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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 07:15

 

UN ANCIEN PRIEURE - AUBERGE A L'OUEST DES ALPILLES

 

Situé non loin du carrefour de trois voies ancestrales de circulation, ce Prieuré - auberge, d'origine romaine (présence de vestiges d'un temple) puis Bénédictine et Templière a été de fait, un des principaux lieux de rencontre commerciale des Alpilles... 

 

 

 

   

 

Il s'agirait en fait non pas de San Peyre (provençal) mais de Saint Pierre d'Entremont, ou San Petrus Inter  Montes, un prieuré fortifié connu en 1213, comme ayant appartenu à l'abbaye de Montmajour et aux Templiers de LANSAC.

Mais la lecture de nombreux manuscrits de la BNF, porte à croire que  Saint Pierre d'Entremont ne fut pas connu que sous ce nom ... Le problème c'est que tout devient confus lorsque les Templiers sont dépossédés de leurs biens (donc vers 1313, peut - être 1343).

A cette époque, nous sommes dans la région des Alpilles dite du Grés ... Une région anciennement définie dans le secteur géographique allant de Saint Gabriel au quartier de Romanin (Saint Rémy). (A SUIVRE)

 

Le Prieuré était situé sur le chemin (de nos jours, c'est le GR 6, qui emprunte le chemin du vallon de la Lèque) qui menait de la chapelle Saint Jean du Grés à Fontvieille vers Saint Etienne du Grés ....

Il apparait que le site de San Peyre était placé à un carrefour de voies, que nous détaillons ci - dessous. Ces chemins sont toujours accessibles au moins à pied, car il est vrai qu'en voiture, c'est plutôt du genre pénible, à moins d'avoir un 4/4... Dommage que la mairie de Fontvieille ne fasse pas plus d'efforts pour l'entretien de ses voiries forestières ! ...  

 

La voie saunière de la Mer d'Arles 

 

Une enquête réalisée en 1269, signale une voie saunière partant de la chapelle Saint Jean des Marais (Le Paradou), passant par la chapelle Saint Victor de Fontvieille, le Prieuré de la Tour de l'Abbé de Fontvieille, la chapelle Saint Jean du grés, et enfin le Prieuré dit de Saint Peyre.

La voie saunière continuait vers  Saint Etienne du Grés en suivant le "torrent" (gaudre) du mas de Pommet et probablement arrivait à Laurade (qui fut une maison Templière).

A partir du mas de Pommet, commune de Saint Etienne du Grés, un chemin rejoignait les Baux par le col des Hommes - Morts, endroit où existaient trois tumulus de pierres (il se disait qu'à chaque passage, les voyageurs jetaient une pierre à cet endroit là... La voie descendait alors vers le château d'Auge, puis continuait vers les Baux.

Un autre chemin rejoignait la tour - péage de Saint Gabriel.

Le site du Prieuré de Sant Peyre était donc une halte pour les charretiers et muletiers où ils pouvaient se reposer en toute sécurité à l'abri des murailles du Prieuré (détruites de nos jours).

Sur place, régalez - vous aussi avec le miel butiné dans les forêts de pins, mais aussi en Camargue et dans les Cévennes ...

 

 

 

 

 

 

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 08:41
Le clocher.
Le clocher.

Le clocher.

 

PIERREDON : une fille de l’Ordre de Chalais

 

Le site de Chalais (région de Grenoble) a été témoin d’une histoire comparable à celle de Cîteaux, puisqu’il fut le berceau d’un ordre monastique véritable, qui eut son ère de prospérité.

Au début du XII°siècle, peu après l’arrivée de saint Bruno à la Chartreuse, saint Hugues de Châteauneuf, évêque de Grenoble, établit quelques moines dans le domaine de Chalais, au-dessus de Voreppe, à quelques heures de marche de la Grande Chartreuse, face au Vercors. On les appelait « les ermites de Chalais ».

Leur église devint abbatiale en 1125, et peu à peu la renommée et la prospérité de Chalais les amenèrent à fonder des filiales, si bien que Chalais se trouva abbaye-mère d’un véritable ordre monastique : l’ordre de Chalais.

En 1205, celui-ci est à son apogée avec dix abbayes et trois prieurés. Les ramifications de l’ordre manifestent sa vocation montagnarde, forestière et pastorale.

L’ordre eut vite sa propre règle, la « Charte de Charité de Chalais ». La fin du XIII°siècle voit le déclin de l’ordre : Trop peu de ressources, développement plus rapide de Cîteaux et de la Grande Chartreuse, essais de fusion avec des ordres plus prospères. Finalement le 24décembre 1303, l’évêque de Grenoble remet Chalais à la Grande Chartreuse.

L'abbaye de Pierredon rejoindra l'abbaye de Boscodon (prés d'Embrun).

 

 

 

plandesituation

 

LE SITE

 

Pierredon est une propriété privée. Pour s'y rendre, découvrir le site et apercevoir son clocheton roman, le seul conservé dans les abbayes chalaisiennes subsistantes : Prendre la D 24 au départ de Mouriès en direction d'Eygalières ; à 4 km 500 environ prendre à Le Destet à gauche la D 78 en direction de Maussane ; à 1 km environ, à droite une petite route indique Pierredon.

 

 

 

SON HISTOIRE

 

 

Dernière née des abbayes chalaisiennes après Valbonne (1199), la plus méridionale, l'abbaye de Pierredon (ou Puyredon) (1205) est située au cœur des Alpilles dans une cuvette en bout de vallée au milieu des bois et des prairies à proximité de Mouriès.

 

En 1205, Michel de Mouriès, évêque d'Arles cède à Jourdan et Guillaume abbés respectifs de Chalais et Boscodon l'église de Sainte Marie de Pierredon pour y établir une abbaye avec un abbé et douze moines ; ainsi les moines purent-ils utiliser immédiatement un lieu de culte en excellent état, dont la modestie et l'austérité correspondait parfaitement à l'esprit qui les caractérisait.

Malgré tout, la nouvelle communauté, respectueuse des canons architecturaux de l'Ordre entreprit la modification des lieux en construisant le croisillon nord de la chapelle ; le mur du croisillon est doublé en attente de voûte, une armoire est également ébauchée ; le tracé des travaux à effectuer est matérialisé au sol, notamment le chœur plat et le croisillon sud.

Jusqu'en 1257 Pierredon se développe rapidement : dons, achats de terres, de moulins ; mais de graves conflits opposent l'archevêque Jean de Baussan aux consuls de la République d'Arles. Le célèbre Barral des Baux, seigneur dont dépend l'abbaye, hostile au clergé, est appelé au gouvernement de la République d'Arles. Les domaines ecclésiastiques sont saccagés. Rivalités, réconciliations se succèdent.

Le 20 novembre 1257 Bernard Rostaing abbé à Pierredon et ses frères cèdent à Barral des Baux tous les droits, cens et tasques qu'ils possèdent au château de Mouries et tout son territoire.

Ces troubles ont lourdement pesé sur la prospérité et les travaux des moines, interrompant leur projet de mise en conformité avec les règles de l'Ordre.

A compter de cette date les archives deviennent muettes.

En 1312 l'abbaye de Boscodon, récupère Pierredon comme prieuré qui en demeurera une dépendance jusqu'en 1550.

Toutes les fondations chalaisiennes s'uniront les unes après les autres à d'autres institutions ; seule Boscodon persistera mais en changeant de règle en 1407.

