou LIAUTAUD, avocat arlésien, issu de la noblesse.
- Pierre Marie Pascal CLASTRE, propriétaire arlésien.
- Aaron CARCASSONNE, propriétaire, de confession juive, originaire de Nîmes et Remoulins. Dans les Etats d'Hypothèques du 23 mai 1808, il est signalé "comme faisant parti des 25 notables juifs, les plus imposés et les plus recommandables". Un de ses descendants né à Arles, Casimir Antoine CARCASSONNE, docteur en médecine,sera maire de Marseille du 05 janvier au 19 mars 1895.
- Trophime BARJAVEL, Boulanger.
- Joseph Louis RIPERT, homme curieux (encore un), vicaire au moment de la Révolution, il prête le serment constitutionnel et se marie. Il s'installe comme Homme de loi, devient Procureur de la commune et... Il est nommé Maire d'Arles en 1797 par BONAPARTE !

- Pierre CHIAVARY fils, noble dont le père avait été guillotiné... 
- ROUBION, un négociant...
- Antoine LAVILLE, dont la famille avant la Révolution, avait dirigé la Confrérie des Pénitents Blancs d'Arles en 1745 et 1783.
On trouvera également sur le Tableau de la Loge, les noms suivants :
- David CARCASSONNE.
- Joseph AUBERT, négociant.
- Baptiste ESPARVIES, négociant
- Pierre ASTOUIN, avocat et chatelain aux Saintes Maries de la mer.
- Pierre IMBERT.
- André BONNARD.
- Pierre FABRE, pharmacien.
- Antoine MAUREAU, propriétaire.
- Antoine SAURET, propriétaire.
- Mitre VERAN, propriétaire.
- Antoine VIANY, propriétaire.
- André ARTAUD père, propriétaire.
- Pierre COILLET, notaire.
- Joseph CHAPUS, notaire.
- Joseph FERRAND, avoué.
- André ROBOLLY, avoué, futur maire d'Arles.
- André SUINAND, avoué.
- Joseph MITRES.
- Louis BOULOUVARD.
- Jacques PERRIAT.
- Joseph LAURENT.
- Baptiste PAUTRIER.

Le 16 juillet 1812, le Vénérable de l'Atelier et du Chapitre de la Triple Alliance est Hypolite IMBERT, receveur des Droits Réunis, de son vrai nom Joseph Hypolite FUSET dit IMBERT.  IMBERT est aussi rattaché au Chapitre de la Loge Avignonaise Les Amis à l'Epreuve et la Parfaite Union Réunis.
Le Tableau de la Loge est le suivant :
- Pierre Antoine AUTHEMAN.
- Louis GIBERT.
- C. SELLE.
- Laurent FRANCONNY.
- François GORCY.
- Antoine TOUSTEN.
- Joseph MAGAGNIOSC.
- Jean COMBE.

Le dernier Tableau de la Loge est en date du 13 mars 1813, il fait apparaître sensiblement les mêmes éléments, auxquels il faut rajouter les Maçons suivants :
- Antoine BAUDIN, capitaine de navire.
- Joseph ARMELIN, instituteur, apparenté à la famille CLAIR.
- Joseph GIBERT, restaurateur.
- Félix GLEYZOLLE.
- Benoit LUCHARD. Capitaine de navire.
- François MEYER.
- Pierre ROUX.
- Jacques GAY.
- Nicolas BURLE, capitaine marin.
- André MERCIER, capitaine marin.
- Vincent LATTY, négociant.
- Honoré SABLIER, capitaine marin.
- Jean Jacques BALECHOU, propriétaire.
- Alexandre de MEYRAN LACETTA.
- Jacques ICARD.

 

 

 

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