Sainte Marie de Pierredon sera sécularisée le 26 mai 1550 et selon toute vraisemblance achetée alors par la commune de Saint Rémy.

Le tracé du monastère se retrouve encore très nettement visible bien qu'englobé dans les bâtiments édifiés au cours des siècles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 06:15
FONTVIEILLE, chapelle saint Jean.
FONTVIEILLE, chapelle saint Jean.
FONTVIEILLE, chapelle saint Jean.
FONTVIEILLE, chapelle saint Jean.
FONTVIEILLE, chapelle saint Jean.
FONTVIEILLE, chapelle saint Jean.
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 06:14
Aqueduc-sud des Alpilles
Aqueduc-sud des Alpilles
Aqueduc-sud des Alpilles
Aqueduc-sud des Alpilles
Aqueduc-sud des Alpilles
Aqueduc-sud des Alpilles
Aqueduc-sud des Alpilles
Aqueduc-sud des Alpilles
Aqueduc-sud des Alpilles
Aqueduc-sud des Alpilles
Aqueduc-sud des Alpilles
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 06:23
LES BAUX : Plan de la Grotte des Fées ...
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 10:46
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.
Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.

Images de la borie de Saint Gabriel, du souterrain et de la chapelle.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 06:24

Les 20 et 21 septembre ont lieu les Journées européennes du patrimoine, dont la 31e édition prend pour thème « patrimoine culturel, patrimoine naturel ».

Nous dans le cadre des Journées du Patrimoine 2014, nous nous sommes intéressés à la vie d'un homme (voulu virtuel ou pas) : Antoine dit le Grand, un être que la papauté allait ériger en "Père de l'Eglise", et en faire LE symbole d'un monde occidental naissant ... Lequel jusqu'en 2006, a laissé un peu de ses poussières charnelles sur la bonne ville d'Arles ...

Et par la même occasion, en ouvrant cette fenêtre sur le Passé nous proposons à nos lecteurs de s'intéresser un temps soit peu à cette science qu'est l'archéologie de la journaloperie ...

Antoine le Grand fut un dogme, réellement inventé de toutes pièces au début du second millénaire par l'Eglise romaine, pour les besoins d'une cause : "instituer durablement la puissance morale et surtout économique du Vatican" ...

Moralité : Force est de constater que la désinformation du peuple,  propagée par les journalopes d'aujourd'hui, n'est pas un phénomène nouveau !

Débarrassons nous d'abord de l'obscurantisme religieux romain et essayons d'y voir plus clair ... Si l'histoire de la vie de notre Antoine a un fondement quelque peu historique, on doit pouvoir "recadrer" son éventuelle existence dans la réalité ...
 
De toute évidence, l'homme en question qui en Egypte se retira dans une grotte était déjà atteint du "mal des Ardents" ... En s'isolant dans une caverne, il abandonne la société dans laquelle il vit et modifie par la force des choses son régime alimentaire ...

N'en déplaise aux musulmans d'aujourd'hui, on sait que les "soins" consistaient d’abord en une nourriture saine à base de viande de porc (sic) et de vin (re-sic). Mais si, mais si !...  Les Antonins utilisaient aussi des baumes dans la composition desquels entraient des plantes (pavot, verveine, renoncule, gentiane, etc.), enfin il y avait le Saint Vinaigre dont on peut penser que l’effet vaso-dilatateur était utile. 

C'est probablement ce panégérique qui a permis au bon Saint Antoine de retrouver la santé .. Fort de son "expérience" diététique, tout au long de sa vie, il "soigna" de nombreux malades.
 
C'est ainsi, qu'auréolé de sainteté par le miracle accomplit, Antoine est appelé à Alexandrie en 311 par les chrétiens persécutés puis vers 338, afin de lutter contre le paganisme et l'hérésie véhiculés par les Ariens.
Revoyons le film de l'Histoire (à notre façon) .... Tout commence chez les Arabes qui ne sont pas encore musulmans, mais qui ne vont pas tarder à le devenir ... Si, si ...
 

LE "PERE" DU MONACHISME CHRETIEN

 

Empire-romain

Le monachisme chrétien verra spontanément le jour dans les pays arabes, en diverses régions , notamment en Syrie, puis en Egypte où, de part et d'autre de la vallée du Nil, quelques ascètes égyptiens, vont manifester le désir de rompre avec leurs communautés pour mener une vie conforme à l'esprit et à la lettre des préceptes évangéliques de pauvreté et de perfection, en s'éloignant des lieux de vie pour s'installer aux confins du désert.

 

La légende

 

Arius

 

Au cours du IVe siècle a.p. J.-C., alors que l'Arianisme, cette hérésie imaginée par le diacre Arius, divise la chrétienté, des fidèles chrétiens ayant fait le choix d'une vie spirituelle dans la solitude et le recueillement quittèrent les villes afin de s'installer en dehors des centres urbains, puis en bordure de régions désertiques, comme le désert de Scété (Wadi el Natrun), à l'Ouest du delta du Nil et à une cinquantaine de kilomètres environ au Nord de Kellia.

 

Les premières communautés chrétiennes en Egypte

 

" L'Antoine " en question serait né en 251 à FAYYOUM, une oasis  en Haute Egypte située à une centaine de km du Caire... Des récentes découvertes archéologiques nous en apprenent un peu plus sur cette région et ses habitants ... Il est possible que ce soit le monastère de NAQÜN, lieu qui pratiquait une religion de type COPTE (habitants chrétiens d'Egypte); les Coptes, comme tous les Égyptiens à l'exception des Nubiens, ne parlent qu'arabe et la messe se dit dans cette langue  ...

Que c'est il passé dans cette région entre l'an 251 et l'an 356 ?

Constantin convoque deux synodes, le premier à Latran (313), le second à Arles (314), et il condamne fermement le courant dissident. Les adeptes se rebellent, et l'Empereur, bien qu'ayant tenté d'étouffer la révolte, finit par capituler : le calme revient, et chacun campe sur ses positions. Ceci étant, le donatisme n'a qu'un faible impact, et ses partisans se cantonnent en Afrique du Nord, où ils ne sont qu'une poignée. L'hérésie perdurera pourtant durant plusieurs siècles.
 

 

Le 28 octobre 312, l'empereur Constantin a une vision (était - il déjà atteint du mal des Ardents) : "Il est dit que, dans l'après-midi, alors que le soleil commençait déjà à décliner, il vit de ses propres yeux le trophée d'une croix de lumière dans les cieux, au-dessus du soleil qui portait l'inscription "Par ce signe, tu vaincras". ("In hoc signo vinces") A cette vue, il fut frappé de stupeur de même que l'ensemble de l'armée qui l'accompagnait au cours de cette expédition et qui fut témoin du miracle. Il ajouta qu'il douta en lui-même de la signification à donner à cette apparition. Tandis qu'il continuait à s'interroger et à spéculer sur son sens, la nuit tomba brutalement. Ensuite, le Christ de Dieu lui apparut dans son sommeil avec le même signe que celui vu dans les cieux et lui ordonna de réaliser l'image de ce signe qu'il avait vu dans les cieux et de s'en servir comme image lors de tous ses engagements contre ses ennemis." (Eusèbe, "Vie de Constantin", 1, 27-28.)
L'édit de Milan ou édit de Constantin, promulgué par les empereurs Constantin Ier et Licinius en avril 313, est un édit de "tolérance" par lequel chacun peut « adorer à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel » ; il accorde la liberté de culte à toutes les religions et permet aux chrétiens de ne plus devoir vénérer l'empereur comme un dieu.

En 313 : Ce qui est couramment appelé édit de Milan est en fait une lettre circulaire attribuée à Constantin, publiée par Licinus à Nicomédie par un rescrit du 13 juin 313, puis placardée dans tout l'Empire romain et ne correspond qu'à un décret d'application de l’édit de Sardique de Galère en 311.

En 337: Constantin le Grand meurt le Dimanche de Pentecôte, soit le 22 Mai 337 et, selon ses vœux, son corps est transporté à Constantinople, au centre de l’Église des Saint-Apôtres, au milieu des faux sarcophages des douze apôtres (comme le sera le corps de ce bon Saint Antoine, 19 ans plus tard)...

392 : Le Christianisme devient la religion officielle de l'empire romain .

 

Que se passe - t - il en Orient ? Vers l'an 350, la Nubie fut envahie par le royaume éthiopien d'Aksoum. L'ancien gouvernement nubien fut écrasé. Trois nouveaux royaumes se formèrent alors :

  • La Nobatia, au nord, entre la première et la seconde cataracte du Nil, dont la capitale était Pachoras (aujourd'hui Faras) ;
  • La Makuria, au milieu, ayant pour capitale Dongola ;
  • L'Alodia, plus au sud, ayant sa capitale à Soba, près de Khartoum ;

Le roi Silko de Nobatia écrivait en grec et grava ses victoires sur le temple de Talmis (aujourd'hui Kalabsha) vers l'an 500.

Quand Athanase d'Alexandrie consacra Marcus "évêque de Philæ" avant sa mort en 373, montrant par la même occasion la domination chrétienne sur la région au IVe siècle, Jean d'Éphèse nota qu'un prêtre monophysite nommé Julien convertit le roi et ses nobles vers 545. Il note également que le royaume d'Alodia fut converti vers 569. Ses écrits sont parfois contradictoires, cependant, avec ceux de ses contemporains.

L'Église de Nubie prêta allégeance à l'Église orthodoxe (Melkite) puis, en 719, à l'Église orthodoxe orientale (Église copte orthodoxe).

 

Saint antoine recevant l'habit d'un ange.

Hymnes et prières. Ethiopie. XVIIe.

 

Une seconde version le fait naître à Qeman (actuelle Memphis) à la limite de la Basse et Haute Egypte :

 

Antoine serait mort le 17 janvier 356, au mont Colzim ou mont Qolzum , dans une grotte, âgé de 105 ans. Le monastère Saint-Antoine ou Deir Mar Antonios est un important monastère copte orthodoxe situé à environ 155 km au sud-est du Caire, dans la région montagneuse proche du golfe de Suez (qui est se trouve à une trentaine de kilomètres).

Le monastère de Saint Antoine est le plus vieux monastère du monde. Il est construit en contrebas de la grotte où vivait Saint Antoine. Il fut fondé par les disciples de Saint Antoine à la fin du IVème siècle; et c'est trés probablement là que les Croisés vont dérober tout ou partie du vénérable squelette ...

Antoine est issu d'une famille aisée. Devenu orphelin à l'âge de 18 ans, il semble déjà atteint par le mal des Ardents et vend ses biens puis se retire dans un ermitage en quête de perfection.

Antoine vécut une vie d'ermite et passa de nombreuses années dans le désert afin de lutter contre les démons qui le persécutaient et lui faisaient endurer d'atroces souffrances. Dès le début de sa vie ascétique, le diable, jaloux de sa destinée, tente d'éveiller sa convoitise et se manifeste sous les traits multiples d'une femme, d'un enfant ou ceux terrifiants de bêtes féroces. Antoine triomphe de ces turpitudes diaboliques, de ces tentations par le jeûne et la prière et se réfugie dans l'ascèse la plus sévère.

 

 

HISTOIRE DES RELIQUES

 
IIIème siècle Antoine est dit "l'Égyptien" ... Trés certainement pour ne pas dire "l'Arabe" ... Ce serait mal vu par les Chrétiens et  de fait ferait quelque peu désordre !... On se doute bien qu'Antoine n'est qu'un prête - nom ... Vu ses origines géographiques, il ne pouvait qu'être prénommé Ali, Mohamed , Youssef et on en passe ! Mais bon ...

Saint Antoine Abbé alias Saint Antoine le Grand

En 529, les restes sont découverts, on ne sait pas trop où, et déposés dans l'église Saint Jean Baptiste à Alexandrie ;

Vers 670, le squelette est transféré à Sainte Sophie de Constantinople.

1070 D'aprés les chroniqueurs du Vatican, les reliques de Saint Antoine-l'Égyptien ont été ramenées de Terre Sainte par un seigneur du Dauphiné Guigues Disdier accompagné par son beau-Frère Jocelin de Châteauneuf.

1083 : Les Bénédictins rentrent en possession des reliques.

Elles sont alors déposées dans le village de La Motte-aux-Bois qui devient Saint-Antoine-l'Abbaye, situé sur le chemin de compostelle. C'est l'époque où apparaît en Dauphiné " le mal des ardents"...

Les Bénédictins flairent le "bon coup" et commencent alors la construction d'une église et d'un hôpital destiné à soigner les victimes du Mal des Ardents. La dépouille ramenée de Terre Sainte est appelée alors le père des moines. Antoine le Grand ou Antoine d'Égypte est considéré comme le fondateur de l'érémitisme chrétien. Sa vie nous est connue par le récit qu'en a fait Saint Athanase ou Amathas vers 360 (un de ses deux disciples dont Macaire l'Ancien ou Macaire d'Égypte).
Les religieux ayant adopté le mode de vie solitaire de Saint Antoine sont appelés anachorètes, s'opposant aux cénobites qui choisissent la vie en communautés monastiques.

1088 - 1089 :  Cette date va marquer une mutation dans la "gestion" des reliques. Un jeune noble, Guérin de Valloire, atteint par le feu sacré, fait vœu, en cas de guérison, de se consacrer aux malades. Il est sauvé et avec son père Gaston de Valloire, ils fondent une communauté, qui va se faire connaître sous le nom de Compagnie Charitable des Frères de l'Aumône.

Les Bénédictins de Montmajour sont chargés de veiller aux reliques du saint, tandis que « les Frères de l'Aumône » soignent les malades atteints principalement du mal des ardents (appelé aussi feu Saint-Antoine»), provoqué par une moisissure sur les grains (l'ergot du seigle en pariculier).

En 1095 : Guérin de Valloire, est officialisé en tant que responsable de la compagnie charitable.

1202 : Fondation de l'hôpital de Saint Antoine de Cadolle (Hérault) qui fut donc le premier établissement fondé en Languedoc (il est cité dans un acte en 1202 dans un procès entre le commandeur de St Antoine de Cadoule et Guy de Ventadour prévôt du chapitre de l'église cathédrale de Maguelone).  

1218 : Honorius III autorise les Frères de l'Aumône à prononcer les trois vœux.

1247 : Innocent IV érigea la communauté en ordre religieux placé sous la règle des Augustins. Dans un premier temps, la nouvelle communauté eut d'excellents rapports avec les Bénédictins, toujours chargés des reliques. Les uns assuraient le service religieux, les autres les soins aux malades. Mais dès que les Antonins furent reconnus en tant qu'Ordre, il y eut un affrontement ouvert. D'autant que les Hospitaliers voyaient leur nombre augmenter.

La constitution des Hospitaliers de Saint-Antoine emprunte ses traits principaux aux règles des Ordres militaires. L'ordre est extrêmement hiérarchisé et centralisé. Seul le grand maître de Saint-Antoine porte le nom d'abbé. Il est aussi le seul chef de l'ordre. Comme pour les Templiers ou les Teutoniques, l'organisation est divisée en circonscriptions...  

Deux seigneurs guéris de ce mal fondèrent "les Hospitaliers de Saint Antoine" ou Antonins à la Motte Saint Didier (Isère), village devenu Saint Antoine en Dauphiné.
Les Antonins y jouissaient entre autres du privilège de laisser aller leurs troupeaux de cochons, sans payer de taxes ni au roi de France, ni même au clergé. Et depuis lors, Saint Antoine Ermite est accompagné d'un petit cochon (animal considéré comme médicament miracle).
 

 Sur le vieux continent, l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Antoine essaime d’abord dans le Dauphiné, puis s'étend à la France entière et à toute l'Europe ; en Allemagne, par exemple, il devient si populaire qu’en 1502, l'empereur Maximilien Ier lui donne comme témoignage d'estime le droit de porter dans son blason les armes de l'Empire, en y adjoignant le Tau bleu que les moines portaient sur leur costume noir. (c’est encore le Tau bleu que portent aujourd’hui les moines Antonins du Liban).

1253, Innocent IV les chargea de constituer un hôpital ambulant pour le suivre dans ses déplacements.

1289, le pape Boniface VIII doit arbitrer les querelles entre les Antonins et les Bénédictins qui se traduisaient trop souvent par des coups de force et des attaques armées. Il prend le parti des Antonins et renvoie les Bénédictins à l’Abbaye de Montmajour.

C’est à cette époque que les Ordres Hospitaliers sont placés sous le régime de l'exemption, c'est-à-dire qu'ils échappent à la juridiction épiscopale et sont directement placés sous l'autorité pontificale. Dès lors, la communauté des Antonins devint l'Ordre religieux hospitalier des chanoines réguliers de Saint-Antoine-en-Viennois.

On comprend mieux ainsi pourquoi en 1315, les biens des Templiers furent attribués aux Ordres Hospitaliers ...

 

 

L'ORGANISATION

 

L'Ordre des Antonins calqua ses règles sur celles des Ordres militaires. Il devient extrêmement hiérarchisé et centralisé, l'organisation est divisée en circonscriptions, les baillies. À l'intérieur de celles-ci, se trouvent des commanderies, générales ou simples.

Leur blason : À partir du XV° siècle, c'est le porc et la sonnette, les flammes s'échappant d'un membre malade, le bâton en forme de "Tau" ou T, issu de la béquille des estropiés sont les attributs de Saint Antoine. Pour se distinguer des autres ordres, les Antonins adoptèrent donc la marque du Tau, figurant la béquille des malades estropiés par le feu de saint Antoine.

Ils portèrent aussi le nom de Religieux de Saint-Antoine du T ou Théatins.

 

LE HOLD - UP SUR LES TEMPLIERS

 

ET ... LES BENEDICTINS !

 

1290 - 1297:  Les "Frères de l'Aumône" prennent  le pas sur le Prieuré Bénédictin. Les deux Ordres se partagent les reliques et Montmajour va recevoir des Antonins annuellement, pendant deux siècles un dédomagement de 1300 Livres Tournois.

1312 : Après la perte définitive de la Terre Sainte consécutive au siège de Saint-Jean-d'Acre de 1291, l'ordre dfu Temple fut victime de la lutte entre la papauté et le roi de France, Philippe le Bel. Il fut dissous par le pape Clément V le 13 mars 1312, à la suite d'un procès en hérésie.

En décembre 1318, le Pape Jean XXII s'adresse aux évêques de France, pour les avertir que certains Frères de l'ex- Ordre du Temple « avaient repris les vêtements laïques », et leur demande de supprimer les pensions aux Frères qui ne se soumettraient pas à cet avertissement. Philippe le Bel voulant mettre la main sur certains des biens des Templiers, les Hospitaliers n'auront de cesse de faire respecter les décisions papales, et finiront par obtenir à peu près partout, là où était décidé la dévolution des biens des Templiers.

En 1320 par exemple est fondée la commanderie de Montpellier par le roi Sanche, seigneur de Montpellier "pour soigner les pauvres malades du feu sacré qu'on appelait alors le mal de St. Antoine"...

1340 : l'Ordre s'étant accaparé tous les biens du Temple comptait jusqu’à 640 établissements en Europe. Ils étaient répartis le long des routes de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle et Jérusalem.

1400 : les Antonins pratiquèrent la chirurgie (amputation des membres secs). Leur réputation d’excellents médecins (tout est relatif), fit que les papes se les attachèrent à leur services.

1490 et XIV° siècle La structure centralisée de l'Ordre est ébranlée par le Grand Schisme. En juin 1490, une bulle papale inversa la situation en plaçant l'abbaye de Montmajour sous la domination de l'abbaye dauphinoise, supprimant de ce fait la pension. L'affaire dura jusqu'au 31 décembre 1495, date à laquelle une bulle d'Alexandre VI supprima l'union des deux abbayes.

Janvier 1491 : Les reliques sont "évacuées" de Montmajour et transférées à à ARLES en l'église Saint Julien.

À son apogée, au XVe siècle, l’ordre comptait près de 10 000 frères. À la fin du siècle, il gérait encore 370 hôpitaux.

 

LE DEBUT DE LA FIN

 

1549 Un acte notarié de la commanderie de CADOULE ou CADOLLE parle de l'achat d'une mule grise par Jean Choyn le frère du Commandeur de Saint Antoine de Montpellier, Sommières et Cadolle. Il semblerait qu'Anthoine Choyn fut Commandeur de ces trois commanderies. Mais il semble qu'en 1549, la commanderie n'est plus qu'une métairie. La communauté des frères Antonins a disparu, l'hôpital aussi, il ne reste que la chapelle désaffectée et la ferme avec sa bergerie.

En 1596, des mécréants (les scientifiques de l'époque) et en l'occurence la faculté de médecine de Marbourg (Allemagne) attribuérent l'origine du mal au seigle ergoté (l'ergot est un champignon parasite nommé Claviceps purpurea) qui, absorbé, entraînait un empoisonnement du sang. D'où leur conclusion : Contractée par intoxication alimentaire, la maladie présentait deux aspects distincts : l'un convulsivant, l'autre gangréneux. Elle laissait des lésions irrémédiables, les muscles se raidissaient, les membres se gangrènaient, affligés de plaies purulentes et nauséabondes, une mauvaise irrigation du cerveau provoquait chez le malade un état hallucinatoire, proche de la démence.

Au XVI° siècle Les guerres de religion détruiront une grande partie des structures et bâtiments qui devront être presque entièrement reconstruits.

XVII° siècle L'amélioration de la nourriture et de l'hygiène de vie, faisant disparaître les grandes épidémies, fait perdre aux Antonins leur raison d'être. Il semble que tous leurs biens seront privatisés ...

En 1645 le baron de Castries se fit remettre en fief le domaine de la Cadoule avec le bois et la métairie ...

1er décembre 1657 : Ce témoignage sur l'ex - commanderie de CASTRIES et plus exactement sur l'Eglise de la CADOULE  en ruine ( dont une partie des bois et devois se trouvait sur la paroisse de Vendargues, mais le mas les terres et la chapelle se trouvaient sur la paroisse de Mauguio), nous montre si besoin était,  l'état de l'Ordre des Antonins en 1657 ...

Le bénéfice qui avait été donné en fief au marquis de Castries en 1645, scandalisait Monseigneur François de Bosquet :  "L'église est ruinée appartenant aux religieux de Saint Antoine de Vienne. Elle est bien bâtie et voûtée sans porte et sans autel. Il n'y est fait aucun service. Bien au contraire, le Rentier du bien de ladite église, qui a esté inféodée à Monsieur de Castries, y tient diverses choses contre l'honneur dû aux églises, y ai trouvé un tonneau de vin, quantité de paille et des peaux de moutons estendues sur une perche et mesme s'y est trouvé des poules"...

17 décembre 1776 L'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, appelé aussi Ordre de Malte, absorbe les Antonins.
1790 : A ARLES, le buste reliquaire de Saint Antoine (en argent massif) est fondu par les Révolutionaires.

1803 : L'ordre des Antonins disparaît complètement d’Europe.

1859 : Les reliques "réapparaissent" à ARLES, sur décision du Conseil des Rites romain.

De nos jours, l'Ordre continue  à subsister au Liban, où les Antonins maronites possèdent vingt-un monastères ainsi que de nombreuses écoles et séminaires.

En janvier 2006, pour la première fois, les reliques d'Antoine le Grand se deplaceront de la France (Arles) vers l'étranger, en Italie sur l'île d'Ischia.

 

Avant 2006 : Reliquaire (crâne) de Saint Antoine à ARLES

 

"Le Mal des Ardents" ou  le "Feu Saint Antoine"

 
Les reliques d'Antoine étaient parmi celles qui guérissaient "le mal des ardents" ou "feu Saint-Antoine", un mal trés répandu  qui envahissait périodiquement l'Europe entre le XI° et le XVII° siècle.
De tous les fléaux qui déciment les populations dans toute l'Europe, ce mal fut l'un des plus meurtriers.  Face à ce mal terrifiant, la croyance en la puissance miraculeuse d'un saint et plus particulièrement en celle de saint Antoine, demeurait pour de nombreux malades le seul recours. Les pélerinages devenaient une source financière non négligeable ...
 
 
Le mal commençait par une tache noire qui s'étendait rapidement, causant une ardeur insupportable, desséchait la peau, pourrissait les chairs et les muscles qui se détachaient des parties osseuses et tombaient par lambeaux. "Feu dévorant", il brûlait petit à petit et enfin consumait ses victimes sans qu'on put apporter de soulagement à leurs souffrances. Plusieurs éprouvaient les plus cruelles atteintes dans l'espace d'une nuit; s'ils ne mourraient pas au bout de quelques heures. (Écrit de Sigebert de Gembloux au XIème siècle).
 
 "le mal des Ardents" a pour nom : l'Ergotisme
 

L’ergotisme est le résultat d’un empoisonnement à long terme habituellement suite à l’ingestion d’alcaloïdes produits par l'ergot du seigle (Claviceps purpurea), un champignon qui infecte le seigle et d’autres céréales. Plus récemment, il a pu être lié à l'administration de certains médicaments dérivés de l’ergoline.

 L’intoxication par l’ergot est l'une des explications médicales et psychologiques de certains cas de sorcellerie ou de possession démoniaque.

La plus ancienne mention de la maladie est celle que fait Flodoard pour l'année 945 dans ses Annales où il décrit la "Peste du feu"...  La maladie revint pendant tout le XIe siècle : en Champagne, en 1039, dans le Limousin, en 1070, en Lorraine, en 1089, dans la région de Cambrai en 1129 où 12 000 personnes moururent. Les foules de miséreux se précipitent vers les tombeaux des saints. À Limoges, vers le tombeau de saint Martial. Quand le mal revient en Limousin, la foule va à Arnac-Pompadour et transfère les reliques de saint Pardoux à Limoges. Le mal réapparaît en Limousin en 1092 - 1094, le clergé décide alors de faire des processions dans les villages avec les reliques de saint Pardoux. La maladie s'arrête. Des villages se placent alors sous la protection du saint.

Durant l'été 1951, une série d'intoxications alimentaires (« l'affaire du pain maudit »), frappe la France, dont la plus sérieuse à partir du 17 août à Pont-Saint-Esprit, où elle fait sept morts, 50 internés dans des hôpitaux psychiatriques et 250 personnes affligées de symptômes plus ou moins graves ou durables.

Le corps médical pense alors que le « pain maudit » aurait pu contenir de l'ergot du seigle, mais sans en avoir la preuve....

 
 
 

 

 
 
 
 

" Maîtres, apportez - moi la Lumière " (Ancien rituel d'initiation du rite français du Grand Orient de France

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Published by EOLE, vizir, J de Molay - dans HISTOIRE DES ALPILLES
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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 06:43

 

 

 

 

Ce site de Saint-Gabriel, quasi légendaire est aux portes d'Arles... C'est le lieu de promenade dominicale de bon nombre d'Arlésiens... Il est empreint de mystères, à juste titre ... Voici ce que nous avons trouvé à ce sujet sur le net... C'est vraiment  INSOLITE... Une chapelle certes, mais aussi un château, semblable à ceux édifiés en terre sainte, une BORIE, un souterrain... De quoi éveiller la curiosité de bon nombre d'entre nous....

 

 

 

plan-saint-gabriel-001.jpg

 

Le plan de la chapelle

 

 

saint-gabriel-chapelle-001.jpg

 

saint-gabriel-interieur-001.jpg

Eglise de S.t Gabrieli, très ancienne, entre S.t Remy & Arles, près du chemin : [dessin] - 1

La chapelle vers 1700...

 

Depuis les origines, le site environnemental a profondément changé. Ne serait-ce que par le creusement de deux carrières aprés 1900. Grâce à la vue de 1700, on observera l'absence de la terrasse et de son escalier avant la Révolution et l'état d'abandon, particuliérement visible au niveau de la toiture ...

On ne connait rien ou presque de son histoire, la chapelle de Saint Gabriel fut donnée en 855 par Charles le Chauve, aux moines Bénédictins de l'abbaye de Saint Maurice de Vienne.

En 1015, Bermond, fils de Guiniman de Rians et de Marie, son épouse, propriétaires de la terre de LANCAÏCUS (plus vieux nom de LANSAC), rejoint le monastère Saint Victor de Marseille, en apportant aux moines le site Lansac - Saint Gabriel... De fait, en 1030, Saint Gabriel apparait dans une charte de l'abbaye Bénédictine de Saint Victor de Marseille.

 

  Saint Gabriel en 1900 001

  Le site vers 1900

 

 

chapelle Saint Gabriel 001

La chapelle en 1974

 

  

 

La chapelle de nos jours... 

   

 

LE MYSTERE DU CHATEAU DIT DE SAINT GABRIEL

OU DE LANSAC 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une question se pose : doit-on parler du château de Saint-Gabriel ou de celui de Lansac, le hameau le plus proche du site qui nous intéresse ? Tant il est vrai qu'à Lansac, une des plus puissantes commanderies Templières de Provence, dont Saint Gabriel est une des terres, il n'existe pas de château, si ce n'est cette tour dite de Saint Gabriel  ... 

 On sait qu'en 590, un château est construit à LANSAC pour surveiller la plaine. Mais où ? Ce chateau, ne peut avoir été construit dans la plaine de TARASCON, alors marécageuse à souhait, alors même qu'il existe tout proche de LANSAC, le versant ouest des Alpilles...

D'un autre côté, on constate que le château n'a pas été construit au sommet de la colline, mais à mi-chemin du sommet... Pourquoi ?    Il en reste aujourd'hui une tour, un fossé et des murs. A l'angle sud-ouest de la tour est gravée une inscription hébraïque, attestant une présence juive sur le site, qui pourrait être la date 901.

 

Plus tard, le comte Alphonse II, à l'occasion d'un traité de paix avec Guillaume IV de Forcalquier, remet LANSAC à Rostang de Sabran, et en 1234, Hugues des Baux le cède  aux Templiers, qui en font une commanderie très importante, voire peut-être la plus importante de la Langue de Provence...

On ne sait pas grand chose sur l'histoire du lieu, si ce ne sont quelques bribes de phrases trouvées de çi de là... 

- Un manuscrit découvert à Lansac vers 1815, nous raconte l'histoire suivante... " A l'époque de la première Croisade, la localité est dirigée par un Comte de Lansac, proche de Raymond de Saint Gilles; avec son épouse, ils ont un fils Florestan et une fille Laurette... De toute évidence, le Comte de Lansac n'est pas un catholique romain mais bien un catholique orthodoxe (religieux qui à l'époque étaient appelés les "philosophes", peut-être un cathare non-avoué); de fait, il fut rejeté par le clergé catholique romain local (certains moines et tout le clergé séculier) et poussé à partir avec son fils en Palestine, peut-être pour racheter son âme, mais certainement pour avoir la paix et conserver ses terres ... De plus le Comte est décrit comme un poête, voire un troubadour... 

Le fils est fiancé à une certaine Gabrielle, fille d'un baron catholique, c'est lui qui sous la pression de sa bien-aimée prendra le premier la décision de partir; le père décidera de partir, dans le but de protéger son fils...

Durant le voyage vers la Terre Sainte, il semble que le Prélat ( l'évêque du Puy) qui les accompagne va faire ou vouloir refaire l'éducation religieuse du fils du Comte... Et il va réussir : le philosophe va faire place au chrétien ! "Gabrielle a maudit les infidèles" disait-il sans cesse et "malheur à cette race impie! Mon bras n'épargnera ni la vieillesse, ni l'enfance; les ennemis de Gabrielle sont indignes de pitié" (les Croisés coupaient les mains et les pieds à leurs ennemis et les abandonnaient sur les routes)....

Arrivés en Grèce, l'empereur (orthodoxe)  accueuilli en libérateurs l'armée du Comte de Toulouse et Raymond fit la promesse de le défendre contre ses ennemis...

Florestan fut indigné par le penchant de son Prince; il disait aux chrétiens romains de la Croisade "qu'une ligue avec des schismatiques est une ligue impie : ils sont maudits comme le sont les infidèles. Loin de leur prêter l'appui de votre bras, frappons, au contraire ces fils désobéissants, précipitons du trône de Constantin ces empereurs"...

 Une scission s'était donc produite dans l'armée de Raymond; le Comte de Lansac mourrut sous le fer sarasin, peu de temps avant d'arriver à Jérusalem ... 

 

- En 1359 une Ordonnance du Roi Louis Comte de Provence et de la reine Jeanne, à la réquisition des habitants de Tarascon, contenant des plaintes contre les " Hospitaliers " qui avaient fait bâtir un château à Lansac, ordonne à ses officiers d’informer et de faire démolir le dit château. (Livre rouge, Arch. de Tarascon AA 9 F° 222 V°).

On y parle des Hospitaliers certes, mais n'oublions pas qu'en Provence, ces derniers héritèrent de la totalité des biens du Temple et ce à peine un demi siècle auparavant ...

Si à propos du château de Saint Gabriel, nous parlons bien de celui de Lansac, on peut  donc estimer que sa destruction a eu lieu vers 1360. Peut - être qu'il fut reconstruit vers 1369 par Pons de Ulmo, abbé de Montmajour, date à laquelle sera édifiée, également en pierres à bossage, la tour du célèbre monastère....

Pour les regards non-initiés, il ne reste du château que cette imposante tour-donjon ... 

   

Le château de LANSAC à Saint Gabriel 

   

 

 

20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Signes de Compagnons, sur pierres à entablement

 

Ci-dessous, une porte d'entrée érigée dans les années 1950...! Qui donne accés à une salle basse ( certainement une ancienne citerne) dont le plafond est voûté : 

 

 

 

Ce château de LANSAC - Saint Gabriel semble un contemporain de l'époque des Croisades en général et de celle de l'édification du château du Mont Pélerin (Tortose, Comté de Tripoli) en particulier et doit être analysé dans le contexte de  l'environnement Templier local ...

Le 21 avril 1102, Raymond de Saint-Gilles aidé de la flotte génoise s'empara de Tortose. Ce fut la première ville qu'occupèrent définitivement les croisés sur le territoire qui devait devenir le comté de Tripoli. On ne sait à quelle date les Templiers élevèrent la forteresse. Ils y étaient installés en 1169 et sans doute auparavant. au début de mars 1098, les Croisés décidèrent d'élever sur la rive droite de l'Oronte, près de la porte du Pont, sur une hauteur, un château que Raymond de Saint-Gilles s'offrit à construire. On manquait de matériaux et d'ouvriers, mais une flotte anglaise venait d'arriver au port Saint-Siméon; Raymond de Saint-Gilles et Bohémond s'y rendirent avec une escorte pour y recruter des marins charpentiers et des outils.
Le château fut vite édifié; il était terminé le 5 avril 1098; se trouvant au voisinage de deux mosquées, on le nomma la Mahomerie, et comme il était l'oeuvre de Raymond de Saint-Gilles, il fut aussi appelé le château Raymond. Enfin pour achever le blocus on éleva au sud un troisième bastion qui fut confié à la garde de Tancrède. 

Cette construction avec son grand appareil à bossages est une oeuvre du XIIe siècle. Ce fut la principale place forte de l'Ordre du Temple. Il n'en reste que peu de vestiges. Pour élever le Mont-Pèlerin, Raymond obtint l'aide de l'empereur Alexis Comnène qui fit envoyer par le gouverneur de Chypre, Eumathios Philocalès, une flotte avec des ouvriers et des matériaux de construction. On sait que le 16 janvier 1103, Raymond datait un acte : « In Monte Peregrino, ante portam Tripolensem. » 

 

 

  Templiers.net

Plan du château Templier de TORTOSE

Comté de TRIPOLI

 

Raymond de Saint Gilles, décédé à Tripoli, n'a donc pas pu construire le château de LANSAC ...

 

UNE BORIE POUR LE MOINS INSOLITE EN CE LIEU ! ,,,

 

A ma connaissance, la Borie de Saint Gabriel est la seule construction en pierres séches des Alpilles; elle est située en contrebas de la Iour, sur le côté Nord de la  colline. Cachée par une végétation luxuriante, elle n'est pas visible depuis la Tour et  se trouve  bâtie sur la propriété privée du mas  de  la Baume ...

 

 salins-du-midi-bunkers-001.JPG

 

A mon avis, elle n'est pas contemporaine au château fort de LANSAC - Saint Gabriel et a certainement été édifiée bien plus tard.

Mais de toute évidence il existe une relation certaine entre Saint Gabriel, les bories d'ARAMON et les ruches troglodytes de MONTFRIN, villages qui se trouvent sur la rive droite du Rhône (Costières du Gard) juste en face de la meurtrière de la borie de Saint Gabriel.

Que sait-on de ces deux lieux ?

Le rucher de MONTFRIN : Témoin de ce passé, près de Montfrin, dans les garrigues gardoises, on trouve l'un des plus grands « apiés » de France, 75 ruches troglodytes taillées dans le calcaire encore en activité au XIXème siècle mais sans doute bien plus anciennes. Certains avancent l'époque Templière ...  

 

 

 

 

 

 

 

Les capitelles d'ARAMON :

 

Sises sur le plateau des Costières (même altitude que celle de Saint Gabriel)

 

 

 

Cette borie de Saint Gabriel, dans son état actuel, la voici décrite ci-dessous : 

Ce que l'on sait des bories... En forme de ruche ou de nef pouvant atteindre plusieurs mètres de hauteur , les bories ou cabanes en pierre sèche font appel pour leur construction à des techniques bien particulières.

C'est ici qu'intervient la technique de l'encorbellement : des pierres plates, soit brutes, soit parfois retaillées, sont posées à plat l'une sur l'autre et légèrement inclinées vers l'extérieur de la construction, chaque pierre s'avançant un peu vers l'intérieur par rapport à la précédente. Cette technique, qui fait l'économie d'un cintre en bois, était à la portée des paysans auto-constructeurs — s'ils disposaient des dizaines de tonnes de pierres nécessaires à ce type d'ouvrage (les textes anciens montrent toutefois l'existence de maçons spécialisés dans l'art de la pierre sèche). La technique de l'encorbellement permet les assises circulaires. Dans une assise circulaire, chaque pierre, étant inclinée vers l'extérieur, est contrebutée par ses deux voisines et ne peut donc pas basculer vers l'intérieur de la construction.

Les entrées sont en général étroites et basses. Majoritairement couvertes par une dalle en guise de linteau avec parfois un système de décharge.

De partout ailleurs, cette solution architecturale se rencontre dans des abris de cultivateurs ou des couvertures de puits, sachant que le plan circulaire limite la taille de la construction.

Voir ci-dessous, ce type de construction à BONNIEUX : 

 

Intrados d'une voûte d'encorbellement sur plan circulaire

 

Pourquoi la borie de Saint Gabriel ne figure - t - elle sur aucun document d'histoire ? A commencer par les écrits de Mérimée, certainement et savament guidé vers ce qu'il devait voir et ne pas voir...

En effet, Prosper Mérimée n'en fait pas mention lors de sa visite sur le site... Mais il ne fait pas mention non plus de la poterne qui donne accés à la Tour et qui est actuellement dissimulée par un souterrain. 

Ce souterrain n'est autre qu'une partie de l'ancien aqueduc romain du versant Nord des Alpilles... Aménagé pour cacher la poterne du château ...

Ce qui est sûr, c'est que la présence en ce lieu de cette borie, protégeant l'entrée d'un souterrain est vraiment INSOLITE... 

D'emblée on pense qu'elle n'a pu être construite que par une communauté fortunée (les parements extérieurs sont réalisés en pierres dites à bossage ou entablement, taillées par des Compagnons, comme le montrent les nombreux signes lapidaires).

Cette communauté si riche, ne peut avoir été  que celle de l'Ordre du Temple...

La borie de LANSAC - Saint Gabriel est du type à assise circulaire et présente à son faîte une hauteur intérieure d'environ 2.50 mètres.  L'originalité réside dans le fait qu'il s'agit là d'une utilisation militaire !

La BORIE de Saint Gabriel est une sorte de guérite de surveillance, elle est dotée d'un banc de pierre sèches circulaire  et d'une sorte de meurtrière ouverte vers le Nord... La porte d'entrée est aux proportions de 1/2 (comprendre 70cm par 140). 

La "sentinelle" assise sur le banc de pierres intérieur, avait au travers de la meurtriére située en face d'elle, une vue directe sur la plaine de TARASCON-BEAUCAIRE et de façon plus précise sur MONTFRIN et/ou ARAMON, qui furent d'importantes possessions Templières ...  

  

Saint-Gabriel-001.JPG

  Le devant de la borie, protégé du précipice par un muret

 

Saint-Gabriel-002.JPG

  La porte d'entrée de la borie

  salins-du-midi-bunkers-002.JPG

  Vue de la meurtrière côté Nord

 

 SAINT-GABRIEL-2-003.JPG

Le banc circulaire autour de la borie

 

L'aqueduc romain (façade Nord des Alpilles)

 

SAINT-GABRIEL-2-005.JPG

Épousant les courbes de niveau, le canal de l’aqueduc romain qui alimentait Arles peut être suivi sur le piémont nord du massif à l’est du village de Saint-Rémy au pied duquel il passe. Sur ce versant, il peut être observé en divers endroits, soit chez des particuliers qui en ont fait des réutilisations variables, soit dans les carrières qui en ont recoupé le tracé à proximité de la chapelle Saint-Gabriel. Sur la commune de Fontvieille, il est bien visible en plusieurs endroits.

L’ouvrage mesure une cinquantaine de kilomètres de long. L’élément principal est constitué par un conduit voûté. Dans sa partie intérieure, le canal comporte deux murs formant piédroits et un radier. Construit en maçonnerie de blocage, il mesure en moyenne 0, 90 m de large et 1,15 m de haut pour l’aqueduc nord, 0,80 m sur 1 m pour l’aqueduc sud. Il est couvert par une voûte en berceau. Ces dimensions sont sensiblement inférieures à celles de l’aqueduc de Nîmes.

La topographie explique que sa construction n’ait nécessité que de rares ouvrages d’art au franchissement de vallons dont les deux plus importants sont les vallons de Pascal et d’Alméran sur la commune de Saint-Etienne. Dessiné au XIXe s., l’ouvrage du vallon de Pascal a disparu, ce qui souligne l’importance d’un plan de protection de ce patrimoine. Les ouvrages les mieux conservés se trouvent sur la commune de Fontvieille. Dans le secteur des vallons des Raymonds à l’ouest du site du Vallon des Arcs, on peut observer une remarquable série de quatre ponts aux vallons Simian, Charmassonne, Portau et Peissonniers).

C’est à cet aqueduc que servait l’un des deux ponts que l’on observe au Vallon des Arcs. Le pont occidental permettait en effet à la canalisation de gagner la crête qui domine la vallée des Baux. Il la suivait jusqu’à hauteur du château de Barbegal où s’amorçait un pont d’une vingtaine de mètres de haut dont un pilier subsiste à proximité du canal de la Vallée des Baux.

Ce qui restait de cet ouvrage a beaucoup souffert durant les années récentes : un de ses piliers a été détruit en connaissance de cause par GDF lors de la réalisation du gazoduc Artère du Midi. Lors de l’inondation de 2003, le secteur où l’on observait les vestiges de deux piles a été remblayé avec du mâchefer amené de Fos pour stabiliser le sol lors de l’installation de grandes pompes.

L’aqueduc passe en souterrain dans la Crau où il peut être reconnu à partir de puits de creusement. Il gagnait la ville d’Arles en empruntant un itinéraire repris par le canal de Craponne dont les ouvrages ont entraîné sa destruction.

 
SAINT-GABRIEL-2-004.JPG
L'aqueduc à Saint Gabriel

 

 

  LE SOUTERRAIN DU CHÂTEAU

 

Fermé par une porte en fer, le souterrain du château emprunte l'ancien aqueduc. Le  souterrain est situé en dessous de la tour; il a été éclairé et/ou aménagé  au cours de la Seconde Guerre par les allemands qui auraient installés une DCA au sommet de la tour (témoignage de voisins) ...

Il est vrai qu'il existe des hublots d'éclairage et une aération que je date aussi plus ou moins de la dernière guerre... 

  SAINT-GABRIEL-2-007.JPG

  La partie qui mène à l'ancienne poterne du château

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Aspect de la voûte 

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 L'appareillage électrique du souterrain

 

SAINT-GABRIEL-2-011.JPG

Type de hublot d'éclairage

 

  

 Prochainement, nous publierons les plans de la partie souterraine du château... Restez branchés !

 

Pour ceux qui veulent s'y aventurer ATTENTION AUX EBOULIS C'EST TRES DANGEREUX ! 

 

 

Voir le site des Amis de Saint Gabriel

 

  GENEALOGIE A LANSAC   

  

 

 

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 04:41

 

 

FONTVIEILLE

 

Identifiant de la cavité : PAC0000010DI
Type de cavité : carrière
Nom de la cavité : Les Taillades ou Fontvieille
Département : Bouches-du-rhone - (13)
Nom de la commune (à la saisie) : FONTVIEILLE (13038)
Code insee commune : 13038
Coordonnées X,Y en Lambert 93 métrique : 839657, 6293525
Coordonnées X,Y ouvrage : 793047, 3161365
Lambert X,Y ouvrage : Lambert 3
Précision coordonnées : 25 m
Repérage géographique : centre cavité
Positionnement : approché
Date de validité : 01/01/1998
Auteur de la description : G.Gonzalez

 

Identifiant de la cavité : PAC0000011DI
Type de cavité : carrière
Nom de la cavité : Les Taillades ou Fontvieille
Département : Bouches-du-rhone - (13)
Nom de la commune (à la saisie) : FONTVIEILLE (13038)
Code insee commune : 13038
Coordonnées X,Y en Lambert 93 métrique : 840712, 6293724
Coordonnées X,Y ouvrage : 794100, 3161571
Lambert X,Y ouvrage : Lambert 3
Précision coordonnées : 25 m
Repérage géographique : centre cavité
Positionnement : approché
Date de validité : 01/01/1998
Auteur de la description : G.Gonzalez
Identifiant de la cavité : PACAA0001433
Type de cavité : naturelle
Nom de la cavité : Mas d' Auge (Aven du)
Département : Bouches-du-rhone - (13)
Nom de la commune (à la saisie) : FONTVIEILLE (13038)
Code insee commune : 13038
Coordonnées X,Y en Lambert 93 métrique : 841788, 6296005
Coordonnées X,Y ouvrage : 795425, 1863803
Lambert X,Y ouvrage : Lambert 2 étendu
Précision coordonnées : 25 m
Repérage géographique : orifice visible
Positionnement : approché
Altitude ouvrage : 100
Date de validité : 31/10/2006
Auteur de la description : CDS13
 

 

PLATEAU DU CASTELET

 

Identifiant de la cavité : PACAA0001434
Type de cavité : naturelle
Nom de la cavité : GROTTE DE COUTIGNARGUES
Département : Bouches-du-rhone - (13)
Nom de la commune (à la saisie) : FONTVIEILLE (13038)
Code insee commune : 13038
Coordonnées X,Y en Lambert 93 métrique : 835248, 6291178
Coordonnées X,Y ouvrage : 788919, 1858915
Lambert X,Y ouvrage : Lambert 2 étendu
Précision coordonnées : 25 m
Repérage géographique : orifice visible
Positionnement : approché
Altitude ouvrage : 18
Date de validité : 31/10/2006
Auteur de la description : Banque données du sous-sol BSS

 

 

Identifiant de la cavité : PACAA0001432
Type de cavité : naturelle
Nom de la cavité : GROTTE DOLMEN DE BOUNIAS
Département : Bouches-du-rhone - (13)
Nom de la commune (à la saisie) : FONTVIEILLE (13038)
Code insee commune : 13038
Coordonnées X,Y en Lambert 93 métrique : 835791, 6291465
Coordonnées X,Y ouvrage : 789461, 1859207
Lambert X,Y ouvrage : Lambert 2 étendu
Précision coordonnées : 25 m
Repérage géographique : orifice visible
Positionnement : approché
Altitude ouvrage : 16
Date de validité : 31/10/2006
Auteur de la description : Banque données du sous-sol BSS

 

 

Identifiant de la cavité :  PACAA0001438
Type de cavité : naturelle
Nom de la cavité : Grotte Dolmen des Fées
Département : Bouches-du-rhone - (13)
Nom de la commune (à la saisie) : FONTVIEILLE (13038)
Code insee commune : 13038
Coordonnées X,Y en Lambert 93 métrique : 837708, 6293374
Coordonnées X,Y ouvrage : 791363, 1861134
Lambert X,Y ouvrage : Lambert 2 étendu
Précision coordonnées : 25 m
Repérage géographique : orifice visible
Positionnement : centroide de commune
Date de validité : 31/10/2006
Auteur de la description : DIREN (Cabrol.P. - 2004)

 

 

MONTAGNE DES CORDES

 

Identifiant de la cavité : PACAA0001436
Type de cavité : naturelle
Nom de la cavité : HYPOGEE DE CORDES
Département : Bouches-du-rhone - (13)
Nom de la commune (à la saisie) : FONTVIEILLE (13038)
Code insee commune : 13038
Coordonnées X,Y en Lambert 93 métrique : 835187, 6290591
Coordonnées X,Y ouvrage : 788863, 1858327
Lambert X,Y ouvrage : Lambert 2 étendu
Précision coordonnées : 25 m
Repérage géographique : orifice visible
Positionnement : approché
Date de validité : 31/10/2006
Auteur de la description : DRAC Carte archéologique PACA

 

 

 

Identifiant de la cavité : PACAA0001435
Type de cavité : naturelle
Nom de la cavité : Grotte Dolmen de la Source
Département : Bouches-du-rhone - (13)
Nom de la commune (à la saisie) : FONTVIEILLE (13038)
Code insee commune : 13038
Coordonnées X,Y en Lambert 93 métrique : 837708, 6293374
Coordonnées X,Y ouvrage : 791363, 1861134
Lambert X,Y ouvrage : Lambert 2 étendu
Précision coordonnées : 25 m
Repérage géographique : orifice visible
Positionnement : centroide de commune
Date de validité : 31/10/2006
Auteur de la description : DIREN (Cabrol.P. - 2004)
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:59

Aprés nos articles sur la chapelle et le château de Saint Gabriel :

- Le quai de Saint Gabriel.

- Le site Templier de LANSAC - SAINT GABRIEL.

- Le tombeau de Roland.

- L'ALBUM PHOTOS.

 

De nombreux lecteurs nous réclamaient un "dossier" de documents "un peu plus scientifiques" sur l'ensemble du site archéologique ...

Nous publions ci -dessous quelques documents "de travail" ...

 

LE VICUS D'ERNAGINUM

L'HABITAT RURAL (1)

L'HABITAT RURAL (2)

LA COLONIE D'ARLES

 

BONNES LECTURES !

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Published by EOLE, vizir, J de Molay - dans HISTOIRE DES ALPILLES
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